‹ Note relative a la préexistence, dans le sang, de certains principes immédiats des sécrétions par le dr. Francis DevayChapitre 3 sur 3 · I: Amplitudo vente portnrum secretrc hilis copia? conveniez · texte numérisé non relu

I: Amplitudo vente portnrum secretrc hilis copia? conveniez

II. Expérimenta in vivis animalihus capta, quaj subligalà vena portarum hilis secretionem cessare montrant.

III. Anatomix replclioncs , quœ expeditum maiimè é Gnibus venai porlarum in ductus hiliferos luculenter déclarant. — Ce grand analoroisle ajoute que le sang de la veine-porte lui paraît plus propre qu'aucun autre à la séparation des principes des sécrétions: hic languit, magh magisque decomponatur, et ad elementorum teparationem aciin qiwcumque sanguinis venoso proclivior reddaturW.

;i) ,Vui« jirticj nu courj de pfigitofojia du profesï. BirarJ. IM37. (!) Dtcorp. hum. fahric, loin, vi, pai. lftl-1601.

L'étude chimique de celle concrétion dans laquelle on a rencontré les principes les plus importants de la bile , tels que la choies 16 ri ne, la matière résineuse verte, le picrome!, la matière jaune, etc., est un des plus puissants arguments en faveur de la préexistence dans le sang do certains principes immédiats des sécrétions. Jusqu'à ce jour la démonstration rigoureuse d'un fait aussi important , manquait. Comme le remarque M. Liebig, il est trés-dillicile d'évaluer, d'une manière esacte, en opérant sur le sang normal la quantité de ces principes. Admettons, dit cet illustre chimiste , par exemple , que 5 kilogrammes de sang traversent le foie par minute, el que deux gouttes (à 150 milligr. la goutte) de ce sang soient sécrétées à l'état de bile , cela ne fait que 1/9600 du poids total du sang; or cette quantité est trop minime pour être exactement délerminéetO. M. Clievreul incline à croii* aussi que la bile existe dans le sang des iclériques, bien que ses propres recherches n'aient pu lui en démontrer l'existence; et ce qui le porte à embrasser cette opinion , c'eji que le plus grand nombre des principes immédiats des sécrétions ont été retrouvés dans ce sang : tels sont la fibrine base des muscles , l'albumine base d'un grand nombre de liquides animaux , les phosphates insolubles bases des os, l'urée un des principes caractéristiques de l'urine, qui a été découverte par MM. Prévost el Dumas; enfin la matière grasse cérébrale , plusieurs principes odorants que M. Clievreul a aussi reconnus î 2 >. Le fait que le hasard

(1) Chimie- organique appliquée A la jihijsiohyit animait, p.i 7D-lflJï.

(2) Dittde Jfc(t.,ï"*édit.,pig. 207, art. ictère.— M. I.ccami , dans ses telles rcchcrclics sur le sang, a Irouvf aussi de la cWeiMiine dons

a soumis à noire observation, donne sans contredit quelque satisfaction à ces hésitations, à ces incertitudes de la chimie organique actuelle dans ses rapports avec la physiologie. Il est impossible de l'expliquer autrement que Morgagni (Epist. XXV 11), qui assignait pour cause à l'ictère une diminution ou une suspension de l'action du foie, pendant laquelle le travail de séparation des matériaux de la bile cessant de s'effectuer, ce liquide restait et s'accumulait dans le sang. Il est probable que, chez notre malade, l'oblitération des voies d'excrétion de la bile existait depuis plusieurs années; ce n'est pas, en effet, en quelques moisque la vésicule avait pu atteindre un degré tel d'atrophie; or l'ictère devenait de jour en jour plus marqué. L'action du foie élaut abolie, il faut nécessairement admettre que celte excessive génération des matériaux biliaires dérivait de la masse du sang qui l'alimentait chaque jour. Le fait de la résorption de la bile est ici inadmissible, si toutefois on peut l'admettre dans quelques cas d'ictère. S'il fallait choisir une hypothèse, dit M. Andral (Clinique médicale), je donnerais la prèrèrence à l'opinion d'après laquelle on admet que l'ictère survient lorsque le foie, altéré dans sa structure ou dans ses fondions, cesse de dépurer de la masse du sang les matériaux de la bile que l'on suppose y exister. Ces matériaux, à la vérité, n'y ont été trouvés que chez les individus ictèriques; mais l'urée n'a été également rencontrée que dans le sang des animaux dont les reins avaient été enlevés. On

tes globules sanguins. On en a trouvé également dans les contrition! dures rencontrées dans les -reines par M. Brc-irhel (traduction de l'ouvrage d'UoRd*™; et appelées phlebolillui.

a donné, ce me semble, du ce dernier fait une légitime interprétation, en disant que la quantité d'urée qui existe normalement dans le sang ne peut pas y être decouverte, parce qu'elle y est en trop petite quantité, éliminée qu'elle est par les reins à mesure qu'elle est formée; la même chose peut être dite de l'absence des matériaux de la bile dans ce sang, lorsqu'il n'y a point d'iclére. Ces idées reçoivent ici une éclatante confirmation ; espérons que d'autres faits tirés de l'anatomie pathologique, viendront encore leur donner une plus grande certitude. Le docteur imbert, médecin de l'Hôtel - Dieu de Lyon, nous a dit avoir trouvé un grand nombre do petits calculs dans l'intérieur de la veine-porte. Il est fâcheux que cette observation n'ait pas été publiée ou que, tout au moins, l'analyse chimique de ces calculs n'ait pas été faite.

