EX-MINISTRE DES FINANCÉS DU DOMINION DU CANADA, ETC,, ETC
Voûr la carte des chemins de fer du Canada annezrée.)
‘ est difficile, lorsqu'on retrace l'histoire du développement du Canada, de faire la part € qui peut être justement attribué à l'extension de son réseau ferré; il faut tenir compte, 2fTet, des facilités de communication par eeu tout à fait exceptionnelles que le pass ède et qui, méme de nos jours, peuvent ètre considérées comme un des facteurs prinux de sa prospérité commerciale, Un cours d'ean, qui s'étend depuis la rivière Saintrent jusqu'à Port Arthur, à l'amont du lae Supérieur, sur une distance de 5,657 kilores (2,260 milles) et qui est rendu navigable par toutun système de canaux, a fourni un ent particulier de progrès qu'il ne faut pas perdre de vüe lorsqu'on traite Ta question rale, non plus que les immenses cours d'ean intérieurs el les innombrables Taies, qui eu el qui ont encore leur part dans le développement du pays.
ependant, L& colonisation était limitée «ur terres situées & proximité de ces cours uw.
‘ n'est que lorsqu'on arrive à la vaste étendue de territoire située à l'ouest du lae rieur que l'importance primordiale des communications ferrées devient évidente si veut arriver un jour à utiliser, dans l'intérêt général, ces-plaines et ces vallées vastes rtiles. L'étendue de cette contrée se comprendra lorsqu'on saura que, pour parcourir stance entre le lac Supérieur et les rives du Pacifique, il a fallu construire 5,652 kilores (2,257 milles) de chemins de fer.
ais, si ces moyens de communication par eau sont si nombreux, ils ne le sont que pen- Lles mois les plus chauds de l'année; pendant le long hiver qui dure depuis la fin de embre jusqu'à la fin de mars, tout l'intérieur du pays serait séparé du monde, le comce y serait endormi et paralysé sans les chemins de fer, qui traversent maintenant le s de l'est à l'ouest, en étendant leurs ramifications vers le nord'et vers le sud, qui rassemt ou distribuent les produits des forèts, des champs et des usines sur toute la surlace pays, et qui permettent les relations faciles avee tous les centres de population sans égard aux obstacles résultant de la saison froide, C'est pourquoi l'existence du chemin
de fer à été absolument essentielle au maintien de la prospérité et au développement ultérieur du Canada plus que de tout autre pays.
Dates importantes.
En vue d'indiquer brièvement les bienfaits produits dans ce pays par lt construction des chemins de fer; il conviendra peut-être de jeter un coup d'œil sur la situation du Canada à trois où quatre époques différentes ; on remarquera cependant que les résultats indiques ne sont pas, dans tous les cas, une conséquence évidente et directe de lt construetion des chemins de fer, et que d'autres causes peuvent avoir contribué à les produire : il est cependant indiscutable qu'une grande part, sinon la plus grande, du développement actuel est due au chemin de fer,
On peut, pour cela, choisir les dates suivantes :
1. —— Le commencement de la construction des chemins de fer au Canada, en 1856:
2. — L'achèvement du Grand Trunk Railway, de la rivière du Loup, à Sarnia, en 1860; ». -— La Confédération du Canada, en 1867;
k — L'achèvement de la ligne principale du chemin de fer intercolonial, de Halifax à
Levis, en 1876;
5. — Le commencement, en 877, et l'achèvement, en 1886, de la ligne principale du Canadian Pacifie Railway, de Montréal au Pacifique: 6. — L'époque actuelle, 1894-1895.
Il convient de rappeler ici que le Canada, tel qu'il est actuellement constitué, n'existe pas depuis longtemps, et voici les dates des changements les plus importants. De 1791 à 1841, il vavail quatre divisions distinetes avant des gouvernements, des lois et des archives séparées, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswiek, le Haut Canada maintenant l'Ontario et le Bas Canada maintenant Québec, En 1844, le Bas Canada et le Haut Canada furent unis sous le nom de provinee du Canada. En 1867, les quatre provinees furent formées en Confédération et, depuis, l'est plus facile de reeueilir des renseignements statistiques. En 1870, les territoires du Nord-Ouest furent acquis et la province de Manitoba créée. En ISTE, la Colombie britannique et, en 1875, l'ile Prince Edouard se joignirent au Dominion.
Construction du premier chemin de fer. — La première entreprise de chemin de fer dans ce pays fat la construction d'une courte section entre la Prairie et Saint-Jobn dans ce qui est maintenant la provinee de Québec et dans ee qu'on appelait alors le Bas Canada. Cette section fut ouverte en juillet 1856 avec la traction par chevaux; la traction à vapeur fut adoptée l'année suivante. Cette section faisait partie du Montreal and Champlain Railway, qui fut achevé en 1854 et qui établit des relations entre Caughnawaga, sur la rive méridionale de la rivière Saint-Laurent, au dessus de Montréal, et Rouse's Point, près de la ligne frontière des États-Unis. ’
Entre 1857 et 1850, il fut fait peu de chose en matière de travaux de chemins de fer; en 1847, il n'v avait que 87 kilomètres {54 milles) de chemins de fer en exploitation et, tous, dans le Bas Canada. Les principales communications se faisaient par eau, grâce à la construction du système de canaux de la rivière Saint-Laurent, ouvert en 1848, le Welland Canal donnant accès du lac Ontario dans le lac Huron avant été ouvert en 1829.
