CHAPITRE V
ADMINISTRATIONS DES PONTS ET GHAUSSéES*(l 817-1863) ET DES EAUX ET FORÊTS (X PARTIR DE l86â).
Organisation du service. — La Commission des dunes avait fixé les méthodes d'ensemencement, réglé la police des semis, indiqué la solution de la question de propriété et disposé Topinion publique en faveur des travaux qu'elle dirigeait. Mais le développement de ces travaux exigeait Tintervention d'une administration organisée de manière à pouvoir installer et surveiller un grand nombre d'ateliers, et il devenait indispensable d'introduire dans leur direction l'ordre et l'unité nécessaires pour assurer le succès complet de l'entreprise.
Le rôle de la Commission était donc terminé.
L'Administration des Eaux et Forêts, qui était chargée de la poursuite des délits , ainsi que de la surveillance et de la gestion des anciens semis, et qui, de plus, avait prélevé chaque année sur ses ressources budgétaires les fonds nécessaires pour la dépense des ensemencements, paraissait devoir être chargée de ce service qui rentrait tout naturellement dans ses attributions. Mais diverses considérations ont fait adopter une autre solution.
Cette administration, en 1817, venait d'être l'objet de plusieurs réorganisations successives qui n'avaient eu d'autre résultat que de la désorganiser et de l'amoindrir, et son budget restreint ne lui permettait pas de fournir des sommes suffisantes pour conduire activement les travaux de fixation. Ces travaux ont donc été confiés, par l'ordonnance du 5 février 1817, à l'Administration des Ponts et Chaussées.
Toutefois, en exécution de l'article k de cette ordonnance, les semis, à partir d'un certain âge, devaient être remis à l'Administra*
tion des Eaux et Forêts, et cette remise a eu lieu successivement, conformément aux dispositions arrêtées le 28 septembre 1818 par le directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines. Il n'y a donc pas lieu de séparer la gestion des deux administrations des Ponts et Chaussées et des Eaux et Forêts; cette dernière a d'ailleurs été chargée, par le décret du 29 avril 1862, des c travaux de fixation, d'entretien, de conservation et d'exploitation des dunes sur le littoral maritime W^).
L'ordonnance du 5 février 1817 a abrogé les arrêtés du 1 3 messidor et du Séjour complémentaire an ix, mais elle a laissé subsister le décret du 12 juillet 1808 qui prévoit les demandes de concession de dunes par des communes ou des particuliers. Cette remarque sera utilisée plus loin dans l'examen de la question de propriété.
En exécution de l'article 8 , un règlement ministériel du 7 octobre 1817a déterminé la marche des travaux, leur portée et leur surveillance.
Dune littorale. — Le principe de la dune littorale se trouve dans les instructions de Brémontier du 21 avril 1787^^) et dans son mémoire du 10 février i8o3. Mais ces utiles travaux de défense n'ont été entrepris que beaucoup plus tard. Dans le déparlement de la Gironde, la dune littorale a été élevée et entretenue par le service forestier à l'aide des fonds des repeuplements; dans le département des Landes, où le Service des ponts et chaussées a conservé longtemps les semis, elle a été construite par ce service f''.
L'Ocëan vomit journellcmenl un volume énorme de sables qui, sous rncUon des vents, forment les dunes : celles-ci, envahissant le littoral et marchant avec une vitesse moyenne de 18 mètres par an, ont englouti successivement
^^^ Le Service des dunes a été remis par ^*^ Voir le chap. II.
ringénieur en chef du Service hydraulique ^*^ Consulter pour les travaux de la
à Bordeaux au conservateur des eaux et dune littorale un article de M. Grand-
forêts à la même rt^sidence, le 16 août jean, inspecteur des eaux et forêts, Revue
1863. des eaux et forets , année 1888.
une large zone de forêts et de terrains cultivés. Pour arrêter le flëau, Toperation devait donc consister : i^ à fiier les sables mobiles et à les convertir en sol forestier; 3^ à élever le long de la mer une digue infranchissable aux sables qu^elle rejette chaque jour et dont le volume est évalué actuellement k 35,000 mètres cubes par kilomètre et par an.
