DÉPENSE TOTALE
5o mètres de chaussée à G fr. 5o I un 39 5^ oo''
Traverses 2 00
Total 337 00
Bénéfice de Fentrepreneur (10 p. 0/0) Sa 70
Total SSg 70
Frais d'adjudication (1 1/2 p. 0/0) 5 38
Total 365 08
L'essai n'a pas été concluant; les pavés, n'étant pas maintenus par deslongrines latérales, se sont disjoints rapidement.
Dans ces dernières années on a obtenu une solution partielle de la question par le paillage des chemins. Ces chemins paillés permettent de circuler facilement en voiture dans les dunes et de transporter la résine, mais ils seraient mis assez rapidement hors d'usage par des charrois portant sur la totalité des produits, surtout en ce qui concerne les coupes de régénération. Les paillages se font sur une largeur de 2 m. 70 ou de 2 mètres. Dans ce dernier cas, une bande de 1 mètre de largeur est laissée en terrain naturel suivant l'axe de la voie. Des deux côtés de cette bande, le sable est creusé à une profondeur de m. 12 et rejeté par côté de façon à former un rebord s'élevantà m, i3 environ au-dessus du niveau du terrain naturel. On dispose au fond des rigoles ainsi formées des branchages d'ajonc, de pin et de genêt parallèlement à l'axe des chemins, puis on recouvre ces branchages de tiges et branches disposées perpendiculairement à l'axe. On remplit ensuite l'encaissement sur 2 mètres de largeur et o m. 3o d'épaisseur, avec une couche d'aiguilles de pin et de mousses mélangées. Les pentes sont régularisées préalablement et le tracé rectifié. Le prix
de revient, terrassements compris, est de o fr. 18 par mètre courant et les frais d'entretien s'élèvent à o fr. o5 par an et par mètre courant pendant les premières années. Au bout de quelques années ils se réduiront probablement à o fr. osB ou à o fr. 02.
Pour faciliter le transport des produits, l'Administration des eaux et forêts a accordé, dans diverses circonstances, des subventions pour la construction et l'entretien des voies publiques, et aussi pour l'établissement des chemins de fer départementaux de la Gironde.
Les coupes de régénération commençant à être effectuées, il devient nécessaire d'employer le seul mode de transport réellement avantageux dans les sables : le transport par voie ferrée.
Un chemin de fer à voie étroite de 1 2 kilomètres environ de longueur est en construction depuis 1899 dans les dunes domaniales d'Hourtin; il sera terminé à la fin de l'année 1901.
F^es frais de transport, par tonne et par kilomètre, sur les différentes voies de communication, sont indiqués ci-dessous, d représentant la distance parcourue en kilomètres.
Chemins de sable Pi"^^^ 6®* + ®^ 83* d.
Chemins pailles p^ = o 60 -{-o bh d.
Chemins empierrés. . .* /^j = o 60 -)- o aS d.
Chemin de fer à voie étroite, avec traction par chevaux ou muios, le matériel étant mis à la disposition des adjudicataires p^ == o Go -f- o 076 d.
Chemin de fer à voie normale, en petite vitesse et par wagon complet f 5 = * 20 +0 06 d^^l
Chemin de fer à voie normale avec frais de transmission d'une ligne à une autre Pq^ ^ ^^ +0 06 d^^K
^'^ Des tarifs spéciaux permettent on outre d'effectuer ces transports h des prix plus
D'un autre côté, les renseignements donnés dans le paragraphe précédent permettent d'établir le prix moyen par tonne, en gare ou aux usines, frais de façon déduits, des principaux produits.
Bois de service i/i francs.
Traverses 16
Planches 1/1
Etais de mines pour l'Anglelerre, 9
Rdsiue, poids des fûls compris 53
Le diagramme ci -après résume les renseignements qui précèdent :
lé
pi
JSÈ
mi
i 2 3 ^ s s 7 e 9 10 n 12 13 I^ 15 16 n 18 19 zo
Distances, en Kilomètres.
On voit que l'extraction de la résine est avantageuse, quelle que soit la nature des voies de transport, mais que la valeur de la
production résineuse est augmentée dans de notables proportions par le paillage des chemins.
En ce qui concerne les autres produits, les transports k UiMe distance sont seuls possibles; ii serait nécessaire, pour en tirer parti complètement, d'établir des chcmius de fer à voie étroilc.
Par suite de Téloignement des villages, on a dû construire un certain nombre de maisons forestières.
/il maisons sont ainsi affectées au logement de 69 préposés, savoir : 8 brigadiers, 29 gardes à triage et 3«î gardes cantonniers pour la dune littorale.
Il y a en outre U pavillons d'agents, plus des annexes ou des chambres d'agents dans 1 â maisons de préposés.
Celles de ces maisons qui sont situées sur les bords des éUmgs sont très éloignées des villages; aBn de faciliter les communications, l'Administration a mis un certain nombre d'embarcations à la di^ position du personnel. Deux embarcations sont aussi affectées à la traversée des courants de Contis et de Mimizan dans le département des Landes.