Dnauguration du Grand Trunk Railway. — Les dix années comprises entre 1850
eee
et [k en tota à l'e
par com
lign
fût f ferr de E 250, Etat.
ques en |.
que
Er sur | ouve
Er Écos Trur
Ce
En de cl Il v :
Cana (2,10 États struc neme 3,267 (6,72 dolla de m de m pas (24,5
Uulté-
on des anada liques on des ‘cpenel est
ifax à
de du
le pas IS41, ‘bives tario Cunis soufé- 1870, 71, la
de fer dans nada, apeur plain à rive de la e fer; tous, struc- Canal
mr
meer
MOTIONS DIVERSES. s
et 1860 furent des annees de grande activité, Elles virent entamer, en 1852, et achever, en 1860, le réseau du Grand Trunk Railway qui comporte, dans le Canada, une longueur totale de 1,405 kilomètres 872 milles, la ligne principale s'étendant depuis Rivière du Loup à l'ést jusqu'à Sarnia, sur la Detroit River qui en est la limite à l'ouest.
La section entre Montréal et Toronto fut complétée et ouverte vers le milieu de 1856, et, par la construction du Victoria Bridge sur le Saint-Laurent, ouvert en décembre 1859, des communications directes par voie ferrée furent établies avec l'extrémité méridionale àe :a ligne et la rade de Portland dans l'Etat de Maine, Etats-Unis.
Tracé du chemin de fer intercolonial.
Dans les provinces de Nouveile-Ecosse et de Nouveau-Brunswiek, bien que peu de chuse fût fait en matière de construction, on se rendait si bien compte de l'importance d'une lis ferrée qui relierait la côte canadienne de l'Atlantique avec Québec, projet présenté dès 1852, qu'en 1856-57 des levés furent faits dans la région entre Saint-Andrews, dans la baie de Fund, et Levis, situé en face de Québec; le FAN ROMENS impérial intervint pour 250,000 francs 10,000 livres dans les dépenses de ées levés. Par suite des objections des Etats-Unis, basées sur une contestation de frontières entre le Canada et l'État de Maine, la question ne fut résolue qu'en 1842: la décision étant défavorable au Canada, il fallut, en 1844, faire de nouveaux levés en évitant par un détour considérable le territoire en litige que traversait le premier tracé.
En 1852, on commença dans le Nouveau-Brunswick la ligne entre Saint-John et Shedias, sur le golfe Saint-Laurent: cette ligne, d'une longueur de 174 kilomètres (108 milles), fut ouverte au tralie en 1860.
Entre temps, on avait commencé en 1854 et achevé vers la fin de 1858, dans la Nouvelle- Écosse, une ligne de chemin de fer de 98 kilomètres | 61 milles de longueur entre Halifax et Truro.
Ce fut là le noyau de ce qui est maintenant le chemin de fer intercolonial.
La statistique des chemins de fer en 1860.
En 1860, le gouvernement fit pour la première fois une tentative en vue de recueillir et de classer d'une manière méthodique tous les renseignements relatifs aux chemins de fer. I y avait à cette date seize Compagnies de chemins de fer exploitant, dans la province de Canada, 5,026 kilomètres 1,880 milles de lignes ou un total de 3,391 kilomètres (2,107 milles en v ajoutant les lignes en relation a par ces Compagnies dans les États-Unis. Sur ce chiffre total, 9,176 kilomètres 1,974 milles) avaient coûté, comme construction et matériel, une somme de 485,898,208 ee 97,179,641 dollars), le gouvernement ayant accordé une intervention de 101,951,955 francs 120,246,247 dollars). En 1860,
267 kilometres 2,050 milles de lignes donnaient une recette de 33,613,532 francs 6. 722,666 dollars, Les dépenses d'exploitation s'élevant à 98,577,557 francs (2,675,911 dollars. Le nombre de vovageurs était de 1,825,755 et 1,479,749 tonnes (1,459,446 tonnes de marchandises avaient été transportées: quant aux es cependant, cinq lignes
de moindre importance, représentant une longueur de 146 kilomètres (91 milles), n'avaient pas indiqué les chiffres, La vitesse moyenne des trains express était de 39.4 kilomètres
(24,5 milles) par heure, ÿ compris les arrêts, Le nombre total des s agents des chemins de fer
était de 6,606, À la fin de Fannée FRS voavait en service, sur tous les chemins de fer, 384 locomotives; le Grand Trunk Railway en possédait 217, Les rails étaient en fer, toutes les lignes étaient à simple voie et Le bois était employé cornme combustible dans les locomelives.
Commencement du chemin de fer intercolonial.
L'acte de 1867, qui décidait la confédération des quatre provinces séparées du Canada, contenait cette stipulation expresse que le chemin de fer intercolonial serait construit par le gouvernement du Dominion, afin d'établir les relations néressaires entre les provinces maritimes el le Canada central
On mit immédiatement la main à Fœuvre, le chemin de fer fulachevé eCouvert en juillet 1876, formant une ligne directe jusqu'à Rivière du Loup, où il se soudait à la section du Grand Trunk reliant ee pointet Levis, en face de Québec; cette section fut achetée par le gouvernement en 1879, Entre temps, la Colombie britannique, en ISTE, et l'ile Prince Édouard, en 1875, avaient été admises dans le Dominion,
ar l'achèvement du chemin de fer intercolonial et les relations ainsi établies avec les réseaux existants, on obtenait la communication entre les deux ports canadiens sur FAtlantique, de Halifax dans la Nouvelle-Écosse et de Saint-John dans le Nouveau-Brunswick, et plusieurs ports situés à la pointe du lac Ontario, du lac Érie et du lac Huron; on assurait ainsi les relations avec les lignes américaines de FOuestet du Sud et lon recueillait en differents points le trafie des grands lacs.
La statistique des chemins de fer de 1875-50.