La plage 9 entre la laisse des hautes et basses mers, forme un plan légèrement incliné sur lequel les sables amenés par les ilôts peuvent s'étaler. Desséchés dans la zone que le flot n'atteint que quelques jours chaque mois et poussés par le vent, ils s'accumulent en rides et monticules peu saillants. Ce n'est qu'à tioo ou 5oo mètres de ia laisse des hautes mers que l'on commence à apercevoir une dune dont la hauteur au-dessus de la basse mer est généralement peu différente de 1 5 mètres. Ce bourrelet s'élève ensuite peu à peu et atteint une hauteur de s 5 mètres à une distance de la laisse des hautes mers variant de &oo à i,ooo mètres; c'est la première chaîne de dunes. Cette première dune, qui se reforme sans cesse sur ce point par l'apport des sables nouveaux, roule ensuite comme une vague sur elle-même et va rejoindre les masses de sable qui, parties du même point, se sont déjà avancées dans les terres.
Le sable est essentiellement mobile dans cette zone et il se meut tantôt en roulant sur le sol, tantôt sous forme de poussière en suspension dans la masse d'air mise en mouvement par le vent. Si, à la limite de cette zone vers l'est, il existait une forêt ancienne, ou si l'on avait fixé les sables par les semis, les arbres seraient en peu de temps inévitablement tués par les particules siliceuses poussées par le vent qui viennent déchirer leur écorce et leur feuillage et les criblent d'imperceptibles mais mortelles blessures.
11 fallait donc empêcher ces effets désastreux. Dans ce but, les ingénieurs songèrent à opposer au sable mobile une digue qu il pût difficilement franchir et ils y arrivèrent en imaginant la dune littorale.
A cet effet, selon les conditions que l'expérience indique, on établit, parallèlement à la laisse des hautes mers et à une distance de 3o à 5o mètres de cette ligne, un clayonnage ou une palissade. A mesure que le sable nouveau arrive et s'accumule devant cet obstacle, une partie passe par les intcrstices des planches ou des clayons et vient chausser la palissade par derrière. Peu à peu, le sable s'élève en bourrelet et recouvre la palissade; on la relève alors en la plantant sur le sommet du talus, et le même travail se continue jusqu'à ce que la digue soit à lo ou i5 mètres au-dessus du niveau de la mer. A une époque variable, selon les lieux et les saisons, lorsque la digue littorale est arrivée à une certaine hauteur, on plante les deux talus en
gourbet. Cette plante fixe le sable et s'oppose en partie à sa marche ascensionnelle. La digue est constituée et il n'y a plus qu'à la défendre et à l'entretenir.
Toutefois, le travail n'a pas été aussi simple qu'on vient de le décrire. Les tempêtes attaquent chaque année et déchirent le flanc de la digue littorale en cours de formation, bouleversent les palissades, renversent les cordons, et, par la brèche, les sables, comme un torrent, se précipitent derrière la dune, et, franchissant les 700 à 800 mètres qui les séparent des premiers semis, viennent y causer de graves avaries. Il faut alors, en toute hâte, fermer les brèches au moyen de cordons échelonnés, car tout retard peut amener des désastres incalculables. Ainsi, en i858, il y eut dix-sept jours consécutifs de tempête; la digue littorale fut rompue en divers points et il fut impossible de la réparer assez rapidement. Il y eut dans les semis voisins plus de 5o,ooo francs d'avaries dans le seul département des Landes.
Une fois arrivée à sa hauteur normale et complantée de gourbet, la digue littorale esl à l'état d'entretien, mais alors elle ne doit pas être négligée; elle subit encore les assauts des tempêtes; des plaques de gourbet sont arrachées, le sommet de la digue est décapé, des crevasses se manifestent. Si, immédiatement, les avaries ne sont pas réparées, la brèche s'ouvre et le torrent de sable pénètre de nouveau derrière l'obstacle vers les semis.
