Note Sur Les Floraisons Anticipées, Dites Floraisons Tardives
d’un insecte, bien qu’il n’ait pas trouvé de larves dans les chatons hypertrophiés du Salix , comme on en trouve dans les galles du Rosier et du Chêne (galles qui sont occasionnées, non par la piqûre du Cynips qui dépose ses œufs dans le tissu de la plante, mais par la succion continue des larves sorties des œufs et qui vivent sur la plante jusqu’à leur métamorphose). Du reste, il maintient que les les feuilles carpellaires du Salix babylonien (arbre dont le sexe mâle n’existe pas en Europe) sont le siège principal de l’hypertrophie dont il s’agit ici, et il présente, à l’appui de sa manière de voir, les chatons déformés du Salix babylonien et le dessin des parties analysées et grossies.
par M. GERMAIN »E SAINT-PIERRE.
floraison
la floraison
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d’un arbre qui, après avoir fleuri au printemps à l’époque normale, refleurit de nouveau la même année en automne. Cette dernière floraison dite tardive ne serait tardive en réalité que si la floraison du printemps n’eût pas eu lieu et eût été retardée jusqu’à l'automne ; mais lorsque, après une floraison vernale, il se développe une floraison d’automne, cette floraison, loin dêtre appelée tardive, doit être dite anticipée; elle appartient en effet à la floraison qui aurait dû normalement se produire au printemps suivant. Ce sont des fleurs qui n’auraientdùs’ouvrirqu’après rhiver qui, sous I influence des dernières chaleurs de l’automne, se sont, en quelque sorte, trompées de saison et se sont épanouies hâtivement; elles sont ordinairement frappées de mort par les premières gelées. Il est rare d’ailleurs que la fécondation s’opère chez ces fleurs sans avenir.
Plusieurs jeunes Marronniers d’Inde plantés sur la nouvelle promenade de Nîmes, se sont couverts de fleurs dans les derniers jours d’octobre 1856} un de ces arbres présentait dix-huit à vingt grappes magnifiques- J ni vu ces arbres le 20 novembre ; les grappes anticipées étaient alors réduites à leur axe portant encore quelques débris de fleurs, et les arbres dépouillés de leurs feuilles ne différaient plus de ceux qui n’avaient pas refleuri. Vers le 15 décembre de la même année, j’ai trouvé, dans une terre cultivée au bord de la mer, dans les environs d’Hyères, un Amandier chargé de fleurs; cet arbre est abrité du nord par la colline et les débris du couvent de l’Mmanarre (construit sur les ruines des murailles romaines de Pomponiana, entées elles-mêmes sur des bases de murailles pélasgiques) ; un mois plus
tard, dans les derniers jours de janvier, la floraison normale des Amandiers
a commencé; cette floraison était complète le 10 février et s’est terminée quinze jours plus tard, dans les variétés les plus tardives. C’est à peu près