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Note préliminaire sur les Eucyphotes recueillis

Note préliminaire sur les Encyphotes recueillis par S. A. S. le Prince de Monaco à l’aide du filet à grande ouverture.

(CAMPAGNES DE LA “ PRINCESSE-ALICE ” 1903-1904) par H. COUTIÈRE

Famille des HOPLOPHORIDÆ, Faxon W. Faxon. Mém. Mus. Comp. Zool. xviii, p. 159. 1895.

Genre Hoplophorus, H. M.-Edwards

H. M.-Edwards. Hist. Nat. Crust. ii, p. 423 (Oplophorus). 1837.

H. Grimaldii n. sp. (Fig. i, i - g )

H . Grimaldii n. nudum, H. Coutière, C. R. Ac. Sc. 17 avril 1905.

L’espèce est représentée par un unique spécimen çf, de petite taille probablement, si l’on en juge par celle qu’atteignent les espèces similaires. Ses organes lumineux sont bien distincts, mais sans trace de pigment.

Le rostre, très long, est i.y 5 fois plus long que le céphalothorax, il porte supérieurement 14, et inférieurement 9 épines assez faibles et espacées. Il est courbé deux fois et sa pointe est dirigée en bas. Ses bords latéraux sont marqués par deux crêtes se prolongeant un peu en arrière des yeux, concaves intérieurement, et par deux autres crêtes sous-orbitaires, peu saillantes,

rejoignant obliquement, en arrière et en bas, un profond sillon qui aboutit à l’épine antennaire (Fig. i, /, 2 ). La carapace porte encore, parallèlement à son bord inférieur, une crête aboutissant

Fig. 1. — Hoplophorus Grimaldii H. C. — 1. Type o*; 2. Région antérieure vue en dessus, montrant les détails de l’ophtalmopode et du scaphocérite; 3. Mandibule; 4 . Maxille; 5. Maxillipède de la première paire ; 6 . Patte de la 3 e paire ; 7 . Pleuropodites de la 5« paire et leurs organes photogènes (O.phot) vus en dessous., pis . /. désigne le premier pléosomite ; 8 . Telson; 9 . Rame externe d’un uropode.

è l’angle ptérygostomial, non prolongé en épine. Cette crête, en son milieu, est infléchie vers le haut. Entre sa moitié postérieure çt le bord de la carapace est une autre crête irrégulière, très

courte. Il n’y a pas d'épine sur le bord libre postérieur de la carapace. On peut relever sur celle-ci une série de 5-6 organes lumineux, indiqués par une légère convexité de la chitine.

Les pléosomites 3 , 4, 5 portent chacun un long prolongement épineux postérieur, le premier atteignant le bord postérieur du pléosomite 5 , le second seulement la moitié de la longueur du même segment (Fig. 1, /). Le telson se prolonge en une forte pointe aiguë, munie de 6 paires d’épines, la 2 e étant la plus longue (Fig. 1, 8 ). Le premier pléosomite recouvre légèrement le bord postérieur de la carapace et présente, à son tiers supérieur, un prolongement anguleux, suivi d’une échancrure où s’engage un lobe également anguleux de la carapace. Les pléosomites ne paraissent pas avoir d’organes lumineux, ils montrent de place en place, comme la carapace et les appendices, des taches irisées blanches formées de lames cristallines rayonnantes (guanine?)

Les ophtalmopodes ont une cornée parfaitement sphérique, volumineuse, sans ocelle. Ils portent extérieurement une, intérieurement 2 saillies arrondies, dont deux au moins sur 3 paraissent être des organes lumineux (Fig. 1, ; ,2). La plus saillante, par sa forme et sa position, est absolument comparable à celle des Gnathophausia , des Gennadas , et des Hjme nodora.

Le scaphocérite a les 3/4 de la longueur du rostre. Dépourvu de rame interne, il porte sur son bord libre 7 épines dirigées en avant, se termine en pointe aiguë et porte intérieurement un très curieux crochet récurrent (Fig. 1, 2) dont on ne trouve l’analogue que chez un Lophogastridé, le Ceralolepis hamata G. O. Sars (1).

Les pattes de la première paire montrent sur la face palmaire la brosse à rangées de courts poils, et sur le carpe le sillon bordé de longues soies, dont j’ai montré la très grande généralité chez les Décapodes inférieurs (2). Les soies également disposées en séries parallèles sur l’article distal des maxillipèdes des

(-1) Schizopodes du CHALLENGER , p. 17, pl. 1, fig, 8-17. 1 885 .

(2) C. R. Ac. Sc., 10 juillet 1905.

Eucyphotes sont un vestige de cette disposition, présente sur les membres correspondants des Pénéides (Gennadas , Bentliesi cymus) et des Lophogastridés.

Les pattes 3 et 4 sont assez courtes (Fig. 1, 6 ). L’ischiopodite et le méropodite portent une rangée d’épines à leur bord inférieur, le carpe une rangée sur chaque bord. Le dactylopodite se continue par une griffe des plus nettes, il porte lui-même une rangée de 4 épines. Le dactyle de la 5 e paire, très court, muni d’épines crochues et d’un bouquet de soies, s’oppose à une forte épine du propodite de façon à constituer une pince imparfaite.

