L'AVEU
Je lui portais les fleurs que fait naître l'absence Dans les jardins du souvenir.
Jean-Louis Vaudoyer.
Par ces soirs antillais si vastes et si bleus
Où les flots apaisés expirent sur les grèves,
Si de tous les regards qui sont chers à mes rêves.
Les vôtres sont ceux-là qui m'émeuvent le mieux,
Ce n'est pas seulement parce que sur la terre
Nul front ne fut jamais plus beau que votre front,
Que votre fraîche voix rêve dans le mystère
Et qu'un automne coule en vos beaux cheveux blonds.
C'est encor et surtout qu'à travers les magies
Des prismes de la mer et de la nostalgie,
Je vous aime bien mieux, ô charme de mon cœur.
Vous que j'ai dû quitter par un soir de tristesse, Alors qu'en un printemps tout chargé de tendresse L'arbre de mon amour était à peine en fleur.
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