La date du juillet 1876 marque done le commencement d'une ère nouvelle dans Fhisloire des chemins de fer dans ce pays, etles statistiques de l'année fiscale 1875-76, elose le 50 juin 1876, ont de l'importance au point de vue de la comparaison,
A cette date il v avait en exploitation, en v comprenant les lignes gouvernementales ‘le chemin de fer intercolonial et le chemin de fer de l'île Prince Édouard, 357 chemins de fer représentant une longueur totale de lignes de 8,299 kilomètres (5,157 milles), dont il faut déduire pour la section du Grand Trunk Railway, située sur le territoire des Etats-Unis. 567 kilomètres 228 milles), ce qui laisse un total de 7,952 kilomètres (4,929 milles) de lignes exploitées dans le Canada. A l'exception des 127.8 kilomètres (79 milles de lignes du Great Western, toutes ces lignes étaient à simple voies il v avait 5,819 kilomètres (2,575 milles de voie en acier, 4,458 kilomeètr : 2,758 milles) de voie en fer et, en ce quiconcerne une seule ligne, 41 kilomètres (25 '/, milles, de voie en bois. Le capital libéré total des chemins de fer en exploitation ou en voie de construction, s'élevait à 1,669,450,258 franes :555,886,0#7 dollars), sur lesquels le gouvernement du Dominion avait dépensé 501,415,151 francs (60,285,026 dollars). Ces chemins de fer avaient transporté 6,155,065 tonnes (6,551,757 tonnes) de marchandises et 5,544,814 voyageurs. Les recettes s'élevaient au total de 96,790,420 fr. 55 ce. (19,558,084.11 dollars) et Les dépenses d'exploitation à 79,015,607 fr. 05 ec. (15,802,721.41 dollars. Le matériel comprenait 1,000 locomotives, 775 voitures à voyageurs et 15,647 wagons à marchandises et à bestiaux. Les chiffres ci-dessus ne comprennent pas certaines petites lignes de la Nouvelle-Écosse, au nombre de 15 et d'une longueur totale de 178 6 kilomètres (111 milles), exploitées par des Compagnies charbonnières pour l'embar-
quement de leurs produits.
A par
pén biet aime La en\ bro du Ie Pau nor pas \ eou vai orit Col
ana
de fer, toutes
OCOoIMO-
anada, uit par
ovinces
en juiltion du par le Prince
vec Îles l'Atlan- \ ich, et issurail
bn diffé-
is l'hislose le
ales ‘le s de fer il faut s-Unis.
: lignes 1 Great milles e seule s de fer 80,047 francs 1,757 Cal de r.05c. ageurs nt pas tale de :nbar-
SAR LE ds
fe
En dehors des chemins & fer en exploitation, iv avait beaucoup de chemins de fer en voie de construction soit par le gouvernement, soit par des Compagnies particulières, Les chiffres ofliciels publiés pour l'année précédente indiquent qu'au 50 juin IST, il y avait 3,661 kilometres (2,275 inilles) de lignes en construction, mais non ouvertes au trafic, Ces chiffres comprenaient les travaux du chemin de fer projeté devant relier la région du Canada, située à l'ouest des grands Faces, aux côtes du Pacifique et qui, lorsqu'il fut achevé,
prit le nom de Canadian Pacific Railway Le développement des chemins de fer en INT6.
Avant de nous occuper de cette grande œuvre et de Féere nouvelle qui fut inaugurée par sa construction, il convient de remarquer combien peu les chemins de fer avaient pénétré dans l'intérieur du pays. Une carie annexée au rapport ministériel de 1876 iadique bien une ligne directe reliant les principales villes du Dominion eten relation avec les lignes américaines du Sud et de Est, mais cette ligne directe suivait de très près la rivière Sainte Laurent et, à l'exception d'une ligne du Grand Trunk Railway allant jusqu'à Ottawa, à environ 86 kilomètres (50 milles au nord de la rivière, et d'une autre ligne d'environ 195 kilometres 120 milles de longueur reliant la grande ligne à la rivière Ottawa, à Pembroke, in availen réalité rien pour traverser les épaisses forêts qui couvraient l'intérieur du pays, sauf quelques routes et sentiers plus où moins difliciles, parfois impratieables, est vrai que, par un passage d'eau, Québec était en relation avec le chemin de fer de l'autre côté de la rivière, mais il R'evail aucune comraunieation vers Fest, l'ouest ou le nord. Montréal avait par le pont Victoria, des relations faciles avee le sud, mais il n'avait pas de lignes vers le nord ou l'est.
Mais cel élat de choses devait rapidement changer. Une ligne de chemin de fer était en cours de construction sur la rive nord du Saint-Laurent, entre Québee et Ottawa, et on travaillait à ia construction d'un chemin de fer reliant les réseaux ferrés du Canada central et oriental avec le Pacifique expressément stipulée comme condition de l'accession de la Colombie britannique dans la Confédération Les levés de toute la région intermédiaire avaient été simullanément entainés à chaque extrémité, en juin et juillet 1871.
Etat des communicuions à l'ouest des grands lacs avant le construction du Canadian Pacific Railway.
ne sera pas sans intérêt de jeter un coup d'œil rapide sur l'état des communications entre la région du Canada, à l'est du lae Supérieur, et la région à l'ouest avant la construetion du chemin de fer.
Jusqu'à l'amont des eaux canadiennes sur le lac Supérieur, c'est-à-dire à Prince Arthur's Landing Thunder Bay, les communications étaient assurées par bateaux et par steamers.