Toutes les pattes thoraciques portent des exopodites, les plus grands étant ceux des maxillipèdes 3 , élargis et portant de longues soies. Tous, à l’exception de la 5 e paire, portent des épipodites doubles, formés d’une branche horizontale [a] que termine un sac cylindrique vertical certainement fonctionnel, portant un large crochet à sa partie interne, et d’un tubercule sétifère [jâ] (1) terminé par une membrane molle, portant une touffe de 2o-3o soies flexueuses. Celles-ci, embrassées par le crochet, dont les bords se moulent sur le tubercule à la façon de deux cartilages articulaires, sont agitées entre les branchies par les mouvements des membres. Sur la 4 e paire, la branche a, aussi longue cependant que les précédentes, ne porte ni crochet, ni sac branchial. Sur les maxillipèdes 3 , le tubercule sétifère est remplacée par une branchie, son homologue, qui a émigré sur la membrane articulaire (voir Fig. 2 et 4 relatives à Systellaspis et Acanthephyra).

Tous les membres portent des organes lumineux, surtout visibles : le long de l’article distal des maxillipèdes, dans le carpe des pattes thoraciques 3 et 4, dans le propodite des pattes de la 5 e paire. Sur celles-ci, le pleuropodite (je propose de nommer ainsi le 3 e article proximal de la base des appendices chez les Arthropodes, découvert par H. J. Hansen) (2), porte un organe lumineux en forme de longue bande, occupant, avec son opposé, la largeur presque totale de l’animal (Fig. 1, 7).

(1) Les Alpheidæ, pp. 271-276. 1899. et C. R. Ac. Sc., 3 juillet 1905.

(2) Zool. Anzeiger, t. xvi, rr 420, p. 194. 1893.

Les pléopodes et les uropodes ont également un organe lumineux sur leur article basal (Fig. i, i). Il a la forme d’une lentille fortement convexe et paraît tout-à-fait l’homologue de ceux des Euphausidæ. Sur l’animal (conservé dans la glycérine formole'e), les divers organes lumineux sont simplement un peu jaunâtres.

L’espèce se distingue aisément de toutes les formes connues par la forme du scaphocérite, et aussi par la proportion relative des épines des pléosomites.

Le type mesure 36 mm de longueur totale.

Station 1797, 0-2000 111 . ( 32 ° 18’ N, 23 ° 58 ’ W).

Genre Systellaspis, Sp. Bâte Sp. Bâte, Macroures du CHALLENGER , p. 157. 1888.

Syst. debilis, A. M. -Edwards (Fig. 2, 1-8)

Acanthephyra debilis , A. M.-Edvards, Ann. Sc. Nat., 11, art. 4, p. i 3 . 1881.

— — var. europœa , A. M.-Edwards, Rec., fig. Crust., pl. 33 .

Le genre Systellaspis , établi par Sp. Bâte, n’a pas été suffisamment caractérisé par cet auteur. Il est absolument distinct du genre Acanthephyi'a et se rapproche certainement moins de celui-ci que du genre Hoplophorus . Les caractères qui le distinguent d’ Acanthephyra sont les suivants :

i° Le rostre continue la ligne du céphalothorax au lieu de faire avec celle ci un angle obtus (caractère existant parfois, il est vrai, chez les Acanthephyra) ;

2 0 Le pléosomite 1 et le bord postérieur de la carapace ont, l’un et l’autre, un prolongement anguleux formant une sorte d’articulation ;

3 e Les pléosomites 3 , 4, 5 , sont carénés sur la ligne médiane, et leur bord postérieur présente latéralement au moins une épine. Le 6 e est très allongé ;

4 0 Le telson se termine en pointe médiane très longue ;

5 ° Les ophtalmopodes portent un lobe externe peu saillant, mais empiétant sur la cornée et qui est le siège d’un organe lumineux. En dedans, ils portent deux saillies;

6° Sur les maxilles, le lobe antérieur de la lacinie du pleuropodite est très petit (Fig. 2, 3 ), et le lobe accessoire presque invisible, alors qu’il est très marqué chez les Acanlhephyra ;

7 0 L’endopodite est à 3 articles (Fig. 2, 4) sur les maxillipèdes

Fig. 2. — Systellaspis debilis A. M. Edwards. — 1. Formule branchiale, épipodites a et (B. Sur la 4 e paire (membre N), (B est très développé mais ne porte pas de sac branchial. Sur le membre O, 1, 2, 3 sont les 3 articles de la base; le pleuropodite porte un organe lumineux très développé; 2. Maxillule (H. J. Hansen); 1,2,3 les 3 articles distincts de l’endopodite, ex, exopodite; 3 . Maxille, lacinie du pleuropodite vue en dessus (cf. Caricyphus acutus, fig. 5 .); 4. premier maxillipède, extrémités de l’endo- et de l’exopodite ; 5 . Extrémité du 2 e maxillipède ;

6. 5 e Péréiopode, extrémité; 6\ Une des épines du dactylopodite ;