Depuis quelques années on remplace les puits ordinaires par des puits forés; cette substitution permet d'obtenir une eau salubre pour l'alimentation des maisons forestières.
Pour arrêter le développement des dommages causés par les cryptogames dans les peuplements de pin maritime, on pratique l'isolement, à l'aide de fossés, des parties atteintes. Ces fossés portent le nom de cr fossés de séquéesi?.
Il est enfin nécessaire d'effectuer chaque année quelques travaux de repeuplement.
Les sommes affectées en 1899 aux divers travaux qui viennent d'être énumérés sont indiquées ci-après :
GIRONDE. LANDBS. E.NSEMBLE.
francs. franrs. franc!!.
Conptrnction de voie ferrée. t3, 7/1.3 /» 18,7/13
Entrelien de cliemins paillés. 1,071 i/i,48o 15,551
Subventions pour cliemins vici -
naux 900 » soo
Améliorations. Maisons Forestières et puits 417 i,3o8 1,726
Entretien. Maisons et euibarra-
cations 3,54 1 1,980 5,5s 1
Repeuplements et pépinièieô. 66 i,3o3 i,36g
Fossés de séquées 5o 1,622 1,672
Totaux 19,088 20,693 89,681
Courants de Mimizan et d'Huchet. — On a vu précédcmineiit que les cmiranls qui mettent en communication les étangs avec rOcéan, sont déviés vers le Sud. Pour remédier à cet inconvénient on a rectifié leur cours par la construction d'une digue terminée par une jetée avec son musoir. Des travaux de cette nature ont été effectués pour les courants de Capbreton, de Vieux- Boucau, de Coulis et de Mimizan. L'entretien de ce dernier est à la charge de l'Administration des eaux et forêts depuis 1889; '^ dépense autorisée pour Tannée 1899 est de 10,91^8 francs.
Le courant d'Huchet, qui déverse dans la mer les eaux en excédent de l'étang de Léon, n'a pas encore été endigué. La déviation vers le sud est de 4 kilomètres environ; son débouché dans l'Océan oscille dans un intervalle d'environ 1,700 mètres.
En 1891, à la suite d'une demande de la commune de Moliels, le service forestier local a présenté un devis sommaire des travaux de redressement :
1** Terrassements. — Les terrassements comprendront la fouille de la digue à construire, sur toule la longueur de cette digue, plus un déblai d'un mètre de largeur à la base, au nord de la digue, pour permettre le passage du courani,
I^ pepte à donner au chenal sera de 0,01 $66 par mètre,
Les talus seront établis à i de base pour i de hauteur.
CiiheB des terrassements : 19,721 mètres cubes à
fr. 5o 9»86o' 00
2° Pieux et moïses. — La jetée, d'une longueur de 97 mètres, formant Textrëmité ouest de la digue, sera encadrée dans un pilotis formé de pieux de 8 mètres de longueur au nord et de 7 mètres au sud. Ils auront o m. 3o de diamètre au gros bout, seront espacés de m. 60 de centre à centre, et reliés par des nioiscs de o m. 90 sur o m. 3o d'équarrissage. Le musoir sera construit en pieux de 8 mètres avec m. 3o de diamètre, moisés comme les précédents.
La jetée et le musoir nécessiteront l'emploi de :
176 pieux de 8 mètres à 5s francs Tun, mis en place 9ii&3^ 00*
163 pieux de 7 mètres à 45 francs [ , ,
1 un, mis en place 7,990 00 ' '
697 mètres courants de incises à
9 fr. 3o Tun, mis en place 989 10
La digue, d'une longueur de 33 1 m. 5o, sera protégée du côté du courant par une rangée de pieux de 3 m. 5o à 8 mètres, sur cm. 96 de diamètre au gros bout, espacés de o m. 60 de centre à centre et reliés par des moiscs de o m. 30 sur o m. 35. Ils auront 3 mètres de fiche, de même que les précédents :
553 pieux à 3o francs l'un, mis en place 16,590' 00*"
665 mètres courants de moises 1 ''^
mises en place i,33o 00
3° Fers. — Tous les pieux de la jetée et du musoir seront boulonnés avec les moises; ceux de la digue seront boulonnés par numéros impairs à partir de la jetée et il en sera de même du dernier numéro pair:
Poids des boulons façonnés (&,ooo kilogrammes à
1 franc) ; /î,ooo 00
A reporter k^^^oh 60
Report /i9,so&^ 60*
6° Maçonnerie. — La maçonnerie sera faite en blocs conrectionnés avec du gravier provenant de la plage et de la chaux hydraulique. Ils mesureront 1 mètre de longueur sur o m. 5o de largeur et d'épaisseur. Après leur mise en place ils seront rejointoyës avec du mortier hydraulique.
L'épaisseur de la maçonnerie variera entre 3 et d mètres.
