Saint Math , ch. xxiv, v
l'église, la prophétie, les prophètes 23
travail de l'imagination. Le chanoine Ribet écrit 1 :
« Pour apprécier la valeur de la prophétie, il faut distinguer entre la prophétie elle-même et son interprétation.
« Prise en soi et supposée divine, la prophétie ne saurait être fausse. Dieu qui révèle et qui affirme, est à l’abri de l’erreur dans sa connaissance et dans sa parole 2 . La question est de prononcer s’il y a ou non intervention surnaturelle.
« Quand la prophétie est parfaite, c’est-à-dire accompagnée de la conscience qu’elle est divine, il n’y a point de difficulté. Mais, s’il n’y a qu’un instinct prophétique, lequel peut n’être au fond qu’un mouvement intérieur naturel, il devient extrêmement malaisé de décider si c’est Dieu qui parle ou si c’est l’homme qui rêve et imagine 3 ...
« La cause principale des hésitations en face de la prophétie est dans les fréquentes méprises qui résultent d’une fausse interprétation...
« Les fausses interprétations sont imputables à differentes causes.