7. 3 e Péréiopode, extrémité (g désigne le stylopodite)\ 8. Pléopode cf de la première paire, rame interne.

de la première paire (2 chez les Acanthephyra) ;

8° Le dernier article est aussi large que long sur les maxillipèdes de la 2 e paire (Fig. 2, 5 ) ;

9 0 Le pleuropodite des pattes thoraciques ne porte pas de lobe saillant ;

io° La 4 e paire de pattes porte un épipodite (a) aussi long que les précédents, mais dépourvu de crochet et de sac branchial (Fig. 2, 1) ;

ii° Le dactylopodite est très grêle et allongé, la griffe terminale (9 e article du membre, y compris le pleuropodite) courte, mais très distincte et articulée (Fig. 2, 7) (le dactyle est plus court, la griffe terminale plus longue, rapport 1/2 au lieu de 1 /1 o, chez les Acanthephyra ) ;

1 2 0 Le dactylopodite de la 5 e paire porte des épines crénelées tout le long de son bord interne (Fig. 2, 6 , 6 ') (11-12 épines, au lieu de 6 chez les Acanthephyra , où l’article est plus court) ;

i 3 ° La 9 porte un petit nombre de très gros œufs. On retrouve ce caractère chez certaines espèces de Palémons, d’Alphées, de Caridines, les Glyphocrangons, les Ecrevisses, les Homards, sans que l’on puisse établir le plus souvent de relation bien nette entre ce mode de développement abrégé et l’ethologie des espèces qui le possèdent. C’est pourquoi je pense qu’il s’agit d’un caractère des Mysidæ et des Lophogastridæ qui persiste chez les Eucyphotes, comme tant d’autres dont l’ai donné l’énumération dans une note récente (1).

14 0 Les organes lumineux sont extrêmement nombreux. Il n’y en a pas moins de 55 sur chaque côté de l’animal, répartis assez régulièrement sur les pléosomites et les membres, y compris les ophtalmopodes, et comprenant sur la carapace, abstraction faite des points isolés, une longue bande longitudinale près du bord inférieur, et une bande transversale sur le pleuropodite de la 5 e paire (Fig. 2, j, org. lum.). Le telson porte en outre deux organes impairs. Tous sont accompagnés d’un pigment brun soluble dans l’alcool.

Tous les caractères qui viennent d’être énumérés étant présents (sauf 3 , 1 3 , et en partie 14), chez les Hoplophores, on peut voir de quel côté sont les affinités de ce remarquable genre Systellaspis.

S . debilis possède, comme A. pnrpnrea et A.pulchra, (comme aussi la très grande majorité des Pandalidæ), des phanères en

(1) C. R. Ac. Sc., 11 juillet 1905.

forme d’écailles sur toute la surface du corps et des appendices. Mais ces phanères manquent chez les autres Hoplophoridæ, de sorte qu’il pourrait bien s’agir encore d’un caractère atavique, de réapparition irrégulière, qu’il serait d’un grand intérêt de retrouver chez les Schizopodes, ou les Phyllopodes même.

Ayant pu examiner les spécimens types de VA. debilis A. M. Edwards provenant des dragages du Blake , et ceux de VA. debilis var. europœa A.-M. Edwards, du Talisman , j’ai pu me convaincre qu’il n’existait pas entre eux de différences justifiant l’établissement d’une variété.

Le filet à grande ouverture a ramené de la station 1 856 (oo 25 o m , 36 ° 46’ N., 26° 41’ W.) 2 exemplaires Ç de la S. debilis . La coloration est d’un rouge rubis éclatant, les œufs orange clair, les organes lumineux très nettement dessinés en bandes et points noirs.

Systellaspis Bouvieri n. sp. (Fig. 3 , 1-2)

Cette espèce n’est pas mentionnée dans la note (1) que j’ai publiée sur le même sujet, l’unique spécimen qui la représente étant resté en compagnie d’autres espèces à la suite du triage préliminaire des matériaux.

Elle m’avait paru tout d’abord offrir une grande ressemblance avec une espèce, très anciennement connue, Eph/ra Hœckelii von Martens (2) provenant de Messine et donnée par Hæckel au Musée de Berlin. Le dessin incomplet de von Martens, surtout à cause de la direction et de la longueur du rostre, paraissait bien se rapporter au genre Systellaspis et W. Faxon l’avait également pensé.

Grâce à l’amabilité de M. le Prof. Mobius, et du D r Pappenheim, j’ai pu examiner un co-type du Musée de Berlin, et me convaincre que VEphyra Hœckelii est en réalité une Acanthe phyra , peut-être d’espèce nouvelle (le spécimen était très mutilé); les caractères du genre Systellaspis , énumérés plus

(1) C. R. Ac. Sc. 17 avril 1905.

(2) Arch., f. Naturg., xxxiv, p. 52 , pl. 1, fig. y a, 7 b. 1868.

haut, lui manquent, en particulier ceux tirés des épipodites thoraciques, de l’abdomen et des ophtalmopodes.

