‹ Note Sur Des Caieux Pédiculés Re Tulipa Gesneriana LChapitre 1 sur 4 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

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en effet, selon M. Germain de Saint-Pierre, « 2 à 3 décimètres de longueur et plus ». ( Nouv. Dictionn. de botan., art. Bulbe, p. 165.)

Cette production de caïeux pédiculés a été étudiée avec soin, dès 1850, par Thilo Irmisch, qui a fait connaître ( Zur Morphol. d. Monokot. Knollen- und Ztviebelgewachse, p. 58 et suiv.) les conditions dans lesquelles elle a lieu et la nature de la formation qui en résulte. Sous le premier rapport, l’observateur allemand a reconnu que ce sont uniquement des oignons non disposés à fleurir dans l’année qui donnent une bulbe pédiculée et qui peuvent « reproduire le même fait, plusieurs années de suite, sans fleurir » ( loc. cit., p. 62); sous le second rapport, il a constaté que le pédicule des caïeux est un tube analogue à un éperon émis à la base de l’unique feuille qu'ait la plante. Il a vu aussi que ce tube, dirigé plus ou moins horizontalement sous terre, est fermé à son extrémité libre dans laquelle se développe le caïeu, et que sa cavité longitudinale est notablement excentrique, plus rapprochée du côté supérieur que de l’inférieur. Cette excentricité est due à ce que les parois du tube sont plus épaisses à ce même côté inférieur, et là leur substance est parcourue par un faisceau fibro-vasculaire qui, partant de l’axe fondamental de l’oignonmère, vient se rendre à la base du caïeu. De ces observations Thilo Irmisch déduit la conclusion que cette sorte de stolon « provient d’un » refoulement extrêmement étroit, è’est-à-dire d’une extension tubuléede » la substance de la feuille, émise au côté antérieur de celle-ci, et à la » formation de laquelle prend part, en se prolongeant sous la forme d’un » faisceau, l’axe duquel est issue cette feuille. » (Loc. cit., p. 60.)

Le Tulipa Gesneriana L. est susceptible, comme le T. silvestris, de produire des caïeux pédiculés souterrains, et même M. Germain de Saint- Pierre dit avoir a trouvé le moyen d’en déterminer le développement à volonté ». Les pédicules qui portent ces caïeux sont plus courts et beaucoup plus robustes que ceux du T. silvestris-, on y reconnaît parfaitement la gaine d’une feuille (loc. cit.). Ce botaniste exprime, relativement à l’origine des pédicules dont il s’agit, une manière de voir qui, si je comprends bien ses expressions, diffère entièrement de celle qu’a énoncée

Thilo Irmisch; il dit en effet: « Ces bulbes pédicellées desTulipes naissent

» (comme les caïeux non pédicellés)'à l'aisselle des tuniques de la bulbe » mère, et, selon les circonstances où la plante est placée, tel caïeu se » développe sessile ou est pédicellé. » Dès lors, tandis que le botaniste allemand considère le pédicule des caïeux comme une dépendance de la feuille unique qui soit produite par la bulbe mère, comme une sorte d’éperon qui s’est formé à la base de cette feuille, le botaniste français y voit la gaine de la première feuille du bourgeon-caïeu.

Le pied de Tulipa Gesneriana L. que j’ai l’honneur de mettre sous les yeux de la Société, et dont je dois la communication à AI. Gellière, céra-

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