II. — Cette mélancolie s’est individualisée
a) par la réalisation du « syndrome mélancolique » ;
b) par l’élimination dans ce syndrome de formes voisines, et plus particulièrement de celles relevant de l’asthénie physico-psychique ;
c) par la découverte de son évolution à partir d’un chagrin réel né d’un traumatisme affectif.
III. — Cliniquement les formes du syndrome mélancolique peuvent apparaître comme :
a) des dysphrénies et n’être que l’élément principal d’une affection aiguë ou chronique à manifestations polymorphes ;
b) des dysthénies, conditionnées par une atonicité physique et intellectuelle, congénitale ou acquise, du sujet ;
c) des dysthymies, résultant d’une déviation morbide de l’affectivité. Celle-ci peut provenir :
— d’une prédisposition congénitale : formes mélancoliques de la schyzophrénie ;
— d’un chagrin consécutif à un choc affectif, mélancolie vraie sous ses différents aspects : forme typique, syndrome de Cottard, mélancolie vraie atypique des dégénérés mentaux. j
IV. — La mélancolie vraie relève d’une psychothérapie par « défoulement ». On tiendra compte, de ce que :
— le chagrin a provoqué des idées de culpabilité, par un mécanisme de défense ;
PER tE
— sur les idées conscientes d’auto-accusation, et par le ressort du chagrin refoulé, des phénomènes d’automatisme mental sont apparus ;
— ces hallucinations psycho-sensorielles, par « projection », ont provoqué le délire ; pour faire retrouver au malade, au delà de ce délire, le chagrin refoulé et avec lui un psychisme normal.
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LE DoYEnN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :
TIFFENEAU. LAIGNEL-LAVASTINE
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