La dune littorale formée, on fixe avec du gourbet la zone qui s'appuie sur elle et dont la largeur variable ne dépasse pas généralement i,ooo mètres, se réduisant en quelques points, rares il est vrai, à 5oo ou 600 mètres. Le pin et le gcnet n'y réussissent pas, car, quoique défendue par la digue littorale, elle n'est pas k l'abri de Tensablement. Soulevés par les vents violents de nord-ouest à sud-ouest, les sables franchissent la dune littorale et viennent retomber sur cette zone en pluie souvent torrentielle. Mais, comme elle est plantée en gourbet, une fois sur le sol, les sables ne roulent plus et ne peuvent plus, en marchant vers l'est, former par leur accumulation le premier bourrelet qui est le point de départ des dunes mobiles. Ce sable n'est cependant pas immobile, il a un mouvement extrêmement lent vers l'est, mais jusqu'à ce jour sa marche n'a pas été jugée dangereuse. Si cette zone n'était pas surveillée, si on laissait le gourbet disparaître sur certains points, les sables reprenant leur mobilité marcheraient de nouveau sur les semis (').
^*^ 37 septembre i86â. Mémoire sur la dune littorale, par M. Riiler, ingénieur des ponts et chaussées k Mont-de-Marsan.
C'est pour préserver Tœuvre de Brémontier, menacëe par de nouveaux sables sans cesse renaissants que Ton fut amené à créer la dune littorale, c'est-à-dire une dune artificielle parallèle à TOcéan et placée près de la côte.
On se borna d'abord à établir des clayonnages ou des palissades autour de chaque atelier pour protéger les ensemencements. Les semis avaient été commencés à Test, parce que les conditions d'exécution et de succès étaient meilleures à proximité des marais bordés de bois qui devaient donner la broussailie à employer en couverture, et loin de l'Océan d'où venaient les vents les plus violents.
Lorsqu'on arriva à ensemencer les parties les plus rapprochées de l'Océan, on se contenta d'établir une palissade aussi près que possible de la laisse des hautes eaux, mais les vents, soufflant avec violence, déracinaient ou desséchaient les jeunes plants et le sable resta blanc, c'est-à-dire sans végétation. La palissade était tour à tour renversée par le vent ou ensevelie sous les sables. On comprit alors que les palissades partielles, établies sans vue d'ensemble, devaient faire place à une dune protectrice uniforme à établir tout le long du littoral, dans le double but d'arrêter provisoirement le sable et d'abriter la zone de protecticm. La dune littorale proprement dite a été commencée en 1869.
Dans la Gironde, la palissade a été établie d'abord à la laisse des hautes mers, puis reportée en arrière. Dans les Landes , au contraire, c'est à 1 5o mètres de la laisse des hautes marées que la palissade a été établie. Cette palissade ayant été exhaussée successivement jusqu'à ce que la dune ait atteint une élévation de 6 à 8 mètres, et le talus devenant trop rapide, on établit à 1 m. 5o à l'ouest du pied du talus un cordon de bourrées. Ce dernier envahi, le travail fut continué par l'exhaussement successif de la palissade, reportée en avant, c'est-à-dire rapprochée de l'Océan successivement, et par la construction de nouveaux cordons, de façon à établir le nivellement de la plate-forme commencée. Celle-ci fut à son tour consolidée au moyen de touffes de bourrées de o m. 3o à o m. 35 de tour, plantées en quinconce, à o m. 3o ou o m. Uo les unes des autres. La plantation du gourbet, indispensable pour obtenir un exhaussement rapide et régulier de la dune, vint couronner l'œuvre, et permit, après douze ans de travaux, de supprimer palissades et cordons. L'entretien se réduit au comblement des excavations qui se produisent accidentellement par la plantation de bourrées en quinconces, et au renouvellement, sur les parties fraîchement nivelées, du gourbet par voie de plantation ou de semis sous couverture. Par ces procédés employés pen-
lACX ET FOaiTS. H. 3. BKRT. 7
dant dix-huit ans, on a obtenu une dune de 1 9 à 16 mètres de hauteur, avec une base de 1 lo mètres, un plateau de 60 à 70 mètres et des talus de SB"" à 60'' fixes par du gourbet.
Dans la Gironde, on a commencé par Touest. La palissade a été placée à 93 mètres, 35 mètres ou ko mètres de la laisse des hautes mers; elle était composée de planches de 1 m. 5o de longueur, m. 30 de largeur en moyenne et o m. o3 d'épaisseur, espacées de o m. 03. Lorsque la pente devenait trop raide , on plaçait à Touest un ou deux cordons de broussailles pour retenir le sable nouveau et donner plus de base à la dune. Le plateau s'est formé de lui-même avec le temps.