Cube total (3,9a3 m. c. aio à 39 fr. 5o) SS^-iya 90
Total 187,477 5o
Conformément à Tavis du service local, ce travail n'a pas été autorisé pour les motifs suivants :
Les communes voisines ne sont nullement disposées à conli^ibuer à la dépense, soit parce qu elles se considèrent comme peu intéressées dans l'exécution des travaux, soit parce qu'elles préfèrent le maintien de l'état de choses actuel, soit enfin parce qu'elles disposent de ressources trop restreintes.
En outre, le redressement du courant pourrait avoir pour conséquence la destruction des constructions élevées sur la portion de dune littorale située sur la rive droite.
D'un autre côté, les avantages à espérer sont de minime importance : il deviendrait possible de fixer définitivement la dune littorale dans la région oii se produisent les déplacements de l'embouchure du courant, et les terrains marécageux qui bordent le lit actuel pourraient être boisés sur une superficie de 1 o hectares environ.
Ces avantages n'ont pas paru suffisants pour que l'Etat ait intérêt à exécuter les travaux projetés.
Travaux de défense contre l'Océan. — Le vent soufflant de la haute mer enlève sur la plage une quantité de sable
1/iO LES DUNES DE GASCOGNE.
évaluée à q5,ooo mètres cubes p.ar kilomèlre et par an. Si ce volume n'est pas compensé par des apports équivalents, il doit en résulter pour les lignes de rivage un recul analogue à celui qui serait causé par un affaissement du littoral.
C'est ce qui paraît s'être produit sur certains points de la cote de Gascogne. Les lames viennent battre le pied de la dune littorale et il devient nécessaire de la protéger au moyen de travaux de défense.
On a entrepris en 1899 des travaux de cette nature en face des stations balnéaires de Mimizan, de Coulis et de Capbreton, dans le département des Landes; la dépense totale s est élevée à 54,619 fr^ï^cs.
Les travaux de défense au Sud de l'embouchure de la Gironde, depuis la pointe de Grave jusqu'au territoire de la commune de Soulac, sont confiés au Service maritime des ponts et chaussées.
Délimitations et bornage?- — Afin de fixer invariablement sur le terrain les limites du domaine de l'Etat, des opérations de délimitaliQU et de bornage ont été entreprises dans la plupart des massifs. L'extrait suivant d'un procès-verbal de délimitation partielle des dunes d'Hourlin, clos le 2 1 avril i865, rédigé par M. de Pons, inspecteur des eaux et forêts à Bordeaux, indique les principes suivis dans ces opérations :
Les riverains nous ont d&lnré que les sables poussés par les vents d'Ouest, qui dominent dans cette contrée, avaient envahi, depuis un temps immémorial, les propriétés détenues par eux ou leurs auteurs; que, parmi ces propriétés, plusieurs n étaient elles-mêmes que des dunes arrêtées dans leur marche, sans doute à une époque fort reculée, par des travaux de fixation analogues à ceux qui s'opèrent de nos jours; que la nouvelle invasion ne pouvait avoir pour effet de transporter à TEtat les droits des riverains sur les terrains ou dunes anciennes envahis et sur les sables qui les ont recouverts.
L'expert de l'Etat a reconnu que le Gouvernement, en commençant en 1 787 ot en poursuivant jusqu'à ce jour les travaux de fixation des dunes, suivant des vues d'utilité publique çt de hautç adipiqistration, tai)t daqs le but dç
proléger la coDiree menacée que pour mettre les dunes en valeur et effectuer ainsi une opération avantageuse pour le Trésor, n'a entendu s'écarter en rien du respect dû aux droits des propriétaires primitifs des terrains envahis;
Qu'il est incontestable que les dunes appartiennent à l'État en majeure partie , soit comme lais de la mer, soit comme biens vacants et sans maiires par l'abandon qu'en ont fait les anciens propriétaires qui ont cessé de payer l'impôt, mais qu'aussi il est admissible qu'elles peuvent recouvrir, dans leur région orientale, une zone de propriétés particulières dont l'identité peut être encore constatée, qui n'ont point été transportées au domaine par l'arrêté du i3 messidor an IX, mais qui ont été au contraire protégées par «ries règles générales de la prescriptions tM.
Qu'en conséquence il y avait lieu d'examiner, soit les anciens signes de démarcation, soit les actes et plans qui pourraient être produits par les parties et qui nécessiteraient la reconnaissance des propriétés envahies.
Les riverains ont déclaré qu'aucun signe de démarcation n'existait ot qu'ils n'avaient en leur possession aucuns titres ou plans spéciaux pouvant établir les limites des terrains qui leur appartenaient, à eux-mêmes ou à leurs auteurs, avant l'envahissement des sables.
En conséquence, ils ont été d'accord avec l'expert de l'Etat pour limiter l'étendue de leurs prétentions suivant l'indication du plan cadastral levé en 18/10 et faisant connaître quelles étaient à cette date la configuration du. périmètre des dunes et l'étendue des terrains non envahis, pour lesquels ils n'ont pas cessé depuis lors de payer l'impôt.
Les opérations de délimitation et de bornage effectuées jusqu'à ce jour sont énumérées ci-après :