Chez la Systellaspis Bouvieri le rostre, prolongeant le céphalothorax, a i3 dents au bord supérieur, 11 au bord inférieur, il est infléchi en son milieu, légèrement relevé à la pointe, et sa longueur égale 2 fois celle du céphalothorax (mesurée du bord orbitaire) (Fig. 3 , /).

Le 3 me pléosomite présente en arrière une pointe très forte, s’étendant jusqu’au bord postérieur du somite suivant quand l’abdomen est étendu, et renforcée d’une crête médiane. Les pléosomites 4 et 5 possèdent aussi une épine postérieure médiane, mais beaucoup plus faible (Fig. 3 , /). Leurs bords

Fig. 3 . — Systellaspis Bouvieri H. G. — i. Type o*; 2. Telson.

postérieurs latéraux présentent seulement 2, ou même une seule dent saillante, comme chez la S. lanceocaudata Sp. Bâte.

Le telson porte sur la face supérieure 3 paires d’épines, 2 paires — dont l’une très longue — aux angles postérieurs, et 4 paires de part et d’autre de la longue pointe médiane qui le termine chez les Systellaspis, (Fig. 3 , 2).

L'espèce est assez voisine de YAcantliephyra cristata , W. Faxon (1), (elle-même synonyme de S. gibbct , Alcock et Anderson) (2), mais elle s’en distingue facilement par la forme très

(1) Mém. Mus. Comp. Zool., t. xvm, p. 162, pl. xliii, fïg. 1 à 6.

(2) Illustr. Investigator, Crust., pl. xxv, fig. 2.

IO

différente du rostre, qui n’est pas tronqué à la base comme dans cette dernière espèce, et par la pointe plus grande du 3 e pléosomite.

L’unique spécimen ramené par le filet à grande ouverture est une 9 longue de 35 mm et encore immature.

Station 1 856 , o- 325 o m ( 36 °46’ N, 26°4i’W.)

Les organes lumineux sont peu nombreux. La carapace n’en porte qu’une paire, au milieu de chacune des crêtes parallèles du bord inférieur. La base des pléopodes, le pleuropodite et la propodite de la 5 e paire, la carpe des pattes 3 et 4, l’extrémité des maxillipèdes 3 , l’œil du côté interne en portent aussi, de sorte que parce caractère, la nouvelle espèce est tout à fait comparable aux Hoplophores.

Genre Acanthephyra, A.-M. Edwards A.-M. Edwards, Ann. Sc. Nat., 11, art. 4, p. 12, 1881.

A. purpurea, A.-M. Edwards (Fig. 4, 1- 9)

A.-M. Edwards, Rec., fig. Crust., pl. 33 , fig. 3 .

Cette espèce, qui paraît très commune dans l’Atlantique, a été capturée par le filet à grande ouverture aux stations suivantes :

Stn. 1749, 1781 (o- 5 ooo m ) ; 1797 (o-2ooo m ); 1844 (0-1 5 oo m ) ; 1800 (o-iooo m ) ; 1794(0-3000); 1676, 1768, i 856 (o- 32 ôo).

A. purpurea var. multispina, n.

Je sépare, sous ce nom, un certain nombre de spécimens provenant des stations suivantes :

Stn. 1797 (o-2ooo m ) ; 1 85 1 (o- 3 ooo m ) ; 1991 (o-2ooo m ), 1 583 , 1639. Ils diffèrent des types de A.-M. Edwards à peu près uniquement par le telson. Celui-ci est plus long que les rames des uropodes, et porte sur sa face dorsale au moins 6 paires d’épines, ce nombre pouvant aller jusqu’à 11 paires.

Les spécimens typiques en portent seulement quatre paires, et le telson est au plus égal à la rame externe des uropodes.

Un autre caractère, beaucoup plus inconstant, de la variété, est la tendance que montrent les dents du rostre à s’opposer sur les deux bords supérieur et inférieur. Mais le nombre des dents reste compris entre les mêmes limites, soit 8-9 dents en dessus, très rarement 7, 5 en dessous, rarement 6, très rarement 4. Sauf à la station 1797, où un exemplaire de la var. 7 nultispina se trouve avec 6 autres typiques, les deux formes ont toujours été recueillies dans des stations distinctes, aussi bien par le filet à grande ouverture que par les autres engins usités à bord de la Princesse-Alice , et dont je n’énumère pas ici les captures, en ce qui concerne cette espèce.

J’ai montré, à propos du genre Systellaspis , quelles différences le séparaient d’Acanthephyra. Je dois ajouter que dans ces deux genres, comme d’ailleurs chez tous les Hoplophoridæ, il est très facile de constater le bien-fondé de l’opinion de H. J. Hansen touchant la morphologie des maxillules. Le pleuropodite, indépendamment de son lobe masticateur ou lacinie indivise, porte un proépipodite foliacé très distinct, moins développé que chez la Tliysanopoda gracilis où Hansen l’a figuré (1), mais absolument comparable. Au-dessus est le basipodite, dont la lacinie, indivise également, est le second lobe masticateur.

