‹ Note Sur Des Plantes Méridionales Observées Aux Environs De ParisChapitre 5 sur 5 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

Helminthia echioides. Avena orientalis.

Anagallis cærulea (forme très-développée). Panicum Crus-galli.

Ecliinospermum Lappula. Setaria glauca.

Avena sativa. — viridis (et autres).

La plupart des plantes observées sont annuelles, on ne peut guère citer comme exceptions que Y Hedysarurn coronarium, qui a peu fleuri, et YEchium plantagineum , dont il n’a été trouvé qu’un échantillon florifère. Les plantes bisannuelles et vivaces apparaîtront-elles l’an prochain? Les plantes annuelles se resèmeront-elles ? Cette importation aura-t-elle sur notre flore parisienne une influence définitive ? C’est ce qu’il reste à se demander. Le Bunias orientalis, apporté en 1815 au bois de Boulogne, y existait encore avant les grands travaux. La guerre de 1871 laissera-t-elle une trace aussi persistante? On pourrait le croire, à l’abondance des végétaux introduits. Mais les premières gelées ont fait bien des ravages. Les Melilotus , sur lesquels on comptait, vu leur vigueur et leur nombre, penchent maintenant leurs rameaux flétris et leurs folioles noircies par le froid. Le Bel lis annua tient mieux, malgré sa délicate apparence. Les Medicago ont déjà piqué fortement dans le sol leurs petits fruits épineux. L’été prochain nous dira quelle aura été la plus forte, de la mort ou de la vie. Pour nous, si triste que soit la cause de cette florule adventice, nous la verrions disparaître avec peine. Elle contient des souvenirs salutaires. Vieux explorateurs des environs de Paris, nous allons tantôt céder nos bâtons et nos boîtes à la génération qui nous suit. Il n’est pas mal qu’elle trouve par les chemins la trace de nos malheurs et de nos fautes, et que la botanique même lui vienne réveiller la mémoire et raviver la rancune.

NOTICE SUR LA VÉGÉTATION DES ENVIRONS DE C0NSTANT1NE, par 91 . le colonel PARIS.

(Dinard, près Saint-Malo, septembre 4874.)

La ville de Constantinc est située par 35° 22' 21" de lat. N., et U° 16' 36" de long. E. Elle est bâtie sur un rocher prismatique, escarpé sur presque tout son contour. Une section perpendiculaire à l’axe de ce prisme donne un losange très-voisin du carré, dont la grande diagonale est orientée presque exactement N.-S., et la petite E.-O. — L’altitude du point le plus élevé de Constantine (la Kasbah, au N.) élant de 661 mèir., et celle de la partie la plus basse (la pointe de Sidi-Krached, au S.) de 515 m., il en résulte que la section oblique supérieure du prisme sur laquelle repose la ville forme avec l’horizon un angle d’environ 15° et est directement exposée au S.

J’emprunte, en l’abrégeant, à la géologie de Y Exploration scientifique de l'Algérie, par M. Renou, la description du terrain sur lequel repose la ville et de ceux qui l’avoisinent.

« Le rocher sur lequel est bâtie Conslantine n’offre qu’une série de couches

épaisses de calcaire noir ou gris très-fin.

très-homogène, à cassure presque

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