CENTURIES
cation des quatrains prophétiques. Sous ce rapport notre volume est donc y à lui seul-, plus annplet que tous les ouvrages publiés depuis trois siècles sur ces sortes de matières.
Nos lecteurs comp^;^dront facilement qu'il est impossible d'apprécier Fillustre médecin de Henri II , le célèbre prophète du xvi* siècle, si Ton étudie seulement sa vie sans connaitre ses ouvrages, et ses ouvrages sans avoir la clé de ses prophéties. Cette lacune laissée par les éditeurs et les commentateurs de No8tradi|i|iu|9 .no^ /explique pourquoi les Centuries sont si peu connues et si mal famées aujourd'hui.
Pour réparer cette négligence nous publions, d'àprès les premières éditions revues et corrigées par Nostradaraus lui-même, les douze Centuries prophétiques, l'Epure à Gésir et la faRneusa'Xettre à Henri II , dont nous avons parlé plus haut et dans laquelle se trouve annoncée clairement la révolution française , ou , comme le dit l'auteur^ la rénovaikn du Mcia pour Fan.i 79à.
Mais, avant c^'afaordetf ces anmoipiGSi prqpbéùes si ciÉri6iis«s<t ai.iarefe à«)a.foi8 nots.crciyoBft uijJe de ks faire i pnâiédei; dTuMs icovurle di$sorts|lî<m l^ir Uiograpfiiqne.. JKfHssI savw». biea quei 1^ , fmUîc pospietnent 4^ attache fovti peu' d'tnifioniUui»s<i cas soDélyiSe&dB vieux boMKyafin.poiidMitt^qiw^^^^ ment depuis si long- temfs 4mm quelque rÂeiui Ih*- Uitfthèque. Le public n7a bcrisa pWiitort .d'^r aik^si, (UH- cttsanalysesâont toiijMMrs fr^ide^i-sàcbess
DE BI08TRADAMU8. 25 1
arides et dénuées d'intérêt. C'est un ancien édi* teur qu'on ressuscite, un titre original qu'on sort du tombeau, un privilège singulier qu'on étale au grand jour. Eh mon Dteu ! nous tous le demandons shrcèrement, qu'est-ce que cela vous fait , à vous , ami lecteur, qui prenez ce livre pour vous distraire et vous désennuyer?...
£t n'est>-€e pas là en effet un beau délassement que d'entendre un pédant ardiéologue vous parler longuement d'un livre qu'on ne verra probflMement jamais; vous entretenir pendant deakeurea entières d'un Aide cm d'un Elzévir ; vous exposer scientift^ quement (c'est-^'^lire en langage inintelligible) l'état de conservatton de tel titre, de telle page, de telle vignette ; vous faire parcourir, en un mot, toutes ces anciennes éditions du xv* et du xvi* siècle qui resteraient constamment tranquilles sur leurs rayons s^ls n'avaient que vous pour les troubler dans leur retraite ?
Nous savons tout cela , aussi voudrions-nous au lieif de cette dissertation vous raconter quelque petite prophétie intéressante comme celle de mai* tre (Hivarius par exemple; mais notre volume s'adresse à tout le monde, aux satans et à ceux qui ne le sont pas. Or, pour satîsfieiire la majorité de nos lecteurs, nous sommes pour ainsi dire forcé de parler des anciennes éditions des Centuries de Nostradamus.
Et puis, si nous passions sous silence la description ou la bibliographie , les antiquaires (gens sans
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pilié s^ileu fui jamais) ne manqueraient pas de nous poui-suivre de leurs mépris, de nous accuser liautemeut d'ignorance et de légèreté. Les antiquaires sont capables de tout. Et que ferions-nous, grand Dieu ! sans Tappui des antiquaires, des sa?ans, des paléogiraphes , des bibliophiles , des bibliomanes, clas bibliothécaires et surtout des bibliopoles! On nous dirait c vous reproduisez des Centuries en vieux fcanç^a et vous ne les faites point précéder d'éclaîrciMem.ens historiques ; comment voulez-vous que nous lisions avec intérêt des vers qui sont extraits OB ne sait d'où? Vous ne savez donc pas qu'on n'a de l'estime que pour ce qui est rare , et VOS Centuries fiontrelles réellement rares ? — Nous serions alors obligé de courber la tête et d'avouer honieuâement nos torts.
