‹ Note sur la vieChapitre 5 sur 11 · XII COURTE PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII COURTE PRÉFACE

vail, une remarque se glisse, deux lignes s'intercalent, d'une écriture lumineuse et distincte el comme diminuée en une sorte de concentration d'esprit; et Fauteur les jette à côté, craignant une confusion. Celles qui ont rapport à la guerre étaient presque toutes groupées dans ces huit mois, Siège et Commune, qui frappèrent tant Alphonse Daudet, où il fut mêlé à la vie propre de son pays, à la fois actif et réfléchissant, et écrivant en contre-coup des événements, ce qui fait la justesse et la sincérité de ce court journal.

Les rêves sont presque tous de sa jeunesse, c'est l'ordinaire ; chezTenfant, le rêve tient autant de place que la vie.

A mesure que les jours sont plus remplis de travail ou de préoccupations, les rêves s'espacent et s'éloignent, et quelques-

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uns, ceux où Ton prend des ailes pour éviter une chute ou pour traverser un fleuve, réalisation illusoire de Tidéal, de rimpossible, ceux-là on ne les refait jamais; ceux de mon mari semblent être tous dus à une fatigue des yeux, à cause de la couleur rouge, fruits, sang ou flamme de soleil couchant, qui se retrouve dans presque chacun. Tels que, il les aimait, ces rêves, les consignait avec soin, lui qui appréciait tant la réalité, mais fut toujours, dans sa grande œuvre de prose, le poète de sa vingtième année.

Tout à la fin de ces notes détachées, j'ai voulu donner Tensemble non d'un projet, mais d'une esquisse de livre, de celui que je regrette le plus dans les inachevés qu'il laisse. A la fois romanesque et philosophique, cette Caravane

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