‹ Nosologie de la mélancolie légitime: Essai sur la méthode psychopathologiqueChapitre 31 sur 31 · II. — Cette mélancolie s’est individualisée · texte numérisé non relu

II. — Cette mélancolie s’est individualisée

a) par la réalisation du « syndrome mélancolique » ;

b) par l’élimination dans ce syndrome de formes voisines, et plus particulièrement de celles relevant de l’asthénie physico-psychique ;

c) par la découverte de son évolution à partir d’un chagrin réel né d’un traumatisme affectif.

III. — Cliniquement les formes du syndrome mélancolique peuvent apparaître comme :

a) des dysphrénies et n’être que l’élément principal d’une affection aiguë ou chronique à manifestations polymorphes ;

b) des dysthénies, conditionnées par une atonicité physique et intellectuelle, congénitale ou acquise, du sujet ;

c) des dysthymies, résultant d’une déviation morbide de l’affectivité. Celle-ci peut provenir :

— d’une prédisposition congénitale : formes mélancoliques de la schyzophrénie ;

— d’un chagrin consécutif à un choc affectif, mélancolie vraie sous ses différents aspects : forme typique, syndrome de Cottard, mélancolie vraie atypique des dégénérés mentaux. j

IV. — La mélancolie vraie relève d’une psychothérapie par « défoulement ». On tiendra compte, de ce que :

— le chagrin a provoqué des idées de culpabilité, par un mécanisme de défense ;

PER tE

— sur les idées conscientes d’auto-accusation, et par le ressort du chagrin refoulé, des phénomènes d’automatisme mental sont apparus ;

— ces hallucinations psycho-sensorielles, par « projection », ont provoqué le délire ; pour faire retrouver au malade, au delà de ce délire, le chagrin refoulé et avec lui un psychisme normal.

Vu : Vu :

LE DoYEnN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

TIFFENEAU. LAIGNEL-LAVASTINE

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