Entre Prince Arthur's Landing maintenant Port-Arthur et le Red River Settlement à Fort Carry connu plus tard sous le nom de Winnipeg, la route suivie par le voyageur et appelée la vieille route des eanots, représentait le seul moven de communication. Elle ätilisait les parties les plus convenables pour la navigation des rivières et des lacs de cette région et, sur une distance lotale de 726 kilomètres ‘451 milles, il ne fallait que onze courts « portages » d'une longueur totale de 12.9 kilomètres (8 milles. C'est cette route que suivirent, en 1870, les troupes commandées par le colonel Wolseley, aujourd'hui lord Wolseley, chargées de
réprimer un soulèvement de demi-sangs et d'fndiens dans Le Menitoba, Cependant, cette
route, trouvée impraticable pour le transport des émigrants, fut abandonnée,
Trace du Canadian Pacific Railway.
Le tracé du Pacilie Railway, entamé en 187 exigea un travailexeessivement considérable elLoceupa plusieurs années, Cependant, les renseignements obtenus présentérent une grande valeur et fournirent sur les ressourees du pass, nt à l'intérieur que sur la eôte du Pacilique, des données qui furent de la plus grande utilité au point de vue de son développement ultérieur, En 1877, le éhemin de fer fut commencé par le gouvernement, mais on constala bientôt qu'il serait préférable de le faire construire par initiative privée aidée par le gouvernement, Le travail fut done confié à une Compagnie, la Canadian Paeilie Railway Company, en ASS, le contrat fixant l'année ISO comme date d'achèvement, Four aider à l'exécution du travail, le gouvernement du Dominion accorda un subside de 125 millions de francs 25 millions de dollars et 10,116,600 hectares (25 millions d'acres de terre, en mème temps que 1,050 kilomètres 540 milles de chemins de fer déjà construits que îe gouvernement avait alors en entreprise el qui avaient coûté, + compris le trace, environ 165 millions de franes 535 millions de dollars!
Commencement et achévement du Canadin Pacific Railway.
Avee ee subside, a Compagnie se mit à l'œuvre et poussa les travanx avee une telle énergie que la ligne fut construite en S86, einq ans avant l'expiration du délai fixé dans le contrat, et que le premier train direelde Montréal à Vancouver put ètre mis en marche au mois de juin de la mème année,
Depuis cette date, les chemins de fer construits à l'ouest de Winnipeg par celle Compaguie et par d'autres, dont les travaux ont été rendus possibles par la construction de la grande ligne, ont pris une énorme extension, Des distriets perdus du Nordel du Sud ont été ouverts au commerce et les plaines fertiles du Manitoba et du grand Nord-Ouest, les riches vallées et les régions minières de la Colombie britannique, ont été mises par le chemin de fer en communication avec les rives de l'Atlantique et du Pacilique et, vers le Sud, avec les réseaux ferrés américains.
Statistique des chemins de fer de 1SS5-S0,
La statistique générale suivante de 1885-86 est pleine d'intérêt, parce qu'elle indique la situation des chemins de fer dans le Dominion au commencement de l'ère des communications interocéaniques directes.
I y avait 18,544 kilomètres (11,525 milles de voies construites et 17,215 kilomètres
10,697 milles) de lignes exploitées. 16,581 kilomètres 10,505 milles de lignes avaient des voies en acier. Le capital libéré s'élevait à 5,266,880,720 francs (655,576,1## dollars), qui comprenaient des dividendes pavés et des dépenses faites par le gouvernement du Dominion, pour une somme totale de 624,852,557 fr. 85 e. (124,966,467.57 dollars. Les recettes s'élevaient, dans leur ensemble, à 166,946,910 francs °55,589,582 dollars et les dépenses d'exploitation à 120,887,910 francs (24,177,582 dollars. Le nombre des voyageurs était de 9,861,024, le poids des marchandises transportées s'élevait à 15,921,187 tonnes (15,670,460 toanes).
PTE
nl,ceite
dérable grande lu Pocipement ‘“onstalta le gouiv Comaider à nillions ‘re, en que ie environ
ne telle , 6 dans
e Comnu de la ‘ud ont est, les par le vers Île
ique la aunica-
mètres ent des 's), qui
Domiecelles penses Lait de 10,460
y avait 1,967 locomotives, 1,505 voitures à voyagenss et 25,645 wagons à marehan dies et à bestiaux, Les lignes possédées par des Compagnies charbonnieres ne sont pas comprises dans ee total: elles représentent, pour lai Nouxcide-Leosse, IS2 kilometres 115 milles, de lignes possédées par treize Compagnies,
En ISN6, La Canadian Pacitie Railway Compans possédait où administrait 7,295 kilo mètres 4,535 milles de lignes dans le Canada, dont 6,065 kilomètres 5,769 milles en
exploitation, Le Grand Trunk possédait os administrait LAS E kilometres 2,908 milles,
Développement des chemins de fer de ISS6 jusqu ce jour.
