‹ Note Sur Le PéricycleChapitre 2 sur 2 · TRANSPIRATION KT C II LO R O VA PO R 1S AT IO N · texte numérisé non relu

TRANSPIRATION KT C II LO R O VA PO R 1S AT IO N

par II Pli. Vl\ TIECHEH (1).

Je demande à la Société la permission d’appeler un instant son attention sur la nécessité qu’il y a de séparer, en physiologie végétale, deux fonctions jusqu'ici confondues. Ces fonctions ont, il est vrai, l’une et l’autre pour effet extérieur l’émission d’une certaine quantité de vapeur d’eau par toutes les parties aériennes du corps de la plante, mais c’est là tout ce qu’elles ont de commun.

Les plantes dépourvues de chlorophylle et les organes sans chlorophylle des plantes vertes émettent incessamment, à l'obscurité comme à la lumière, de la vapeur d’eau par leurs parties aériennes; il en est de même des organes pourvus de chlorophylle, quand ils sont à l’obscurité ou à une faible lumière diffuse. A une forte lumière diffuse ou au soleil, le meme phénomène continue à se produire dans ces organes verts, mais en même temps intervient la seconde fonction vaporisante dont il sera question tout à l’heure; celle-ci ajoute son action à celle de la première, et l’on n’observe au dehors que la somme des deux effets. C’est à cette émission constante de vapeur d’eau par toutes les parties aériennes du corps, phénomène commun à toutes les plantes et continu à la fois dans l’espace et dans le temps, parce qu’il a son siège dans le protoplasme général et qu’il n’exige pas le concours de la lumière, qu’il convient de réserver désormais le nom de transpiration. Ainsi définie, les animaux la présentent comme les plantes; la transpiration est une fonction commune à tous les êtres vivants. Elle croît, comme on sait, avec la température, avec la sécheresse et l’agitation de l'air. La lumière aussi l’accélère; au soleil, un organe sans chlorophylle, un pétale de Mauve ou de Lis, par exemple, transpire jusqu'à deux et trois fois plus fortement qu’à l'obscurité.

fl) Les considérations résumées dans cette note ont été développées récemment dans une des leçons de mon cours du Muséum (leçon du 13 février 1830).

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