‹ Note Sur Le Genre MyxotrichumChapitre 2 sur 3 · SÉANCE DU 13 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 13 NOVEMBRE

mais de longs appendices droits ou ondulés terminés en pointe à 1 extrémité. Le diamètre de la sphère formée par le réseau noir atteint au plus 220 à 240 p. de diamètre, les soies noires raides ou onduleuses qui en partent dans toutes les directions peuvent avoir jusqu’à 380 p. de long. Cette structure est, comme on s’en rend facilement compte, assez notablement différente de celle du Myxotrichum chartarum.

Telle est l’organisation moyenne de la plupart des individus de cette plante, mais on trouve dans l’herbier Montagne deux autres formes curieuses dont il n’a pas parlé et qu’il peut être intéressant de signaler.

1° La forme achœtum est mentionnée dans l’herbier du mycologue français; c’est le type précédent dépourvu des longs poils noirs; il ne reste plus, dans ce cas, que le glomérule central et le feutrage de filaments noirs.

2° La seconde variété paraît se rapprocher du M. chartarum , car les longues soies des individus moyens s’enroulent en crosse à l’extrémité. Malgré cette observation, il me semble prudent de conserver ces deux espèces comme distinctes, tant que la culture n’aura pas prouvé que de telles variations peuvent se produire expérimentalement.

Je dois dire, en terminant, que M. Saccardo (1) avait entrevu ce rapprochement dans un de ses derniers volumes, qui contredit la première opinion émise par lui. Malheureusement, les preuves de sa manière de voir manquent, il n’indique pas si elle est applicable à toutes les espèces ou non. Enfin il croit devoir rapprocher aussi le genre Bolacotricha des Gymnoascus. J’ai examiné des types de cette dernière forme venant de Berkeley, auteur du genre; le précédent rapprochement ne m’a pas paru justifié, les échantillons étaient d’ailleurs mal conservés.

Une opinion nouvelle a été avancée par M. Richon (2), à peu près à la

même époque, qui regardait les deux Myxotrichum comme des formes

contiennes de Cephalotheca . La méthode des cultures suivies pourrait

seule justifier cette hypothèse, et elle n’a pas été employée; les dessins

d’ailleurs ne convaincront point tous ceux qui connaissent les causes

d’erreur innombrables dont il faut se garder dans ce genre de recherches.

Le cas que je viens d’exposer à la Société présente, au point de vue du nom à adopter, une difficulté que je lui soumets. Bien que le plus ancien, le nom de Myxotrichum me paraît devoir être rejeté.

M. Malinvaud dit qu’il semble résulter de la communication de

M. Costantin que le genre Myxotrichum contenant des éléments

(1) Syll. Fung. t. VIH, p. 823.

(2) Richon, Deux especes nouvelles de Ci-plmlolheca (in Bull. Soc. mycol. de Fr.,

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