A la suite est le reste de l’endopodite, ici constitué par un seul article, et portant chez les Eucyphotes, près de son extrémité, un repli très particulier, portant quelques épines, qui glisse sur le bord externe des paragnathes de façon à guider la maxillule.

Enfin le coxopodite, très réduit, dépourvu d’épipodite, mais bien séparé des deux autres articles du sympodite, se trouve en arrière de ceux-ci, qu’il unit indirectement. Il ne porte pas non plus de lobe masticateur (voir Syst. debilis, Fig. 2, 2).

Les maxilles ont leur scaphognathite visiblement dépendant du basipodite, et sans relation avec le coxopodite. On ne

(1) Bull. Musée Océan. Monaco n° 3 o, p. 21, fig. 19, 1905. *

saurait donc plus guère soutenir l’opinion d’Huxley, qui voyait dans cette lame la somme d’un exopodite et d’un épipodite. L’examen des Gnathophausia apporte du reste un nouvel argument dans ce sens, car chez ces Schizopodes, scaphognathite et épipodite sont parfaitement distincts, ce dernier représenté par une glande photogène (?) hémisphérique. (On le voit persister, peut-être avec la même fonction, en tous cas avec la même forme, chez les Benthesicymus et les Gennadas , parmi les Pénéides), (i).

La maxille porte deux lacinies. La plus proximale est très inégalement bifurquée, le lobe antérieur est cylindrique, très petit, et, en outre, complètement invisible en dessous, par suite du grand développement du lobe postérieur qui empiète même sur la lacinie suivante (Fig. 4, 4). Il y a, en outre, comme un troisième lobe visible en dessus, marqué surtout par les soies qui en partent et qui me paraît avoir la même valeur que les lignes sétifères du premier maxillipède, lignes situées aussi sur les lacinies.

Comme, chez les Caricyphus , la lacinie proximale appartient indiscutablement au pleuropodite, et qu’elle porte d’autre part des lobes semblables et semblablement placés, il est difficile de ne pas attribuer au même article du membre la lacinie correspondante des Acanthephyra et des autres Eucyphotes. Quant à la lacinie distale, son attribution est beaucoup plus malaisée; elle paraît appartenir au basipodite, mais il peut se faire qu’un de ses lobes seul dépende de cet article, le second répondant au coxopodite. Chez les Pénéides, en effet (Benthesicymus , Gennadas ) , le sillon qui sépare les deux lobes, peu étendu en dessus, se prolonge à la face ventrale de l’appendice de façon à isoler complètement, comme un coin, le lobe proximal sous forme d’une lacinie indépendante. Il suffit de supposer disparu ce faible vestige pour que la distinction des lobes soit impossible et donne l’illusion d’une lacinie bifurquée (voir page 3 o Fig. 11).

(1) C’est plutôt un proépipodite, correspondant au pleuropodite. Voir plus loin la description des Cciricyphus , et les Fig. 9, 10, 11.

Chez les Gnathophausia et les Lophogaster, dont la maxille est si semblable à celle des Pénéides, la distinction des lacinies

Fig. 4. — Acanthephyra purpurea A. M. Edwards. — 1. Pince de la première paire, montrant la brosse de soies palmaire et le sillon du carpe; i\ Mêmes détails, vus dans une position un peu différente; 2. Extrémité de la pince; 3 . Exo. et endopodite du premier maxillipède; 4. Lacinie du pleuropodite de la maxille, vue en dessus (cf. Cariçyphus acatus, fig. 5 ); 5 . Extrémité du 3 e maxillipède; 6. Patte de la 3 e paire, articles terminaux (p, stylopodite)\ 7. Patte de la 5 e paire, extrémité; 8. Pléopode o* de la première paire, rame interne; 9. Pléopode cf de la 2 e paire, rame interne; 10. Formule branchiale, epipodites a et ( 3 . Lac. pleur., lacinies du pleuropodite, sur les péréiopodes K-N. Sur le membre O ( 5 e paire), t ,2, 3 désignent les 3 articlesde la base, c.d. cf, l’ouverture du canal déférent. L'épipodite [3 du membre N, est très réduit. (Les soies des épipodites a sont seulement indiquées).

est bien plus marquée encore, comme on pouvait s’y attendre. On y voit aisément que le pleuropodite porte une lacinie

simple, le coxopodite une autre, bifurquée cette fois, le basipodite une troisième, mais presque nulle (voir page 29, Fig. 10).

Je donnerai plus loin la description de la maxille des Cari- Cfphus , dont la forme, schématique peut-on dire, ne permet pas d’autre attribution des lacinies (voir page 28, Fig. 9).

Sur les maxillipèdes de la première paire, les lacinies sont indivises. La plus proximale porte aussi un lobe accessoire, d’ailleurs peu distinct. L’exopodite de ces appendices est assez semblable à celui des précédents, dépourvu qu’il est de toute partie étroite (Fig. 4, 3). L’epipodite est nettement bifurqué, le proépipodite distinct — et avec lui le pleuropodite — sous forme d’un léger mamelon hémisphérique, bien distinctdu coxopodite.

