‹ Note sur la vieChapitre 4 sur 11 · X COURT PREFACE · texte numérisé non relu

X COURT PREFACE

retombais ensuite d'autant plus lourdement dans le vide de l'absence et l'entremêlement douloureux de tous mes regrets.

Ce fut pénible surtout quand la fine écriture, si nette et comme dessinée, apparut déviée d'un léger tremblement, bientôt plus accentué, où la maladie se trahit par une fatigue physique, plus visible à mesure que la pensée se dégage mieux et, peu à peu, fait de Thomme de talent des premières années, la haute personnalité littéraire que devenait Alphonse Daudet.

Pourtant, je n'aurais voulu laisser à personne cette lâche qu'il m'avait confiée dès longtemps dans le mystère d'une enveloppe à ouvrir après sa mort, et j'ai repris un à un ces cahiers étroits mais si remplis, qui sont en résumé les Z^/Zr^.?

COURTE PREFACE. xi

de mon Moulin^ Fromonty Jack^ Vlmmortel, SaphOj etc.\ tous ses livres, toutes ses nouvelles, constatant chaque fois que, au plein d'un roman, la liste des personnages faite avec leurs âges respectifs — car ses romans, mon mari les construisait en scénarios avec Texactitude qu'il faut à une pièce de théâlre — au cours donc d'un dé ses grands livres, presque toutes les notes ont rapport au sujet, et celles-ci, j'ai dû les négliger pour éviter les redites d'une œuvre très lue et très connue; mai^ parfois, sans doute en ces haltes où la plume, restée en l'air, détache un instant la pensée de ce qui est le tra-

1. De ces cahiers, quatre avaient été donnés en souvenir d'amitié à Henry Céard, Léon Hennique, Gustave Geffroy, J.-F. Raffaëlii, qui ont bien voulu me les confier pour faciliter mes recherches.

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