11 y a ensuite les membres des académies (en supposant toutefois que ces messieurs veuillent bien s'occuper de nous) qui nous intern^eraient sur les premières éditions des Centuries de Nos- Uraclanius etaur les réimpressions qui en ont été faîAes h la fin du xvi* siècle. Il y a encore les critiquée 'Sajraoa qui veulent à tout prix des dates , des vieux mots, des noms romans, des phrases hizarres, des textes indéchiffrables, a6n de pouvoir exercer avantageusement leur érudition et vous écraser sons le poids de trois ou quatre erreurs.
Il faut donc que nous écrivions cette dissertation (que nous tâcherons de réduire le plus qu'il
nous sera possible), si nous ne voulons pas que les bibliographes aillent dire partout que notre volume est incomplet. Mais nous prévenons nos lecteurs qu'ils peuvent, s'ils le veulent, passer toutes les pages qui ont rapport à la flescription de ces vieux et intéressans bouquins.
La première édition des Centuries de Nostrada*mus , et par conséquent la plus ancienne , est de lôôô. Nous l'avons cherchée dans toutes les bibliothèques publiques de Paris , et nous ne l'avons point trouvée. Il est même très-probable que nous l'aurions passée sous silence si M. Jame^ , qui la possède, ne Veut mise à notre disposition.
Ce volume excessivement rare est de format in-1 8 ; sur la première page on lit le titre suivant : Les Prophéties de M* Michel Nostradamus. Ljon^ chez Macé Bonhomme. MDLY. Au verso du titre se trouve un curieux privilège dont voici le texte.
Extraict des registres de la Seneschaucée de lion.
SVR CE que Maçé B(mhom7(ie Impiimeur demeurant à Lyon, ha dict avoir recauuert certain livre, intHuU, les prophéties de michel nostba- DAMvs , quil ferait volenéiers imprimer s il nous plaisait y luy permettre ce requérant : et outre ce défenses esfre /aides à fous Imprimerirs et autres
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dene Timprimerj oufaire imprimer de deux on». Et après que le dàct hure ha esté parnousveuen aucuns poinets d'icekty et que k dict Macé Bonhomme ha affermi en tout icehti Hure tCauoir cEucune chose concernant lafoy prohibée, Auons^ ouy sur ce le procureur du Roy permis^ etpermetons au dict Macé Bonhomme de pouoir imprimer et faire imprimer le dict Hure. Et si ornons faict defencesdeparle Roy à tous imprimeurs cTicMti n*imprimer dens deux ans à conter duiour etdate de lapresenie àpeine de confiscation desdictsliures : et d! amende arbitraire.
Faict à Lyon par nous Hugues du Puis^ sei* gneur de la Moihe , ConseiUier du Roy^ et Lieutenant particulier en la Senechaucée de Lyon : le dernier iour d'ApurU, l'an mil cinq cents cinquante cinq.
....Uationfaicte.
...et.(l)
Ce volume contient : 1° la AréSaice de Michel Nostradamus à ses prophéties ; 2* TEpItre à César datée du 1*' mars 1555; et 3« les trois premières Centuries complètes et cinquante^trois quatrains de la quatrième. Sur la dernière page du volume on lit : «Ce présent livre a été achevé d'imprimer k
(i) Le feuillet est déchiré en cet endroit.
DE NtSTRADAMUS. W%
IIII* jour de may MDLV. » -^ C'est sur celte an«cienne édition qu*oatiétt> réimprimés Idsquatie pffCinîcMa Cettiiiries. Pour auivre eauieteineiiit notre modèle non» avons mia la |inff<i>ce ^ carâetèret phi8 f^poa que celui des quafrain^,*
La Bibliothèque râyale })bssêiTe une trèâ-ancienue éditio'ki des Centuries de Nostradannïs. On prétend qu^ellë e^ de 'tS5i ; ihais noii!s ne le petïsons pas, carelW a été probablement faite l'antiëè même de la mort de Taiiteirr, c*est4tKre éfr 150&. Quoi qu'il en soit, ce p<^tit bv^e très-bien conservé est un bijou bibliographique. H porte le titre stiivant t Pi*ù- 'phédes de M, Michel Nosfradamujs , dr*nt iif^ena trois cens qtd n'oM ehcores aimais esté imprimées, A Lyon chez TïHkKÉ KIgacù, rue Mercière^ aa.caing de rnt Fetrandière, Auec permission. — H nous a été impossiblede découvrir la permission mentiènnéé dans le titre.
Ce volume, de format in-l6, est divisé en deux parties. La première contient TËpitre à César , et sept Centuries. La seconde renferme la Lettre à Henri n et les Centuries yiII,IXetX. Cette ancienne édition est portée sur le catalogue de la Bibliothèque royale à l'Y, n« 4621. — Avant la révolution française elle appartenait aux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur.