Sur les maxillipèdes de la 2 me paire, le coxopodite porte d’une part un épipodite bifurqué — moitié phyllobranchie, moitié sac branchial indivis — et d’autre part une lacinie indivise bien nette. Le pleuropodite n’en porte pas. En revanche, cette lacinie du pleuropodite prédomine sur les pattes thoraciques, et va croissant jusqu’à la 4 me inclusivement, sous forme d’un lobe cylindro-conique saillant entre les bases des membres, la lacinie du coxopodite étant au contraire peu saillante. J’ai montré, dans une note récente (1) que ces lobes étaient les homologues de ceux des Phyllopodes et aussi de ceux qui persistent, si développés, sur les maxillipèdes de YAnaspides, La formule branchiale chez les Acanthephyra est celle de tous les Hoplophoridæ. Elle comprend 5 pleurobranchies, 6 arthrobranchies, dont 2 sur le 3 e maxillipède, et 7 épipodites. De ceux-ci, le premier (mxp. 1) est simplement bifurqué, le second (mxp. 2) différencié à demi en branchie vraie, le troisième (mxp. 3 ) complètement dédoublé en une arthrobranchie (dont on s’explique ainsi la présence anormale sur ce membre) et un appendice horizontal a portant un sac branchial (2). Tous les

(1) C. R. Ac. Sc. 19 juillet 1905.

(2) G. R. Ac. Sc. 3 juillet 1905. J’ai montré en 1896, à propos des Alpheidæ, qu’il fallait considérer les tubercules sétifères comme des rudiments de branchies et qu’ils avaient, par suite, la valeur d’épipodites. Mais je comparais à cette époque l’ensemble a 4- P à l’ensemble épipodite + podobranchie des Pénéides et de certains Reptantia , ce qui est inexact. Je crois devoir revenir ici sur ce point, la note ci-dessus étant un peu succinte. La lame épipodiale et sa podobranchie, chez les Pénéides et les

autres comportent le même appendice a, mais la branchie n’est plus représentée que par un mamelon sétifère. Encore, sur la 4 e paire, chez les Acanthephyra , la branchie a est tout à fait rudimentaire, bien qu’articulée encore, et plus large que longue. La 5 e paire de membres ne porte jamais d’épipodites (Fig. 4, 1).

J’ai à peine besoin d’ajouter que, contrairement à l’erreur de Sp. Bâte (1) il y a un exopodite sur toutes les pattes thoraciques, ici comme chez tous les Hoplophoridæ.

Le pléosomite 6 varie beaucoup de longueur avec l’âge chez VA. purpurea. Le rapport entre lui et le précédent, égal à 1,69 chez l’adulte, est 2,2 chez les jeunes longs de 4o mm environ.

Cette espèce ne parait pas posséder d’organes lumineux.

Acanthephyra parva n. sp. (Fig. 5 , i- 3 )

Hymenodora parva, nom. nudum, H. Coutière, C. R. Ac. Sc., 17 avril 1905.

La comparaison que j’ai pu faire de jeunes et d’adultes chez divers Hoplophoridæ montre que les premiers possèdent de très bonne heure leurs caractères spécifiques. Les différences dans la longueur du 6 e pléosomite, dans la pubescence plus faible des membres, sont faciles à interpréter. C’est pourquoi je considère comme espèce distincte cette nouvelle forme, bien que tous les exemplaires soient manifestement immatures.

Je l’avais d’abord décrite sous le nom & Hymenodora , dans le sens où Sp. Bâte entend ce genre, mais j’ai vu depuis qu’il était difficile de le maintenir, comme W. Faxon l’a déjà fait observer, et, s’il persiste, peut-être ne devra-t-il comprendre que la seule espèce H. glacialis Buchholz. Autant la séparation

Reptantia , est simplement l’équivalent de a chez les Eucyphotes. La podobranchie, qui peut s’y trouver en un point variable, en est une simple excroissance, comparable aux filaments branchiaux qui peuvent se rencontrer isolés sur toute la surface de la lame épipodiale, comparable surtout au sac indivis des Hoplophoridæ.

Il importe de remarquer que les podobranchies des Euphau idæ, souvent groupées par paires (a + ( 5 ) à la base de chaque membre, se montrent formées chacune de deux branches divergentes ramifiées, dont l’une s’insère sur l’autre comme la podobranchie sur la lame épipodiale des Pénéides.

(1) Macroures du CHALLENGER, p. 731, 1886,

est aisée entre Hoplophorus et Systellaspis d’une part, Acanthephyra d’autre part, autant elle est difficile entre ce dernier genre, Hymenodora , Ephyrina et même Notostomus. On ne trouve plus que des différences portant sur la forme du rostre et de la carapace, et ces différences, dans l’étendue du genre Acanthephyra , et même dans certaines espèces de ce genre, (A. curtirostris W. Faxon) varient assez pour rendre très incertains les caractères basés sur eux.

