VOLUPTE
O Soleil de mes nuits, immarcescible joie ! Vous souvient-il de nos fêtes de volupté ? Les fenêtres laissaient rentrer la nuit d'été ; Votre corps pur était une splendide proie.
C'étaient de longs baisers où tout l'être se noie Et qui font de l'alcôve un ciel plein de clarté. Les rossignols chantaient dans le parc enchanté, Le ciel noir s'étalait comme un grand lit de soie.
Nous sentions sur nos fronts planer comme un vau- L'aile mystérieuse et sombre de l'Amour; [tour
O baisers de minuit où tout l'être se pâme !
Les heures de soleil étaient lourdes d'ennuis.
Car votre nudité n'éclairait plus mon âme,
Car nos jours n'étaient plus que l'ombre de nos nuits