Les bibliographes parlent d'une autre édition de 1568 faite par Benoist Rigaud; mais noqs iie pQuvpns rien dire de positif à cet égard , car nous
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ne la connaissons point ; elle ne se trouve dans aucune bibliothèque de Paris.
En 1589 Pierre Menier publia sous ce titre une nouvelle édition des Centuries : Les Prophéties de Jlf. Michel Nostradamus s dont iljr en a trois cens qui n^oni encore été imprimées ^ ksqueUes sont en ceste présente édition. Ret^ues et additionnées par t auteur pour Fan mil cinq cens soixante et tin ^ de trent^neuf articles à la dernière centurie» — Paris par Pistai Menier , demetutmt à la rue d^Arras^ prés la porte St-f^ictor, 1589. Ce titre, imité de celui de l'édition j>r^lendue de 1558, est loin d'être exact. Toutes les nouvelles Centuries annoncées par l'éditeur sont autant de mensonges ; car ce volume est encore moins complet que les autres. Il contient l'Epitre àCésar, les Centuries 1, II, III,I\ etV complètes , la yp jusqu'au soixante et onzième quatrain , la VII*, des quatrains numérotés depuis leschiffi:es 72jusqu'à83,etlayiII*,six quatrains. La vignette du titre, représentant un astrolo|[ue consultant une sphère , se trouve reproduite à la fin du volume.
En 1603 un nou^mé Sylvestre Mpreau publia une brochure portant le titre suivant : Nom^Ues Prophéties de M. Michel Nostradamus , qui n*ont jamais été veuës , ny imprimées quen cette présente année. Dédié au Roy, Paris, Sylvestre Moread, ai^ec permission. Cette brochure, de cinquante-neuf pages , ne renferme que l'Epître à Henri II et les Centuries VIII, IX et X qui ne sont pas nouifelles puisqu'elles parurent dans l'édition en 1558. — Ce
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monsieur SyWestreMoreau ne s'en est pas tenu là : en 1650 il fît une autre édition de cette brochure que nous avons trouvée à la BîMiotfaèque royale , Y, 46S5. Dans cette dernière édition on a Cût disparaître l'Entre à Henri II.
En 1605 parut, sans nom de lieunî d'imprimeur, une excellente édition des Centuries de Nostradamus. Elle contient un supplément intitulé : Prédictions admirables pour les ans oourans en ce siècle. RecueiUies des Mémoires de feu M. Michel Nostradamusj viuaat médecin du rajr Charles IX et tun des plus excellens Astronomes ^i furent jamais. Présentées au très^rand Invincible et très-clément prince Henri Illly vivant roy de France et de Ntbuarre, ParVtsKaxn SEUEDBBEAUCâias en Languedoc y dès le 19 mars 1605. au chasieau de Chamilfyy mai' son de Monseigneur le Connestable de Montmorency, Ces prédictions sont précédées d'une épitre au roi Henri IV, signée Sxve. Cette édition de 1605, et celle de Troyes , Pierre CheviUot , sont les plus complètes et les plus authentiques. (Bibliot. roy. , Y, 4622; bibliothèque Sainte-Geneviève, 695-3.) Nous nous sommes servi de ces éditions pour la réimpression des dernières Centuries.
L'édition faite à Troyes par Pierre Chevillot, en 1629, nous est inconnue suivant un auteur. Peutêtre s*est-il trompé , et a-t-il fixé arbitrairement cette date. Nous avons eu plusieurs exemplaires de l'édition de Pierre Chevillot, V imprimeur ordinaire du roi. Ils sont à la suite d'un autre livre in-
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titiulé t Recùbil BK8 PwuraiÉTi'Es kmi anciennes ^œ mùdtrngs^ cOiUenani^ttc, 11 iiousseinble q ue l*ifiiprt^ mteiir VeitMtvi^'pour le» deux ouvrages, du mteie cai^ctè^e et du même papier. Le pramièr ouvrage porte la date de 1611; nous pensons que le second est de la même année. Cette édition contienC le euppMment donné par Vincent Sève de Beaucaire. (Bibliothèque royale, Y, 4623, exemplaire portant, écrite à la main,la date de 1699.)