Mais quelques soins que nous ayons apportés à recueillir tous les détails do cette observation , à en extraire, d'après les règles d'une saine logique, ions les corollaires physiologiques, nous ne dissimulerons point a nos lecteurs qu'elle offre sur plusieurs points quelques desiderata. Il est si difficile de pouvoir interroger complètement la nature! Ainsi nous regrellons de n'avoir point songé à soumettre à l'analyse chimique, ce sang fluide, poisseux, que nous avons rencontré dans les cavités du cœur, quelques-unes des humeurs de celte malade. 11 eut été sans doute bien curieux d'y trouver en abondance les mêmes matériaux biliaires que contenait le sang de la veine-porte. Mais celui-ci, malheureusement a absorbé toute notre attention. Quoiqu'il en soit, nous nous croyons en droit, d'après ce fait, d'émettre les propositions suivantes :

1° Le sang de la veine- porte est un sang spécial, et fournit au foie les matériau s de la sécrétion biliaire.

2° Les principes les plus importants de la bile, tels que la choleslérine, la matière résineuse verte, etc., etc., sont contenus en nature dans le saug de la veine-porto.

Lu rfons 1b •fente du I otlïhre IH13.

Depuis la publication de ce mémoire, une nouvelle occasion s'est présentée à nous pour corroborer les conclusions qu'il renferme. Chez une seconde malade, atteinte d'une ictère intense, depuis huit années, cl qui est venue mourir dans notre service, nous avons rencontré une complète occlusion des voies biliaires et un calcul énorme dans la vésicule du fiel. Nous donnons l'observation abrégée telle que nous l'avons lue à la Société, dans le temps.

Antoinette Cbàptal, âgée de 59 ans, entre, le 7 août 1843, dans le service des troisièmes femmes fiévreuses de l'Hôtel-Dieu. Celle femme esl malade depuis huit ans; autant que ses souvenirs sont exacts, elle assigne au début de sa maladie des vomissements et une couslipation opiniâtre. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que In teinte ictérique des téguments remonte à cette époque éloignée, et que depuis lors elle a toujours èlè en augmentant.

État actuel. — Coloration safranèc do loulesles parlies du corps. Le ventre est tendu et excessivement douloureux à la pression ; la malade rapporte à celle région la sensation de toutes ses souffrances. La langue est jaune et sèche; les selles sont nulles ; les urines déposent en quantité considérable de la matière verte. Le pouls est filiforme. — Peu de jours après son entrée , le 10, cette femme succombe.

AETOPS1E.

Abdomen. — Traces d'une péritonite intense. Le foie est atrophié ; il est réduit à la moitié de son volume ordinaire. La vésicule est distendue par un calcul pesant 5 grammes, allongé et qui se partage en deux moitiés égales. La surface interne de la poche qui l'enveloppe est tapisséo par une couche purulente. Comme dans l'observation précédente, les canaux cysliques et cholédoques sont réduits àt'étatde cordons ligamenteux. La veine-porte, l'artère hépatique disséquées avec loin ne présentent rien de particulier.

A pari la concrétion de la veine-porle, celle observation , dont nous avons supprimé volontaire me ni bien des détails, offre une grande analogie avec celle qui nous a donné lieu à tirer des inductions physiologiques aussi importantes. Là, en effet, comme précédemment, nous devons conclure, eu égard à l'atrophie du foie et à l'obliléralion des voies biliaires, que tout l'appareil hépatique était, depuis longtemps, réduit à l'impuissance. Comment dès lors expliquer cette saturation de lousles tissus, de toutes les humeurs de notre malade? Comment surtout se rendre compte de celle si longue per-

sislance de la teinte, disons mieux, de la cachexie ictèrîqne? On est foret d'admettre que celle reproduction de la bile lirait son origine du réservoir général où son! déposés lous les matériaux des sécrétions. En effet, s'il y eût eu, dans le cas simple, résorption du fluide biliaire dans le torrent do la circulation, elle eût diminué peu à peu, et bientôt n'eût plus laissé de traee, puisque sa source se trouvait tarie par la grave altération de l'appareil hépatique ; mais l'ictère, augmentant chaque jour, semblait attester que le sang , surchargé vicieusement de matériaux non éliminés par le foie, les déposai! peu à peu dans lous les organes. Nous pensons qu'il faut expliquer ainsi un grand nombre d'icléres chroniques, et à la suite desquels on rencontre fréquemment des occlusions des voies de la bile. — Mous ajouterons à cette occasion une dernière remarque, c'est que le meilleur moyen de faire avancer l'humorisme physiologique , et d'arriver à des découvertes importantes, c'est d'étudier attentivement le rapport des sécrétions entre elles, de suivre leur solidarité. Lorsque l'une d'elles vient à être abolie, d'autres suppléent, et la décharge a toujours lieu. S'il arrive que cette solidarité soit interrompue, le sang lai-même produit l'élimination.

Le plus beau fait de substitution d'appareil sécréteur à un autre, qui soit consigné dans les annales de l'art, est relui observé par M. Martin l'alnè. 11 s'agit d'une transposition de la sécrétion spermatique sur l'appareil cutané. Dans culte observation, qui fut publiée dans le temps, dans l'ancien Journal de Médecine, année 1796. on voit un homme, a la suite de la moindre excilation vénérienne, exhaler par toute la périphérie du corps un

fluide semblable par l'odeur au liquide spennaliquc , et cela avec un véritable senliment de volupté. Il faut remarquer que chez cet homme, il y avait impuissance dans la faculté de la reproduction (0 .

:.U Kurl. 5|ircngd , dans son Hiiloin de la Miàniat , I. ix , ciic ■fer eloga «lie abieniiion remirqunlilc.

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