CONCLUSIONS
Notre intention, en commençant cet ouvrage, était d'exposer cliniquement une question intéressante surtout par la fréquence avec laquelle elle se présente.
Une bibliographie extrêmement restreinte — un livre du Docteur BENON et un opuscule de psychanalyse —, des conditions de travail défavorables, nous ont conduit à modifier ce dessein, en nous obligeant à chercher les lignes directrices dans la conception que nous nous faisons de la psychopathologie, et à les étayer par les données qu'avait pu nous fournir notre contact avec les malades des hôpitaux psychiatriques.
Nous avons donc envisagé la question sous l’angle « application des méthodes psychopathologiques à l’étude de la mélancolie légitime », et nous résumerons notre essai dans les conclusions suivantes :
I. — Il existe une mélancolie légitime, née. d’un chagrin intense et prolongé, caractérisée par un syndrome délirant avec prédominance d’idées d’autoaccusation, le délire étant conditionné par des hallucinations psychosensorielles.
Ar ESS