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DAN’GEARD. — OBSERVATIONS SUR L’ANATOMIE DES SALSOLEÆ

où MM. Boissier et Levier l’ont recueilli, le 19 juillet 1878, ainsi qu’il résulte des exemplaires que lui a envoyés M. Levier, en 1879. L’herbier Rouy contient également cette rarissime Fougère de Dianteiro , près de Coimbre (leg. Ferreiro) el de Constancio à Abrantès (leg. Daveau), en Portugal, et de Plaseneia (leg. de Coincy), soit de quatre localités (1).

M. Rouy rappelle en outre, au sujet de M. Goincv, que c’est notre collègue qui a découvert ou retrouvé récemment en Espagne les Linum decumbens , Aslragalus mauritaniens , T rima Du four ci, Senecio Decaisnei, Echium polycaulon, Teucrium intrieatum , cinereum et ramosissimum, Slernbergia æthnensis , Narcissus cemuus, Isoeles selacea, etc., et qu’il a ainsi bien mérité de la flore hispano-portugaise.

M. le Secrétaire général donne lecture de la communication sui-

vante :

OBSERVATIONS SUR L’ANATOMIE DES SALSOLEÆ Benth. et Hook ,

par SI. P. A. DA.S6ESRD.

La tribu des Salsoleœ présente des particularités de structure intéressantes non signalées jusqu’ici.

Prenons comme exemple le Noœa spinosissima Moq. : trois faisceaux libéro-ligneux se détachent de ceux qui vont constituer le cylindre central de la branche axillaire, le médian est destiné à la feuille; les deux latéraux arrivés près de l’écorce se bifurquent, une ramification se porte vers le faisceau médian sans d’ailleurs l’atteindre, l’autre ramification se dirige dans l’écorce de la tige et fournit les faisceaux libéro-ligneux que l’on y rencontre. Ces faisceaux, par suite d’une rotation de 180 degrés des foliaires latéraux, se trouvent avoir leur bois externe et leur liber interne ; toutes les ramifications que l’on trouve dans le parenchyme cortical de l’eutre-nœud sont orientées de la même manière ; les plus gros faisceaux corticaux montrent intérieurement à leur zone génératrice un plus ou moins grand nombre de fibres à parois épaisses (2).

Le parenchyme cortical comprend :

1° L’épiderme;

(1) Cf. Deux excursions botaniques dans le nord de l’Espagne et en Portugal, par Louis Leresche et Émile Levier, p. 86.

(2) Ou ne connaissait des faisceaux corticaux ainsi orientés que dans les Calvcanthées; récemment M. Lignier en a signalé également dans les Barringloniées (Congrès de Toulouse, séance du 23 septembre 1887).

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