Certains agents, ayant surtout en vue Tarrét des sables, cherchaient à faire une dune littorale rapprochée de la mer, à pente raide vers TOcéan, douce du côté opposé. On pensait que les matériaux rejetés par TOcéan seraient emportés par les marées.
D'autres pensaient que le sable passerait toujours par les brèches nombreuses ouvertes par les vents dans une dune non fixée et bornaient leurs efforts à ralentir son ascension de telle sorte qu'il arrive sans causer de dommage dans la zone littorale, qu'il serve au contraire à niveler et à exhausser le sol progressivement et à buter le gourbet dont les longues racines fixent les sables les plus mobiles.
La deuxième solution est seule admise. Avec un talus occidental à pente douce commençant en deçà de la laisse des hautes mers et fixé par le gourbet, le sable passe lentement et sans dommage, grossit la dune littorale, bute le gourbet de la dune et celui de la sone littorale et vient niveler et élever le sol de cette zone. La mer elle-même, quand il lui arrive de dépasser exceptionnellement la ligne des hautes eaux, glisse sur le pied du talus sans le d^rader.
La dune littorale fait sentir son abri contre le vent à une distance de 3S0 à 3oo mètres.
La dune littorale créée primitivement étant trop rapprochée de la mer, on l'a reculée à partir de 1873 en reportant successivement la palissade de plusieurs mètres en arrière. Pour régulariser la ligne de faite, on a pioché le sommet des trucs pour arracher le gourbet, de telle sorte que le vent a emporté le sable et abaissé le niveau; des cordons dans les parties basses les ont exhaussées. Les pentes raides à l'ouest ont été adoucies à l'aide de cordons établis entre la palissade reculée et la laisse des hautes mers; elles ont été régularisées au moyen de fagot» plantés en quinconce ou de cordons établis dans les excavations. Enfin , pour les fixer, on a effectué des
plantations et des semis de gourbet, Psamma arenaria, qui croit dans le sable siliceux, supporte les vents les plus violents, les sécheresses les plus prolongées et les gelées les plus intenses. L'ensablement partiel lui est nécessaire, sa tige repousse avec vigueur pourvu qu'elle dépasse la surface du sol de & à 5 centimètres. Ses racines, très nombreuses et très longues, fixent le sable déjà déposé, et ses tiges arrêtent le sable nouveau, à la manière des bourrées en quinconce.
Le plateau s'est formé naturellement en plaçant quelques cordons vers l'Est.
Il est préférable de commencer par l'est; le travail est plus sûr et plus facile. On fixe le talus oriental avec du gourbet, puis on s'avance vers l'ouest; c est le procédé des Landes.
Dans la Gironde, où on a commencé près de la mer, on a fixé le talus occidental le premier. Puis, on a reculé progressivement la palissade vers l'esté en ayant soin d'établir chaque fois à son ancienne place un cordon tressé, qui maintenait la hauteur acquise. M. de Vasselot, ancien conservateur, a préconisé les pentes occidentales de 7® à l9^ M. Lamarque, ancien inspecteur adjoint, a adopté 35^ à /lo*". On a adopté iS** à ao"* dans la Gironde; dans ce dernier cas, la baae est ^ale à trois fois la hauteur, de sorte que, la palissade étant placée à &5 mètres de la laisse des hautes mers, on peut obtenir une dune de 1 5 mètres de hauteur, mais il est préférable de se contenter d'une hauteur de 1 o mètres. Quand le talus prend une forme concave, on la laisse subsister.
Le talus oriental prend l'inclinaison naturelle des sables, ko"* k &5''.
La palissade revient à 3 fr. 5o par mètre courant et le clayonnage à fr. 19 seulement, mais il est assez difficile d'exhausser les piquets des clayonnages.
La dune terminée, palissade et clayonnage ont été supprimés et le gourbet a suffi pour la maintenir (^).
Les renseignements qui précèdent, complétés par les indications du cahier des charges, permettent de se rendre compte de la nature des travaux de la dune littorale.
^' ù8 mars 1878. Rapport de M. Poucin, conservateur des eaux et forêts à Bordeaux.
La longueur de la dune littorale et la dépense d'entretien on 1899 sont désignées ci-après :
IliTRBS. FBANC5.