Pendant la période qui s'est écoulée depuis IS6 jusqu'à ee jour, la construction des chemins de fer, avec tous les progres ei laccompagnent, a marché rapidement d'année en année, Par la construetion, achevée en 1894, d'un tunnel sous li rivière Saint-Clair. Le Grand Trunk Railway s'estassuré une nouvelle communication directe avec tes P'ÉSCUN cu Michigan et, vers la fin de 1890, Le gouver nent a complété le prolongement du chemin de fer intercolonial jusqu'au porloriental de Sydney eap Breton ee qui a auginenté de 1,858 kilometres 1,142 milles la longueur totale de cette Tignes A la tin de ISS8, on construit une ligne directe et plus courte entre Montréal etSaint-dJohn Nouveau-Beunswick, qui traverse FEtat du Maine et communique avec Montréal par un nouveau pont sur le Saint-Laurent, Cette ligne fait partie du réseau du Canadian Pacifie Railway. Au nord de Québee, on a construit 389 kilomètres 242 milles de chemins de fer qui donnest aceës à la belle région agricole du lac Suint-ohn. Au nord d'Ottawa, une autre région agricole d'avenir va ètre ouverte par lo econsteuelie dun chemin de fer de 90 kilomètres (956 milles: de longueur: plus à l'ouest, une ligne dont 10,2 kilomètres 25 milles sont déjà construits, va traverser la région à lamont de lirivière OU
A l'ouest de Winnipeg, le pays vers le nord va être ouvert par des lignes se rallachant au tronçon principal du Canadian Pacifie, Déjune ligne d'une longueur de 402 kilomètres 250 milles, une autre d'une longueur de 409 kilomètres 25 milles et une troisième d'une longueur de 507 kilomètres (9 milles, près du versant oriental des montagnes Rocheuses, ouvrent l'accès d'une riche région, tandis que vers le sud de grandes régions houillères sont desservie: par plus d'une ligne etque les relations sont établies avec les réseaux américains.
Dans les anciennes provinces d'Ontario et de Québec, les parties méridionales sont couvertes d'un réseau de lignes, Actuellement, six lignes de chemins de fer convergent vers Québec, sept vers Montréal, sept vers Toronto, Six vers Ottawa et neuf vers Winnipeg.
Statistique des chemins de fer de 1593-94.
Comme nous l'avons déjà fait remarquer, le gouvernement du Dominion, les gouvernements des provinces et les municipalités ont largement aidé à la construction des chemins de fer par des subsides et des concessions de terres. Jusqu'à la fin de juin 189%, le gouvernement du Dominion, sans parler de ses propres lignes et de son intervention dans le Canadian Pacifie, était intervenu dans la construction de 71 chemins de fer, à concurrence de plus de 56,250,000 franes LT 1 # millions de dollars); les gouvernements des différentes provinces pour près de 150 millions de francs 50 millions de dollars et les municipalités
pour près de 80 millions de francs (16 millions de dollars).
Pour l'exercice fiseal clos Le 50 juin 1894. le nombre de kilomètres de chemins de fer achevés, non compris les lignes particulières des Compagnies exploitant des houillères ou des mines de fer, était de 25,576 kilomètres (45,768 anilles. dont 24,752 kilomètres (15,568 milles! avec voie en acier: le nombre de kilometres exploités était de 25,250 kilomètres (15,627 milles). Le capital libéré s'élevait à 4,459,875,100 franes SS7,975.020 dollars. Les recettes brutes S'élevaient à 247,762,640 franes 49,552,528 dollars et les dépenses d'exploitation à 176,092,165 francs (55.218.455 dollars), soit une recette nette de 74,670,473 francs (3,554,095 dollars, Le nombre des voyageurs transportés était de L4,462,498 et le nombre de tonnes de marchandises transportées de 21,052,654 tonnes (20.721,16 tons. environ Dnillion de moins que l'année précédente Le nombre de train-kilomètres s'élevait à 70,459,526 (45.770,029 train-milles), Le nombre des Compagnies exploitantes était de 72 outre le chemin de fer intercolonial elle chemin de fer de Pie Prinee Edouard appartenant au gouvernement, La Compagnie du Canadian Pacilie Railway possédait où administrail 9,860 kilomètres 6,127 milles, et le Grand Trunk Railway 5,082 kilomètres 5,158 milles.
Les chiffres suivants indiquent ee qui revient à éhaque provinee dans le Lotal des voies construites les fractions de kilomètre sont négligées : Ontario, 10,890 kilomètres (6,767 milles): Québec, 4,866 kilomètres (5,024 milles): Nouveau-Brunswiek. 2,247 kilomètres (1596 milles): Nouvelle-Écosse, 1,528 kilomètres 825 milles): ile Prince Edouard, 998 kilomètres (210 milles}; Manitoba, 2,567 kilomètres (1,474 milles:: les Territoires. 2,892 kilomètres {1,772 milles), et la Colombie britannique, 1,287 kilomètres 800 milles . Parmi les marchandises ransportées, iv avait 11,506,911 tonnes (U,169,855 barils ou 1,112,885 tonnes, de farine: 2,608,676 tonnes (100,402,898 boisseaux ou 2,567,594 tonnes) de grains, e15,667,062 tonnes (5,609,515 tonnes) de bois. H'avait été transporté 4,245,172 têtes de bétail et 2,968.115 tonnes 2,921,575 tonnes) de marchandises manufacturées.
Le matériel roulant effeetuant ce trafie comprenait 2,002 locomotives, LS86L voitures à voyageurs, 656 fourgons à bagages, 55,852 wagons à marchandises et à bestiaux, et 19,605 Wagons plats elautres.
Résultats de la construction des chemins de fer.
reste à indiquer, pour autant que cela soit possible, les effets produits sur le paye par la construction des chemins de fer à travers ses différentes parties et, dans ce but, on peut utiliser les données fournies par le recensement général, par les statistiques des douanes.
l'agriculture et de Timmigration, de la poste, des institutions de banque, du commerce el de Ta navigation, et des taxes municipales. Outre ces sourees de renseignements, les relevés fournis au ‘ouvernement, par les Compagnies de chemins de fer e:'es-mèmes, ont une grande valer
Recensements de 1861 à 1891.
Voyons d'abord ce qui concerne la population, En 1861, la population du Haut Canada (Ontario était de 1,596,091 habitants: celle du Bas Canada Québec, de 1,111,568; celle du Nouveau-Brunswiek, de 252,047; celle de la Nouvelle-Écosse, de 990,897, el celle de l'ile Prince Édouard, de 80,857 habitants. Les territoires du Nord-Ouest et la Colombie brilannique ne Sont pas compris dans ces chiffres, puisque, à cette époque, ils ne faisaient pas partie du Dominion. Le Manitoba n'avait pas alors d'existence séparée, puisqu'il à été formé de territoires du Nord-Ouest après leur acquisition par le Dominion en 1870. On ne
peu
mai (
lati 6, Not 1!
