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SOCIÉTK liOÏANlQlIE DE FRANCE.
pâtre grec ou arménien habitué à recueillir, pour la confection de la pourpre ou les usages domestiques, les stigmates du C. grœcus spontané ; il aurait arraché l’oignon portant cette fleur, l’aurait replanté à côté de sa cabane, et multiplié.
La culture s’en serait ensuite répandue eu Orient. Puis l’invasion tartare aurait porté le Safran en Chine, et de leur côté, les croisés l’auraient importé en Europe.
M. Henry Vilmorin demande à M. Gosson s’il ne croit pas que le trop grand développement du pistil, dans le Safran cultivé, fasse obstacle à la fécondation.
M. Gosson répond que, d’après les résultats obtenus dans les expériences, ce n’est pas le développement excessif du pistil qui entrave la fécondation, mais que c’est plutôt la stérilité probable du pollen ; car le pollen du Crocus grœcus féconde parfaitement l’ovule et détermine le développement du fruit du Crocus sativus. Il ajoute que du reste, et par suite de celle même expérience, le Crocus grœcus lui paraît être le type sauvage du Safran cultivé.
M. le Président dit que l’iiybridité du Safran dont parle M. Ghappellier lui semble très-hypothétique. Il cite plusieurs exemples de plantes cultivées qui, multipliées d’autre façon que par leurs graines, tendent à devenir stériles, notamment l’Échalote et le Dielytra spectabilis. H ajoute que certaines plantes livrées à elles-mêmes sont également frappées de stérilité, telles que le Lysimachia Nunimularia, qui est constamment stérile. Au sujet de l’ancienneté de la culture du Safran, il rappelle que cette culture était déjà pratiquée par les Égyptiens.
M. Vilmorin dit quel’histoire du Pétunia fait connaître un résultat tout opposé obtenu par la culture, car lors de son introduction en Europe on le multipliait à grand’peine dans les serres, au moyen de boutures ; mais une seule capsule bien développée ayant produit de bonnes graines, les nouveaux pieds sortis de ces graines se sont montrés féconds, et l’on a ainsi réussi à multiplier et la plante ellemême et ses propres graines.
M. Gosson met sous les yeux de la Société un très-volumineux échantillon ü'Æthalium septicum qui s’est développé dans de la tannée humide, située prés d’un réservoir, et qui est venu s’étaler et fructifier sur une rame de papier placée non loin de là.
M. Mer fait à la Société la communication suivante :