SESSION EXTRAORDINAIRE A MONTPELLIER EN JUIN
vers cette dernière époque que l’Amandier fleurit sous le climat de Paris.
J’ai rencontré aux environs d’Hyères quelques rameaux de Myrte fleuris en décembre et janvier (l’époque normale de la floraison du Myrte est le mois de juillet); j’ai également rencontré à Hyères et aux environs, des Orangers abrités par des murs et exposés au midi, chargés de boutons entrouverts le 10 janvier; celte floraison a été imparfaite (l’époque normale de la floraison de l’Oranger est la fin de mai et le commencement de juin).
L’activité de la végétation, dans les climats méridionaux, rend ces exemples de floraison anticipée plus fréquents dans le midi que dans le nord et le centre de la France, où ils ne sont cependant pas rares pendant nos
automnes alternativement chauds et pluvieux ; les Poiriers et les Pommiers
de nos vergers nous en offrent souvent des exemples.
M. Martins partage la manière de voir de M. Germain de Saint- Pierre. Il dit qu’au Jardin des plantes de Montpellier, dans la grande allée des Marronniers, on voit chaque année quelques-uns de ces arbres refleurir en septembre et en octobre. Ce sont des pieds souffrants et dont la végétation est peu active.
M. Toucliy est aussi d’avis que ces floraisons anticipées sont surtout le résultat des grandes sécheresses de l’été. Lorsque la première pluie d’automne survient (en septembre), un brusque changement s’opère, la température devient douce et humide, et la végétation reprend une activité nouvelle qui lait fleurir quelques arbres, notammentles Marronniers et les arbres fruitiers. En décembre 1839, on a mangé des cerises rouges chez M. Dupin, secrétaire de la Société d’agriculture de l’Hérault. Souvent ces floraisons intempestives sont bientôt suivies de la mort de l’arbre qui les produit.
note SUR QUELQUES FAITS D’EXPANSIVITÉ (PARTITION OU DÉDOUBLEMENT ET TENDANCE
A LA PARTITION), par M. GERMAIN DE SAINT-PIERRE.
Les exemples du phénomène de Vexpansivité (ou diruption) me paraissent aussi fréquents dans les climats méridionaux que dans le centre et le nord de la France. Si, pendant une partie de l’année, la sécheresse est excessive en Provence, il est des saisons pendant lesquelles les pluies sont abondantes; et la durée de ces dernières périodes est suffisante pour déterminer la production d'anomalies qui nous paraissent être, dans certains cas, un des résultats de l’action prolongée de l’eau ou de l’humidité sur les plantes dont le tempérament est approprié aux terrains secs, ou, tout au moins, ne I est pa« aux stations aquatiques.