Ouvr. cité , t. U, p
faite, plus la foi diminue, plus la superstition augmente. L’époque actuelle justifie amplement cette assertion. Jamais on n’a vu autant de médiums, de somnambules, de tireuses de cartes, de soi-disant astrologues, de voyants et voyantes de toute nature. Que faut-il penser de ces choses ? La théologie répond 1 :
« L’homme superstilieux interroge tout dans la nature, en lui-même, autour et au-dessus de lui, afin de pénétrer les mystères du passé, du présent et de l’avenir; mais il attribue à certains objets, à certains phénomènes, une vertu spécifique pour conduire à cette connaissance, et il en fait autant de moyens de divination.
« On peut ranger ces moyens en deux catégories : la première embrasse les phénomènes naturels qui ne présentent rien de prodigieux, mais dans lesquels la superstition cherche à lire ce qu’elle ignore; et la seconde, des procédés conventionnels auxquels l’homme demande la révélation de l’inconnu.
« La divination tirée du spectacle de la nature offre des variétés à l’infini, comme les objets et les situations qui lui servent de prétexte. La su-