Ce volume a été annoté et souligné par un grand partisan de Nostradamus. La plupart des quatrains prophétiques sont expliqués d'une ina** nière favorable. Ainsi le commentateur a écrit en marge du neuvième quatrain de la première centurie : « Guerre des Turcs et Affnquains contre les Vénitiens et Italiens dans la Candie et autres isks et lieux. » En marge du quatrain 17 de la même centurie on lit : « Grande sécheresse et après grandes pluyes. ^Le quatrain 31 ainsi conçu :
Tant d'ans en Gaule les guerres dureront Oatre la^onree du castolon itKxnarque ; Victoire incierte trois granda conronaeronti Aigle, Coq, Lune, Lion, Soleil en marque.
a été expliqué par notre anonyMtbe oouimeuta*» teur de cette fa^n : m Longue durée de la guerre en CVance. L'aigle, le coq, le lion et la lune signi^ fient l'empire , la France , FEspagne et la Tur* quie. >>
Ce livre a été sans aucun doute commenté a? arit larévolntion française ; eh bien , nous trouvooa le
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qiiaraiite*qiiatiième quatrain de laprf inière cea* tvrie expliqué de la manière suivante : « RétabUs» sèment du paganisme, persécution des dureslîens et destruction des eccUsiastiqueSy pource que l'on n'usera plus de cire aux églises. »
En f 649 on publia une contrefaçon des prophé*ties de Nostradamus sous la date de Lyon , 15(8. fielland, en pariant de l'édition faite à Lyon par Benoist Rigaud en 1568, dit : « Elle doit être dis^ tinguée d'une contrefaçon qui , quoique datée de Lyon, 1568 « a été imprimée à Paris en 1649, et dans laquelle il a été inséré deux laux quatrains qui sont les quarante-deuxième et qua«ante*tn>i* sîème de la septième centurie^ laquelle^ au moyen de cette addition, se trouve avoir 44 quatrains au lieu de 4t (1). Cette édition fut tellement répandue par les ennemis du cardinal Mazarin, quicom^ posèrent ces deux quatrains , qu'elle est encore assez commune. »> Elle est à la bibliothèque royale sous le n<» 4621, lettre Y, et à celle de Sainte-GeBO-
(1) Yoici les deux quatrains faussement attribués à Nostradamus.
Quant Innocent tiendra le lieu de Pierre, Le Nizaram cicilien (se verra fin grands honneur») stiais «près il cherra Dans le bourbier d'une civilie guerre.
Latin en Mars^ Sénateurs en crédit, Par une nitict Gaule sera troublée.
Bu grand Crœsus rHoroscope prédil Par Saturnus, sa puissance exillée.
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viève y lettre V, n*" 696^2. — A ce sujet M. Ja* mes a écrit la note suivante, que nous avcMU trouvée dans l'exemplaire qu'il possède :« Les fisussaires se sont servis de l'édition de 16Û5, et même d'un exemplaire où la lettre s du mot vulgus^ dans le quatrain Contra ineptos criticas^ n'était pas venue à l'impression. Ils ont lu et imprimé prophamum vuigtt au lieu de prophanum vuiguf. Ils ont aussi laissé subsister une erreur dans le même quatrain, en ne substituant pas un m à un n dans le uiot nature : il fallait moiiirè^omme dans les autres éditions.— ^Lescontt«£«cteurs, copiant servilement l'édition de 1605, oublièrent qu'ils donnaient à la leur la date de 1568; car ils y ont mis aussi les Prédictions recueillies par Vincent Sève, présentées à Henri IF dès le 19 mars 1605 , et publiées pour la prenuère fois en cette même année. — B^llaud n'est pas le premier qui ait signalé comme {ausse cette édition. -w Le curé ou l'anonyme de Louvicamp avait parlé assez plaisamment de l'introduction frauduleuse des deux quatrains adultérins contre Mazarin dans la sixième centurie de cette édition àe fausse date. Et avant Jean le Roux, l'auteur de Y Eclaircissement des t>éritables quatrains de Nostradamus , avait dénoncé au public la fraude de ces esprits de loisirs et de moàcCy qui vouioieni dire qu'fnnocent X estant pape, le Nizaram sicilien , qui est Mazarin, au rebours des lettres , périroà dans une guerre ciçilcy et présager la ruine du m€me cardinal, lorsque Paris serait en guerre ^ etc. Ce que nous vojrons éire/aux
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pariaboniéde Dt^tt. C'est rauteur de V Eclaircissement qui ajoute que cette contrefaçon fut faite en 1640. »
Pierre Leffen , de Leyde, donna , en 1650, une édition des Centuries que nous croyons être la plus belle ; mais il faut regretter qu'on n'y ait pas mis lesEpitresà César et à Henri II. (Bibliothèque royale, Y, 4624 , et de Sainte^ienevièTe, Y, 605.)