Ro IS.
ns de fer ouillères lomètres lomètres aurs. Les d'exploi- 15 francs e nombre , environ élevait à it de 72 artenant ninistraii S inilles'.
les voies lomètres 247 kilo- Edouard.
rritoires.
) milles.
urils où mnes) de 172 tètes
voilures tiaux, el
LAS pr on peut douanes, mmeree ents, les
nes, ont
Canada celle du de Pile * brilanient pas il a été . On ne
RTE
his
ts.
PT ee Mate de de maté ne alien = -
peut donc se servir des relevés de population pour ee qui concerne ces trois parlivs du Paixs, mais, en dehors des tribus indiennes, il n'\ avait pour ainsi dire pas de population.
C'est en 1871 qu'eut lieu je premier recensement dans le Dominion, eette date, lu population du pays était de 3,659,257 habitants, Elle comprenait: la Colombie britannique, 56,247 habitants y compris 29,661 Indiens + Manitoba, 25,228 : Nouveau-Brunswiek. 285,994: Nouvelle-Ecosse. 387.800: Ontario, 620.851: île Prince Edouard, 94,021: Guébee, 1191516: les Territoires comprenant quatre distriets à l'Ouest, du Manitoba aux montagnes Rocheuses, el occupant une surface de 765,971 kilomètres carrés (594,981 milles carrés , 18.000: les territoires non organisés oceupant une surface de 5,577,927 kilomètres carrés 2.076.500 milles carrés. 50,000 habitants.
En STI, la proportion de la population rurale et de la population urbaine était la suivante : Dans l'Ontario, urbaine, 19.4, rurale. 80.6: Québee, urbaine, 195, rurale, 80.9: Nouvelle-Écosse, urbaine 40, rurale, 86.0: Nouveau-Brunswiek, urbaine, 28,5, rurale, 75,7: Manitoba. urbaine. 1.2. rurale. 988: Colombie britannique, urbaine, 8.9, rurale, 9 ile Prince Edouard, urbaine, FES. rurale, 88,5, el pour tout le Canada, urbaine, IS.S., rurale, SL2, la population urbaine totale étant de 686,019 habitants. En ce qui concerne a population urbaine. Montréal ecomptaii 107.225 habitants: Toronto, 56.092: Québec, 39,699 : Ottava, 21,545: Winnipeg n'avait que 244 habitants et, dans li Colombie brilannique Victoria, il ns en avait que 5,270: Vancouver et New-Westininster mexistaient pas encore,
Si, laissant de eôté Le recensement de ISST. nous passons à celui de 89, nous trouvons les chiffres suivants :
Popuiation totale du Canada : 855.259 habitants, comprenant: Colombie britannique, 98.175: Manitoba, 152,506: Nouveau- Brunswick, 521,965: Nouvelle- Ecosse, 450,596: Ontario. 2.114.521: ile Prince Édouard, 109,078: Québec, LA488,555: les quatre districts organisés des Territoires, 66,799, et les Terriloires non organisés, 92,168. La population du Canada est maintenant évaluée à 5,000,000 d'habitants.
En 1891, la proportion de la population rurale et de la population urbaine étail la suivante: Ontario, urbaine, 35.2, rurale. 66.8 : Québec, urbaine, 29.2, rurale, 70,8: Nouvelle- Écosse, urbaine, 21.2, rurale, 78.8: Nouveau-Brunswieck. urbaine, 19.4, rurale, 80.6; Manitoba, urbaine. 22.5. rurale, 77 5: Colombie britannique, urbaine, 42,5, rurale, 57,5: ile Prince Édouard, urbaine, 15.0, rurale, 87.0: les Territoires, urbaine, 5.6, rurale, 94.4: pour l'ensemble du Canada, urbaine, 28.7, rurale, 715, La population urbaine totale pour tout le Canada était de 1,590,910 habitants.
I v'avait deux villes de plus de 100,000 habitants : Montréal, 216,650 habitants: Toronto, 181,220 habitants.
I v avait sept villes de moins de 70,000 et de plus de 25,000 habitants, en x comprenant Winnipeg, avee une population de 25,642 habitants, soit, pour cette ville, un accroissement de 221.1 p. ec. pendant la déecade.
IV avait onze villes de moins de 25,000 et de plus de 10,000 habitants, ; compris Van-
couver, 15,685 habitants, et Victoria, 16,841 habitants, cette dernière offrant un acecroisse-
ment de population de 184.2 p. e.
1 avait vingt-six vilies de moins de 10,000 et de plus de 5,000 habitants, Y compris New- Westminster, avec 6,641 habitants, soil une augmentation de population de 542,7 p.e, en dix ans. FH y avait quarante-six villes de 5,000 à 5,000 habitants, compris Springhill, Nouvelle-Écosse, avec 4,815 habitants ou une augmentation de population de 454.7 p. e.,
te a Ed dd tetnot Mmrre pe
el Nanaimo, dans File Vancouver, avee 4,595 habitants où une augmentation de 179,5 p.e. Calgary, Brandon et Portage-la-Prairie, villes situées sur la section occidentale du Canadian Pacilie Railway, avaient jailli du sol, et leur population était respectivement de 5,876, 2,118 6 5,909 habitants.
