SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
sont tout à fait soustraites à l’influence maritime, et dit qu’il a observé, aux Jardins-des-plantes de Paris et d’Orléans, des Atriplex Halimus qui offraient une saveur salée ‘et qui étaient mangés avec avidité par les oiseaux.
M. Moquin-Tandon est partisan de l’influence atmosphérique. 11 dit qu’après la culture des Salicornia , Suœda et autres Cliénopodiées, le terrain est généralement plus salé qu’auparavant. Il ajoute, répondant à l’observation de M. Decaisne, qu’il a recueilli dans les Cévennes de nombreux échantillons de Salsoli Kali qui n’ont présenté à l’analyse aucune trace de chlorure de sodium ; il en a été de même de diverses Chénopodiées observées au Jardindes-plantes de Toulouse, qui offraient une saveur salée et étaient recherchées par les oiseaux. Dans toutes ces plantes, analysées à sa prière par M. Filhol, les sels de soude étaient remplacés par les sels de potasse correspondants.
M. Cosson dit que, dans le Sahara algérien, où le sol est très salé et l’atmosphère d’une sécheresse extrême, les Tamarix ne lui ont pas offert de sécrétion.
M. Gubler est d’avis que si, dans cette contrée, M. Cosson n’a pas constaté de sécrétion, cela tenait sans doute à la sécheresse de l’air ambiant et à la rapide évaporation qui devait en résulter.
M. Gay fait remarquer que c’est d’ailleurs seulement au moment
où se développent les jeunes feuilles que se produit la sécrétion salée des Tamarix.
M. Cosson ajoute que les Tamarix qu’il a observés étaient en fruit, et par conséquent ne devaient plus, d’après l’opinion de
M. Gay, produire aucune sécrétion.
M. de Schœnefeld, secrétaire, donne lecture de la lettre suivante, qui lui a été adressée parM. Duval-Jouve :