Dëpartement de la Gironde.... 190,596 ^8,997
Département des Landes io&,963 89,733
Totaux 935,559 68,730
Les frais d'entretien se sont donc élevés pour cette année à 3o5 francs en moyenne par kilomètre.
Procédés d'ensemencement. — Prix de revi^it. — Essences. — Récolte des graines. — Les procédés de semis sont décrits de la manière suivante dans un rapport de i83/i :
On a opposé à la violence des vents et à Tinvasion des sables une dune litlorale, à Tabri de laquelle le sable commence à prendre du repos. On emploie pour les ensemencements des graines de pin, de genél ou d'ajonc et de gourbet, ces dernières pour la zone littorale. On se sert, pour les couvertures, de branches- de genêt, d'ajonc épineux ou de pin, suivant les localités; elles sont réunies en fagots de 3o kilogrammes.
Les branches sont plates et disposées comme celles des fougères ; on abat à cet effet les ramilles au-dessus et au-dessous et on redresse, s'il y a lieu, la tige principale en y pratiquant des entailles à mi-bois. On les maintient sur le sol avec un peu de sable jeté à la pelle.
Quand on dispose de peu de branchages, on a recours aux aigrettes en genêt, ajonc, ou bruyère, exceptionnellement en pin. On réunit les branches en louiïes rondes de o m. 5o de longueur et du poids moyen de âoo grammes. On les enfonce de m. 3o dans le sol et on les dispose à o m. 5o de distance.
Les semis à découvert s'effectuent dans les leltes.
Le gourbet s'emploie pour fixer le sable de la dune littorale; on le plante comme les aigrettes. On peut étendre cette plantation sur une zone de sSo mètres environ à partir de la dune littorale, mais le semis doit être préféré dans cette zone comme étant plus économique.
On fait usage de cordons comme défense secondaire pour protéger les extrémités Nord et 'Sud des semis qui ne sont pas exposés à l'action violente des vents régnants. On emploie pour la formation de ces cordons des branches
d'ajonc, de genêt ou de pin, dont on fixe le pied dans le sable à une profondeur de o m. 3o à o m. Ao. On les incline les uns sur les autres, dans la direction de Touest vers Test, à 65°; on les place sur deux rangs, à la distance de o m. sB , entre lesquels on couche quelques branches pour empêcher que le vent ne les déchausse et que les courants de sable ^e pénètrent cette ligne de défense. La hauteur de ce cordon est de o m. 5o.
On fait aussi des cordons de défense avec des piquets de pin de i mètre de longueur qu'on enfonce de moitié dans le sable et qu on entrelace de branchages sur o m. 5o. On emploie surtout ce système à Touest des semis contigus à des letles saupoudrées de sable ^^\
Les procédés sont restés ies mêmes. On emploie par hectare de dune ou de zone littorale lo kilogrammes de graines de pin et 9 kilogrammes de graines de genêt ou i o kilogrammes de graines de gourbet, et i,ooo fagots de 20 kilogrammes pour couverture. Les fagots sont formés de tiges de genêt et d'ajonc et de branches de pin; ils sont employés suivant les prescriptions des articles i5 et 16 du cahier des charges du 16 mai 1888.
La graine de gourbet est semée seule; celles de pin maritime et de genêt sont mélangées.
Les prix de revient peuvent s'établir ainsi qu'il suit :
Graine de gourbet (achat, transport et emploi).. . . o*^ /i5Mokilog. Graine de pin maritime (achat, transport et emploi) o 55 Graine de genêt (transport, achat et emploi) 1 70
Coupe, liage et mise en tas 3^ oo*"
„ . Transport à 3 kilomètres 8 5o
' ' ) Approche et étendage sur le sable. ... 3 5o
1/90 pour outils et faux-frais o i5
Total i5 i5
1/1 0* pour bénéfice de l'entre preneur 1 59
Total général 16 67
^*^ 3i décembre i834. Rapport de l'ingénieur en chef des ponts et chaussées à Mont-de-Marsan.
L Semis de geurhet.
(Dépense par hectare.)
10 kilogrammes de graines de gourbet k otv.kh lun 4^50*
i,ooo fagots de broussailles de 9o kilogrammes à
1 6 fr. 65 le cent 1 66 5o
Total 171 oo