\u poiut de vue des oceupalions de la population, il + avait 408,758 fermiers, ou, en v comprenant les fils engagés dans l'agriculture, 649,506 personnes, Ces chiffres ne comprennent pas les domestiques de ferme,
Dans ce dernier chiffre, la part de la Colombie britannique élit de 5,874; celle du Manitoba, de 29,01%, où une augmentalion de F5 p.e.: celle des Territoires du Nord-Ouest, 10,857, où une augmentation de 9789 pe. sur le chiffre de LOT en 1881.
En ESA, iv avait 11,547,99% hectares 2N,557,242 acres de terres défrichées, contre S,897,100 hectares (21,889.180 acres) en ISST, et 7 ONS,IS8E hectares (17,555,818 acres en 1871
On peut se rendre compte, par le tableau suivant, du développement de l'industrie,
| 1571. | 18. | 180 b Nombie d'établissements | ee 49,925 75,708 Capital —— \ 3N9,820,100 fr. S2H,013, 2. | 1,7CO,I84085 fr. | : al envaue = | 9-12 QU 7 apitul envuc 1 327,964,020, | $ 165,302,623 | ‘+ 353,836,817) | Nombre d'employés | | 157,942 254,935 | 307,860 Por. PAPE , es ST 1 204,255,095 fr. 297,145,010 fr. | 498,812,205 fr. URLS DAes jy US $ 09,429,002 $ 99,762,441) TE 1 624,539,230 ir. 899,592,965 fr. | HARAS DNS 0 0 ‘ L [8] Q j = or y ne ‘ | : Se RTAOT S 170,918,598 | 48 255,083,219) ae te | 1.108.088. 862 fr. | 1,548,380,340 fr, | 2,377,228,525 fr. ai RU ) SRE = ms) ‘ pro (8 22],617,77:) $ 309,676,068) $ 479,445,705) |
À ee SL A NRA “RS CRE TS REC EP SRE
En 1891, la Colombie britannique avait 770 établissements, dont la produetion était évaluée à 59,999,640 francs 11.999,928 dollars ; Manitoba, 1,051 établissements, avec une production évaluée à 50,575,910 francs (10,155,182 dollars), et les Territoires, 575 établissements, avec une production de 9,156,590 francs 1,827,510 dollars).
La Colombie britannique avait 59 établissements ayant chacun une produetion de 250,000 francs 50,000 dollars) et plus, contre 15 établissements en 1881, et 18 établissements, avant une production d'une valeur de 500,000 franes 100,000 dollars et plus, contre ten 1881.
Manitoba avait 59 établissements, ayant chacun une production d'une valeur de 250,000 franes (50,000 dollars) et plus, contre 15 en 1881, et 16 établissements, avant une produetion de 500,000 franes {100,000 dollars) et plus, contre 5 en 1881.
Les Territoires avaient 7 établissements ayant une production d'une valeur de 250,000 francs (50,000 dollars) et plus, alors qu'il n'y en avait aueun en 1881; parmi ces élublissements, il + en avait 5 dont la production dépassait 500,000 franes (100,000 dollars.
LS 0m mé or
Su 50, 500, au-d
E1 I y brit Eco:
27,0 et »|
Où la st sui\
inst
Canadian de 5,876,
. OU, en v compren-
du Manird-Ouest,
*s, contre IS acres
Lrie,
bre)
085 fr.
20,5 fr, 2,441) ,095 fr.
3,211) 029 fr.
— nes ms
on était avec une > établis-
etion de tablisses,contre
250,000 produe-
250,000 établis- 'S)
a LP EG D os promet
2 cb
AT à La mises: 2 avc es
Sur le total des établissements du Canada, 1,675 avaient une produelion de 250,000 francs 50,000 dollars) et plus: 899 de 250,000 à 500,000 franes 50,000 dollars à 100,000: 776 de 500,000 franes ‘100,000 dollars, et 2 de 5 millions de francs {'inillion de dollars) et au-dessus.
En 1891, il v avait 25,552 agents de chemins de fer, dont 4,204 mécaniciens et chauffeurs. y avait 15,417 mineurs, dont 5,660 dans la Nouvelle-Écosse et 4591 dans la Colombie britannique :; 12,519 bücherons et condueleurs de radeaux, dont 1,512 dans la Nouvelle- Écosse, 1,240 dans le Nouveau-Brunswick et T9 dans li Colombie britannique: et 27,079 pécheurs, dont 14,478 dans la Nouvelle-Ecosse, 2996 dans le Nouveau-Brunswiek et 5,793 dans la Colombie britannique.
On peut avoir, pour une date beaucoup plus récente que celle du dernier recensement, la statistique du développement du pays ans les autres branches d'activité, et les chiffres suivants qui se rapportent à l'exercice clos le 50 juin 1894, donneront des renseignements instructifs presque applicables actuellement.
Statistique du commerce de 1894.
Pour l'exercice clos le 50 juin 1894, le commerce total d'importation et d'exportation du Canada s'élevait {1 à 1,204,999,445 franes (240,999,889 dollars), en comparaison d'un total de 635,137,660 franes (151,027,552 dollars en 1868. Les centres de communication par chemin de fer y ont eu la part suivante en chiffres roads ? Halifax, 67,500,000 francs (15,500,000 dollars); Saint-John, 53,000,000 de franes (7,000,000 (de dollars): Québec, 45,500, 000 francs (8,700,000 dollars': Montréal, 482,000,000 de francs 96,400,000 dollars) : Toronto, 110,000,000 de francs 22 000,000 de dollars: Winnipeg seul port d'entrée du Manitoba, 21,000,000 de franes #,200,000 dollars}; Vancouver, 10,500,000 franes 2, 100,000 dollars : Victoria, 29,500,000 franes (5,900,000 dollars. Le total pour toute la Colombie britannique était, en 1894, de 67, cen 905 francs 115,412,181 La en comparaison d'un total de 18,262,295 francs (5,652,459 dollars) en 1872, et de 54 554,579 francs (6,906,915 dollars) en 1886. En 1872, le total JOUE Winnipeg n'était que de 3,158,940 franes (1,027,788 dollars).
