VI. De 70 à jo ans
1° Gemmagc à niorl de 200 arbres : 2 lit. So de résine par arbre et par an pendant 5 ans i5o' oo^'i
2° Valeur du bois; coupe de régénération : 200 ar- '^ 1,100 00
bres à 5 francs Tun 1 ,000 00 )
Total 2,179 00
La production en argent par hectare et par an sera donc de 29 fr. o5, soit a 9 fr. 5o en ajoutant les produits accessoires. La production en matière, par hectare et par an, correspondante est de :
4/10 1 m. c. 800 : bois de service et bois à scier divers
(traverses, madriers, planches, etc.) o* 900
5/10 2 m. c. 2 5o : étais de mine, poteaux télégraphiques et petits bois à scier 1 4C2
1/10 o m. c. 45o : bois de feu (laissé sur place presque
en totalité) o 270
267 litres de résine o 289
Total. . . ^ 2 921
2 mètres cubes de bois en grume fournissent 1 tonne de bjis de construction et de travail : solives, traverses, madriers, planches, etc., ce qui correspond à un déchet moyen de 28 1/2 p. 1 00 et à un poids de t. 700 par mètre cube de bois fabriqué.
Les bois de la a*" catégorie peuvent se partager par moitié entre les bois sciés et les étais ou poteaux de mine.
La première moitié (1 m. c. 126) correspond à un poids de o t. 562 , calculé comme ci-dessus. Quant aux étais et poteaux, on peut admettre un poids de o t. 800 par mètre cube de bois vert sous écorce.
Le volume moyen d'un étai est de o m. c. 06 5, de sorte que 20 étais donnent 1 tonne.
Un mètre cube de bois de feu , du poids de o t. 700 , correspond à 1 st. 5o; le poids du stère est de t. 667.
Une barrique de résine de 935 litres pèse o t. a4i5 pour la résine, densité i,o5, et t. o335 pour le fût, soit t. 978 pour le tout
Une barrique de résine de 3/io litres pèse o t. 367 pour la résine et o t. oU3 pour le fût, au total o t. &00.
Chasse et pêche. — Les forêts des dunes renferment peu de gibier. Dans le département de la Gironde, toutefois, les sangliei*s, renards, lièvres et lapins sont assez nombreux; on les trouve moins fréquemment dans les dunes du département des Landes. Les passages de bécasses sont très abondants; on rencontre aussi la tourterelle, le ramier et un grand nombre d'oiseaux de passage.
La chasse est affermée dans les dunes domaniales; en 1899, elle a produit 6,773 fr. 5o pour le département de la Gironde et 3,368 francs pour le département des Landes.
Les parties des fleuves et des autres cours d'eau qui bordent ou traversent la région des dunes sont comprises dans les limites de l'inscription maritime. Un épanouissement du courant d'Huchet, dans le département des Landes, fait exception; la pèche y est louée par l'État, propriétaire riverain de ce cours d'eau non navigable ni flottable.
La partie de l'étang de Cazau située dans le département de la Gironde est rattachée au domaine public et la pêche y est affermée au profit de l'Etat.
Le brochet, l'anguille, la carpe et la tanche sont les principales espèces de poisson des eaux douces de la région.
Le saumon, l'alose ^ le mulet et la plie remontent le cours de la Gironde, de l'Adour et de leurs aflluents.
Le bar, le maigre, la sole, le turbot, la sardine, connue à Bordeaux sous le nom de cr royani), se pèchent sur les côtes.
L'huître provient surtout du bassin d'Arcachon.
Travaux d'amélioration et d'entretien. — Chemins. — Maisons. — Fossés de séquées. — Repeuplements. —
Les transports sur les chemins de sable des dunes sont très dispendieux, et ia construction de chemins empierrés serait extrêmement coûteuse. La solution complète de la desserte des forets consisterait à établir des chemins de fer à voie étroite (om. 60), reliés aux gares voisines; mais ces travaux exigeraient une mise de fonds assez considérable.
En i8/i3, une décision ministérielle du 10 janvier a autorisé l'établissement, à titre d'essai, dans la forêt du Flamand (Gironde), sur la tranchée connue sous le nom de garde-feu n" 1 3 , et au point appelé la petite dune de Baïnon, d'une chaussée pavée en bois sur 5o mètres de longueur et 3 mètres de largeur.
Cette chaussée a été formée au moyen de pavés en bois de o m. 33 de longueur sur m. 10, au moins, d'équarrissage, placés verticalement dans un encaissement et rapprochés le plus possible les uns des autres.
Les joints étaient remplis avec du sable bien foulé, et les extrémités du chemin étaient maintenues par deux traverses de o m. 1 5 d'équarrissage, chevillées chacune à trois piquets de o m. 20 de circonférence, enfoncés de o m. 5o dans le sable.
Les travaux ont été reçus le i®*" juillet; la dépense s'est élevée à 365 fr. 08, non compris la valeur des bois sur pied qui ont été délivrés à l'entrepreneur*
t)ét»ENSR PAR ItÈTRR GOURANT DB CHALS8RR.
Abalage et équarrissage des arbres 1^ 3o''
Sciage des pavés 1 80
Transport des pavés à pied d'œuvrc 1 5o
Déblai du sable à o m. 38 de profondeur o 60
Pavage et remblai des intervalles 1 3o
Total 6 oo