Chez VA. parvci , les téguments sont minces et peu consis-

Fig. 5 . — Acanthephyra parva H. G. —■ i. Type « multidens » a*; T. Rostre du même, plus grossi; 2. Ophtalmopodes, montrant les organes lumineux du côté interne; 3 . Type «paucidens » a*.

tants, le céphalothorax ne porte aucune crête. Le rostre est en ligne droite, peu consistant, court. Mesuré à partir du fond de l’échancrure orbitaire, il a i /3 environ de la longueur du céphalothorax. Il porte en dessus 6-11 dents peu marquées, en dessous 2-4 dents encore moins visibles (Fig. 5 , 1, i’).

Les épines antennaire et ptérygostomiale comme chez les Acanthephyra .

Sur l’abdomen, le pléosomite 2 n’est pas caréné, mais le 3 e l’est fortement, suivant une courbe en quart de cercle (Fig. 5 , /).

L’épine qui termine la crête égale i /3 ou 1/4 du somite suivant. Celui-ci, de même que le 5 e et le 6 e , porte sur la ligne médiane une courte épine. Le 6 e pléosomite est très long, par rapport au 5 e sa longueur varie de 1,8 à 2,5. Le telson est variable aussi, tantôt il porte 8 paires d’épines dorsales, et dépasse la longueur des uropodes, tantôt il est plus court que ceux-ci, ou au plus égal, et ne porte que 4 paires d’épines. Il est à remarquer que cette variation, très analogue à celle observée chez VA. purpurea , est de plus en rapport avec les variations du rostre, de sorte que l’on peut, même sur des spécimens d'aussi petite taille, séparer VA. parva paucidens (Fig. 5 , 3 ) (rostre

à — dents, telson à 4 paires d’épine, pléosomite 6 long) et

VA. parva multidens (rostre à — dents, telson à 8 paires d’épines, pléosomite 6 court) (Fig. 5 , 1, /’).

Les ophtalmopodes sont plus larges que les cornées, aussi bien dans le sens vertical que suivant l’horizontale. Ils ont la forme d’un demi-ellipsoïde un peu irrégulier, inséré excentriquement. La cornée est en retrait du pédoncule, surtout en dedans, et la jonction est marquée par la présence d’un organe lumineux circulaire, dont l’appareil réfringent est fortement convexe. Il n’y a pas d’ocelle (Fig. 5 , 2).

Les pièces buccales et les appendices thoraciques, y compris la formule branchiale et les épipodites, rappellent très étroitement VA. purpurea . Il n’y a de différences que sur deux points : i° L’exopodite des maxillipèdes de la i re paire porte à son extrémité une pointe rétrécie, origine du « palpe » long et grêle que porte souvent cet appendice chez les Décapodes; 2 0 l’épi— podite du 3 e maxillipède commence à peine à se différencier en branchie dans sa moitié antérieure.

Il ne paraît pas y avoir d’autres organes lumineux que ceux des ophtalmopodes.

L’espèce se rapproche de VA. eximea S. I. Smith (1) dont les variations du rostre sont considérables. Mais il est très douteux

(1) Rep.

U. S. F. C. for 1882, p. 376; for iS 85 , pl. xiv, fîg. 1, 1884

qu’en devenant adulte, VA. parva se modifie au point d’avoir le pléosomite 6 à peine plus long que le précédent, un rostre plus long que le scaphocérite et des ophtalmopodes élargis à l’extrémité. Ce dernier caractère, surtout, distingue la nouvelle espèce des formes telles que les Ac. Kingsleyi et Ac. brevi « roslris Sp. Bâte (i), qui s’en rapprochent assez, comme ayant aussi le rostre très court et faiblement denté.

U A. parva a été recueillie par le filet à grande ouverture aux stations suivantes :

St. 1 856 (o- 325 o m ), St. 18^4 (o-iooo m ). Des spécimens pan cidens et multidens se trouvaient ensemble dans la i re station.

La taille maxima des spécimens est de 2b mm .

Famille des PANDALIDÆ

Pandat.us (Stylopandalus) Richardi n. sp. (Fig. 6 , i-i3) Stylopandalus Richardi , nomen nudum, H. C., C. R. Ac. Se., 17 avril 1905.

Le rostre est extrêmement grêle et allongé. Il a trois fois la longueur du céphalothorax, alors que chez les espèces jusqu’ici connues de Pandales à long rostre (P. martius , P . pristis , P . ensis , P . miles) ce rapport ne dépasse pas 2, 6. Ce rostre est régulièrement courbé vers le haut, sa largeur ne diminue que fort peu, et de façon très graduelle, de la base à la pointe. Son bord supérieur porte 20 dents fixes, les deux plus proximales sont situées sur le céphalothorax. Le bord inférieur porte 26 dents fixes, partant du quart proximal de la longueur, les 10 premières plus serrées et plus longues (Fig. 6, /).

Le troisième pléosomite porte au milieu de son bord postérieur un prolongement épineux très étroit et très faible (Fig. 6, /”), les segments suivants de l’abdomen sont inermes. Le telson, très étroit, porte 4 paires d’épines sur sa face supérieure, les 3 distales et les épines terminales étant équidistantes. De ces dernières, la paire extérieure est environ deux fois aussi longue que l’interne, insérée de part et d’autre de la pointe

(1) Macroures du CHALLENGER , p. 751, pl. 126, fig. 4, 5 , 6, 1886.

médiane du telson. Celle-ci, égale en longueur à la moitié des épines internes, porte une paire de soies en dedans de ces épines (Fig. 6 , j 2 ).