Les amateurs recherchent particulièrement l'édition qui porte le titre suivant : « Les vrujres Cen^ Uirieset Prophéties de M. Michel JNostradamus. Oit se voit représenU tout ce qui s'est passée tant en France, Espagne, Italie, AUemagncjAngleterreyquauirespartiesdumonde, ReveHes et corrigées suit^ant les premières éditions imprimées à jétngnon en fan 1556 et à Lyon en Van 1ÔÔ8 , et autres. Avec la vie de Pauthmr^ A Amsterdam. Chez Jean Jansson à fVaesberge et la veJuedeJeuElisée f^'e/erstraetran^^J-^CetÈbéàition est ornée d'un titre gravé, sur lequel on remar- que la décapitation de Charles I*', roi d'Angleterie, eijt'l 649{l'inceodie de Londres eu 1668, et d'un portrait du prophète assis dans un fauteuil. Elle fait partie de la collection des Elzévirs , et c'est pom* cela qu'elle est recherchée des amateurs ; elle est plus complète que celle de Pierre Leffen ; mais l'eacécntion typographique en est moins belle ; on a eu le tort gi-ave de ne pas y mettre VEpftre ik César. Elle est fort rare , et se vend très-cher. Elle ne se trouve pas dans nos bibliothèques publiques ; mais grâces à la collection de M^ James , nous l'£<vons eue à notre disposition.
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Nous aTons tu> dans cette même coUectioD^ no exemplaire d'une ëdîtioD des Prophéties, (Lyon , Pierre Rigatid, 1606.) Dont Uy ena trois tenu qui n*ont jamais été imprimées. Ajoutées demmvemtpttr fmiteiut. imprimées parles soins du frère Jean f^aiUer du eoweni deSalon des BÊinettrs {Jonufentaeis desaini Français t Cette édidoQ parait n'avoir été &ite qve dans le sièele suivant; alors elle pevteraît fiatissement la date de 1566^ -^ H est proAsable que, Pierre Rigftud ayant donné plusieurs éditions des Prophéties y l'exemplaire que nous avims sous les yeux appartient à une contrefaçon faite dans le dix^ septième siècle sur une édition préparée par le f rèi*e Jean YaHier et publiée par Pierre Rigaud, en 1066^ peu de temps après la mort de Nostradamus. L'é^ dition Traiment donnée par Pierre Rigaud , et que nouiâvons mentionnéeci-Klessus est in*32; celledont nous parlons maintenant , et qui parait étie la con-trcfaçond'uneéditionantlientique,estin*18 Nous ccHUiaissons.une autre éditàon domée parle frère Pierre Yallier et Rigaud^ de foroaal ia^l8 , mais sans date.
Yoici TiaÉication de plusieurs autres éditions des Pn^héties de Nostradamus^ ^e nous ccmnais» sons. —- Année 1643 , Marseille, Claude Garcin. — Année 1650, Paiis, Sylvestre M oreau. •«- Année 1687, Amsfteidam, Ilaniel Winkeermans. (Bibtiot. royale, Y, 4636, A, B. Exemplaire tiré de la maison des jésuites de Paris.) —Année 1668, Paris, Jean Ribou. (Bibliothèque royale , lettre Y, 46S5.
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Exemplaire provenant du couvent des Augustius de Paris. — Année 1669, Paris, Pierre Promée. — Année 1689, Rouen , J. B. Bessongne. — Année 1697, Lyon, Jean Yiret. — Année 1 698, Lyon (sans nom d'éditeur. L'abbé d'Artigny a possédé un exemplaire de cette édition). — Année 1792, Riom et Clermont , Landi iot , Beauvert et Rousset (édition Dedte d'après un exemplaire trouvé dans la bibliothèque du célèbre Pascal). — Année 1792, Anvers. — Année 1816 , Paris , Lesné. — Année 18d9, Avignon.
Nous citerons encore d'autres éditions sans date, telles que celle faite à Lyon par Jean Poyet , celle de Lyon sans nom d'imprimeur et celle de la même ville par Hngueton, celle de Troyes par Pierre du Ruan , celle de Rouen par Yalentin et celle de Lyon par Antoine Bemou.
Nous nous arrêterons ici ; car si nous voulions compléter notre catalogue, peut-être serions-nous forcé d'ennuyer plus IcHig-temps nos lecteurs et par conséquent de nous étendre davantage sur un sujet si peu agréable pour le public et pour les femmes, 11 nous reste maintenant , après avoir tracé notre dissertation bibliographique, à entrer promptement en matière ; c'est ce que nous allons faire de grand cœur si nos lecteurs veulent bien commencer par lire le titre explicatif de la page suivante.