SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
comme si, à mesure qu’elle s’est allongée, la présence de ce corps étranger l’avait obligée à se mouler sur celui-ci.
La première des deux particularités que je viens de signaler me semble fournir une nouvelle objection parfaitement décisive contre l’opinion professée par certains botanistes de nos jours qui nient d’une manière absolue que des fleurs puissent se confondre par soudure en une fleur unique, et qui font dériver de partitions toutes les formations florales complexes regardées par d’autres comme le résultat de la confluence plus ou moins complète de deux ou quelquefois trois fleurs.
M. J. Gay dit qu’il a observé, sur le Narcissus chrysanthus, un phénomène analogue à celui que M. Duchartre vient de montrer chez une Jacinthe. Dans ce cas, il y avait deux pédicelles et deux ovaires soudés, deux limbes distincts portant chacun six étamines, et une couronne unique.
M. Lecoq ajoute qu’il n’est pas rare d’observer dans les Jacinthes une Heur supplémentaire indépendante de la hampe.
M. T. Puel donne lecture d’un dernier extrait de la lettre qui qui lui a été adressée par M. T. Letourneux :
SUR LA DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE DES PLANTES DANS LE DÉPARTEMENT DE LA VENDÉE ET LES RÉGIONS VOISINES, par M. Tacite LETOURNEUX (fin) (1).
Bupleurum affine. — Olonne près les Sables ; vient d’être retrouvé à Saint-
Michel—en-Hetz (Loire-Inférieure). Plaute isolée, et qui ne rentre dans aucun de mes trois groupes.
B. protractum. — Cale. Toute la Plaine et le Marais.
B. rot undi folium. — Cale. Beaucoup plus rare ; Chaillé-les-Marais (seule localité).
Caucalisdaucoid.es. — Cale. La Plaine.
Jurgenia latifoha. — Cale. La Plaine et le Marais.
Orlaga grandiflora. — Cale. La Plaine et le Marais ; plus rare.
Trinia vulgaris. — Cale, et mérid. Limite nord : La Rochelle.
Bifora testiculata. — Cale, et mérid. La Plaine et le Marais.
Falcana Bivini. —Cale. La Plaine et le Marais.
Libanotis montana. — Je noie cette plante, qui appartient au calcaire, parce que, malgré son nom spécifique, elle abonde dans la Plaine jusqu’à la côte, où on la trouve derrière les dunes au niveau de la mer.
Peucedanum officinale. — Plante de la Loire-Inférieure, qui a été décou-
(1) Voyez plus haut, p. 91 et 124.