‹ NostradamusChapitre 1 sur 16 · Nostradamus · texte numérisé non relu

Nostradamus

Ce voluoie est têllfinent differeot dc^ceun. qi3i se publient jourpoUeroeiit <]iie>râutdur ne«?ét0QQera pcHots'ilestaccuajIlipar ba vais avec enthousiasme , par les .aot^es âveo un • souverain mépris. . j

Tout le aïonde pairlo de «Nostcadamus ; etpersonne ne le connaît. Cela ne poUyaît: guère, être aatrenodeol f k , moins de refaire

notre espèce et de transformer l'humanité.

L'auteur a pensé que l'année 1 840 était une année favorable ^pour réhabiliter Tun des médecins les plus célèbres, Ton des plus grands astrologues du seizième siècle.

Mais il n'a pas voulu faire paraître son volume au commencement de janvier, aiin qu'on ne le considérât point comm« un de ces nombreux almanachs sans valeur , ou comme une de ces brochures prophétiques, qui ont toujours le grave inconvénient de compromettre la cause qu^elles veulent servir.

L'auteur de cet ouvrage n'est ni astrologue, ni prophète , ni magicien , ni sorcier, ni visionnaire^ ni illuminé , — du moins il ne le croit pas, — c'est tout simplement un écrivaio coosctencieuxcfui s'est jusqu'à présent ocdùpé dfhistoire, de philosophie, de critique , et qui coniMtclH^^^ v«ç à la recherche de la vérité.

/ Il a vu avec peine que le dix-huitième /siècle dure encore , >ei: qu^ le scepticisme a remplacé la foi. ^

Il a étudié profondément son époque^ et

il est resté convaincu que, dans noire société, rien, — h quelques exceptiçns près, — n*est à sa place.

Les théories protestantes émises à la i*enaissance par les partisans de la réforme se sont vulgarisées pendant deux sièclesi et aujourd'hui elles sont passées à l'état d'axiome.

Le doute et la défiance : voilà les deux mobiles de l'homme. ,

Aussi les prophéties sont-elles regardées; par les esprits forts du temps comme autant! de fourberies et de mensonges.

C'est au milieu de telles idées que l'auteur de ce volume a pris la défense des prophéties et s'est posé l'avocat d'un homme extraordinaire dont les ignorans font bien peu de cas en ce moment.

On rira de sa folle prétention ; car de quoi • ne rit-on pas à l'heure qu'il est ?

Mais si , malgré le ridicule qui s'attache inévitablement à ces sortes d'ouvrages, l'auteur réussit à faire lire sérieusement la biographie qu'il trace, les opinions qu'il avance, les prophéties qu'il cite , il croira avoir attaqué , le premier , lu philosophie

sœptiquc et railleuse du dix-huitième siècle dans ce qu'elle a d'absurde, de vicieux et de mauvais.

Il fait de ses lecteurs ses juges.

39 juin 1840^

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