SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE
intermédiaire entre les Myxosporidies et les Microsporidies dont semblait les rapprocher la structure de leurs spores.
Mais, j’ai pu tout récemment, me convaincre que la Glugea est une vraie Myxosporidie. En effet, en traitant les spores par l’eau iodée, j’ai réussi à en faire sortir un filament, et j’ai pu, malgré la difficulté que cause ici la petite taille de la spore, constater dans son intérieur la présence d’une petite capsule, analogue aux capsules polaires. Le filament est remarquable par sa longueur qui atteint 50 jjl, celle de la spore ne dépassant pas 4 ou 5 [jl.
Je n’ai pu, jusqu’ici, arriver à le faire sortir par aucun autre moyen que l’action de l’eau iodée. Je n’ai pas non plus constaté l’existence de valves dans l’enveloppe ; le contenu ne présente pas de vacuole à contenu Colombie en rouge brun par l’iode.
L’existence d’une capsule polaire montre bien la nature nucléaire des petits corps cclorables que j’ai observés dans le contenu de la spore : en effet, comme je l’ai montré (!), la masse plasmique que contient celle-ci chez les Myxosporides renferme toujours deux noyaux et la présence d’un autre de ces éléments est nécessaire à la formation d’une capsule.
N’ayant pu observer de nouveau les parasites des muscles du Callionymus et du Cotlus, je n’ai pu constater dans leurs spores l’existence d’un filament; mais la ressemblance entre ces spores et celles de la Glugea est telle, tant à l’état frais que sur des coupes, que je ne doute point de la présence d’une capsule.
Toutefois, ne l'ayant pas observée directement, je ne puis me prononcer encore sur la véritable place de ces organismes.
Note sur les minimums perceptibles de quelques odeurs, par M. Jacques Passy.
J’ai l’honneur de présenter à la Société le résumé de mes expériences relatives aux minimums perceptibles de quelques odeurs. J’ai cherché à déterminer pour quelques essences, les quantités qui sont contenues dans un centimètre cube d’air lorsque la sensation minima se produit. Les travaux sont peu nombreux sur ce sujet, et l’on ne peut guère citer que les expériences déjà anciennes de Yalentin en Allemagne (2). Aucun appareil n’est venu jusqu’à présent faciliter ces déterminations. Tout récemment M. Ch. Henry, par des communications à la Société de biologie, à l’Aca-
(1) Thélohan. Recherches sur le développement des spores chez les Myxosporidies, Comptes rendus de la Société de Biologie, novembre 1890.
(2) Lehrbuch der Physiologie des Menschen , 2 e partie, Braunshweig, 1848.