Le commerce interprovineial du Dominion, e’est-à- dire l'échange des produits d'une province à l'autre, est aujourd'hui évalué à 500 millions de franes 100 millions de dollars); en 1868, il n'était que de 20 millions de francs (# millions de dollars. Cette augmentation doit ètre entièrement attribuée au développement des chemins de fer.
En 1895-94, le Canada exportait 1,011,956 tonnes (996,000 tonnes} de charbon, soit 244,856 tonnes (241,000 Lonnes) pour la Nouvelle-Écosse, 727,456 tonnes (716,000 tonnes) pour la Colombie britannique et 34,544 tonnes (54,000 tonnes) pour les Rs Le pays n'exporte pas en grandes quantités les minerais de fer ou de cuivre, mais aux nouvelles mines de nickel de Sudbury, sur la ligne du Canadian 'acifie Railway, où le minerai a été decouvert en faisant une tranchée pour la ligne, on a produit pour l'exportation, en 1895- 94, 4,272 lonnes (4,205 tonnes), d'une valeur de 5,045,995 franes (608,799 dollars).
(t) La valeur seule ne permet pas de se faire une idée exacte de cet accroissement, les prix, depuis 1868, ayant baissé d'au moins 33 13 p.c. En prenant les bases de 1868 et en les appli-
quant à la statistique du commerce de 1894, on arrive à un chiffre de 1,525 millions de francs (305 millions de dollars). C’est d'après ce chiffre qu'on peut apprécier l'augmentation du commerce comme quantités.
Statistique de La population urbaine et du développement dans l'Ouest.
Voici, pour 1895, l'évaluation de la population des principales villes, bourgs et villages situés le long de la ligne du Canadian Pacifie Railway et de ses embranchements, dans le Manitoba, les Territoires et la Colombie britannique. y en a neuf avant une populkicon de 500 à 1,000 habitants: quinze de 2,000 à 5,000 habitants: ia population élant actuellement évaluée pour Winnipeg à 950,000 habitants, pour New-Westininster à 9,000 et pour Vancouver à 20,000,
Voiei le chiffre de la fortune imposable dans quelques-unes de ces cités pour l'année 1895 :
Caulgars, 7 millions de franes (1,400,000 dollars! ; Vancouver, 95,275,000 francs (18,655,000 dollars ; New-Westiminster, 957,920,660 franes (7,9504,152 dollars: Winnipeg, 108,465,900 francs 21,692,700 dollars le chiffre pour 1882 n'était que de 40 millions de francs (S millions de dollars ; Brandon, 15,594,190 francs (5,118,858 dollars. North Bax, Sudbury, Fort William, Rat Portage, Kewatin, Deloraine, Medicine Hat, Regina, Dunmore, Moose jaw, Leshbridge, Edmonton, Prince Mbert et un grand nombre d'autres villes ont des taxes S'élevant de 625,000 à 2,500,000 francs (125,000 à 500,000 dollars , et Kamloops, Yale, Port Moodv, Nelson et une douzaine d'autres villes de la Colombie britannique augmentent le chiffre total de plusieurs millions.
Des trente-huit banques reconnues du Canada, formant avec leurs succursales un total de 516 établissements, dix ont des succursales à Winnipeg, trois à Brandon, Calgary, Edmonton, Vancouver, New-Westminster et deux dans quinze à vingt autres vilies, sans compter les banques privées. On a trouvé nécessaire, en 1895, d'établir à Winnipeg un Clearing house, le cinquième du Canada, dont les transactions pour le premier semestre se sont élevées à 24,871,155 francs (4,974,267 dollars. Il convient de remarquer ici que les opérations des cinq Clearing houses de Montréal, Toronto, Halifax, Hamilton et Winnipeg se sont élevées, en 1895, à 4,905,687,815 franes (981,157,565 dollars).
La superficie totale, dont les levés ont été faits par le gouvernement du Dominion pour la colonisation dans le Manitoba, les Territoires et la Colombie britannique jusqu'en juin 1894, représente un total de 51,498,922 hectares (77,859,695 acres qui, répartis en exploitations de 64.746 hectares 160 acres) chacune, donnerait #86,49% fermes disponibles. Il + à donc amplement place pour une population supplémentaire considérable.
Le long de la ligne principale du Canadian Pacifie d'Ottawa à Vancouver, il y a 206
stations, les centres de population qu'elles desservent ayant, à très peu d'exceptions près, pris naissance à la suite de la construction du chemin de fer, et Lous sans exception lui devant leur développement. En différents points de cet immense trajet, ces stations sont devenues des centres d'industries minières, forestières, manufacturières et agricoles imporlantes,.
On aurait Lort de croire que la plupart de ces stations sont autre chose que de simples points d'arrét desservant des établissements agricoles ou miniers établis dans le voisinage ; cependant, toutes les villes importantes offrent amplement le confort et les commodités modernes. L'éclairage et les movens de locomotion par l'électricité, de bonnes rues, de grands édifices publies, des distributions d'eau, de beaux hôtels, des magasins superbes et bien approvisionnés, des habitations partieulitres eommodes, des églises, des écoles, des théâtres, placent ces villes de la prairie et de la eôte à un degré d'avancement inconnu dans des villes du vieux monde plusieurs fois plus peuplées qu'elles.
Lo à tt ét
SA 2 a SSP re