Les ophtalmopodes sont dépourvus d’ocelles, on observe seulement deux taches en croissant plus pigmentées, sur le bord externe de la cornée. Le plus grand diamètre de celle-ci est, avec la longueur totale de l’ophtalmopode, dans le rapport de 0,75 environ (Fig. 6, j’).

Le stylocérite, aigu, dépasse très légèrement l’article proximal antennulaire. Le scaphocérite mesure un peu plus du quart du rostre, son bord externe est légèrement convexe (Fig. 6, 2), sa longueur et sa plus grande largeur sont dans le rapport de 5,9. Le fouet antennaire, très grêle, est une fois et demie aussi long que le corps, rostre compris.

Les maxillipèdes externes (Fig. 6, 6 ) portent un exopodite égal aux 4/5 de l’article basal. Le bord supérieur de celui-ci porte une bordure de soies longues et serrées, brun-rouge (dans l’alcool). L’épipodite de cet appendice consiste en une lame verticale contournée en hélice, expansion de la base de l’épipodite habituel en crochet [a], qui fait ici défaut, comme sur tous les membres thoraciques suivants.

La première paire de péréiopodes (Fig. 6, 7) diffère des appendices précédents surtout par ses proportions, le propodite n’ayant que la moitié du carpe, au lieu de lui être égal en longueur. Les soies formant une bordure verticale au méropodite sont aussi moins longues que sur les maxillipèdes. Le membre se termine par un dactyle en forme d’épine assez faible, situé dans l’axe du propodite, lui-même très effilé. Il n’y a, sur ce dernier, aucune trace de processus latéral s'opposant au dactyle pour former une pince rudimentaire , comme le cas est si fréquent chez les Pandalidæ (Fig. 6, 7’).

Les pattes suivantes ne dépassent guère, en avant, l’extrémité des maxillipèdes externes, et atteignent à peu près le quart distal du scaphocérite. Le méropodite (Fig. 6, 8 ) porte deux rangées incomplètes de fortes épines, le dactyle, très long et grêle, porte en son milieu quelques longues soies seulement, indiquant sans doute le point où la griffe terminale (stylopodite) se soude au dactylopodite (Fig. 6, $). (48]

Fig. 6. — Stylopandalus Richarâi H. CF— i. Type cd; T. Région antérieure plus grossie ; i”. Epine du 3 e pléosomite, vue de face ; 2. Antenne vue en dessous; 3 . Mandibule; 4. Maxille ; 5 . 2 e Maxillipède; 6. 3 e Maxillipède; 7. Patte de la première paire ; 7’. Extrémité du même membre, plus grossie; 8. Patte de la 3 e paire, méropodite; 8’. Patte de la 3 e paire, dactylopodite plus grossi; 9. Patte de la 2 e paire, carpe et pince distale; 10. Pléopode cd de la première paire, rame interne; 12. Telson; i 3 . Une des phanères en forme d’écailles, isolée et très grossie (elles ne sont pas représentées sur le corps et les appendices).

Les pattes de la 2 e paire sont égales, un peu plus longues que celles de la première. Le carpe a 12 articles, les premiers (proximaux), moins nettement distincts par suite, sans doute, de leurs mouvements moins étendus.

La formule branchiale est absolument semblable à celle des Hoplophoridæ, sauf la série des épipodites, qui s’arrête au 3 e maxillipède. Comme autres ressemblances, il convient de noter la persistance d’une épine sur le 3 e pléosomite, le revêtement du corps et des appendices par des phanères en forme d’écailles (Fig. 6, i 3 ) (Ac . purpurea , A. pulclira , S. debilis), présent chez tous les Pandalidæ, sauf quelques rares formes, la présence, même sur la première paire si réduite, de Styl. Richardi , de l’appareil nettoyeur si général chez les Décapodes inférieurs, les franges de soies bordant les premières pattes thoraciques, les épines des pattes 3 , 4, 5 , le dactylopodite avec une trace de griffe terminale, bien que soudée au reste de l’article, les rames internes foliacées du premier pléopode (Fig. 6, 10), et le double rétinacle du 2 e pléopode, chez le <3* (Fig. 6 , //).

La longueur démesurée du rostre, la forme du 3 e pléosomite, celle très particulière de la première paire de péréiopodes, enfin la brièveté des pattes thoraciques suffisent à distinguer cette belle espèce de toutes les formes connues de Pandalidæ.

Stylopandalus Richardi a été recueilli aux stations suivantes :

St. 1800 (o-iooo m ); 1794 (o- 3 ooo m ) ; 1797 (o-2ooo m ) ; 1768 (o- 3 ooo m ).

Longueur maxima des spécimens : 45 mm .

Famille des HIPPOLYTIDÆ

Genre Carieyphus Sp. Bâte Sp. Bâte, Macroures du CHALLENGER , p. 712, pl. 12fig. 2-6.

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