‹ Note Sur Des Plantes Méridionales Observées Aux Environs De ParisChapitre 4 sur 5 · ovataL · texte numérisé non relu

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Il est facile, en lisant la liste qui précède, de se former une opinion générale sur la cause de cette florule adventice. On ne peut l'attribuer qu’aux fourrages de l’année française. Us sont tirés de l’Algérie, et, très-exceptionnellement, de l’Italie et de la Sicile. U eu est de même des plantes de notre liste. Sauf quelques exceptions, on dirait le catalogue d’une herborisation dans la plaine de la Mitidjah. Toutes les plantes que l’armée française a introduites en 1871 aux environs de Paris avaient été observées en Lombardie par M. Aug. Gras, après notre campagne de 1860. Le rôle de l’armée allemande dans celte importation paraît à peu près nul. On ne peut lui attribuer que trois plantes de notre liste, le Vicia villosa de Villiers-Ie-Bel, le Stenactis annua trouvé à Bièvre, mais qui paraît échappé d’un jardin, et le Lepidium perfoliatum recueilli au bois de Boulogne où les Allemands n’ont campé que quelques jours.

Les plantes observées se rattachent presque toutes aux familles fourragères ou praticoles. Sur les cent quatre-vingt-dix espèces de la liste : •

Les Légumineuses figurent pour. 58

Les Composées pour...».. 34

Les Graminées pour. 32

Les autres familles réunies pour seulement. 66

Total. 190

Il est encore intéressant de noter des espèces, déjà connues aux environs de Paris, mais qui foisonnaient avec une abondance exceptionnelle au milieu des plantes méridionales et paraissaient les avoir accompagnées. Ce sont :

Lepidium sativum. — Puleaux, fort d’Issy.

Conringia perfoliata.

Agroslemma Githago (forme naine).

Linum usitalissimum.

Àrenaria rubra.

Trifolium pratense (forme à grandes fleurs).

Medicago falcata.

— apiculata.

— denticulata.

Potentilla supina. — Bois de Boulogne.

Portulaca oleracea.

Centaurea solstitialis.

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