SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
impossible aujourd’hui, même pour ceux qui n’hésiteraient pas à y consacrei leur existence entière, et qui ne seraient point arrêtés par des considérations de dépenses ; mais un usage, qui se répand de plus en plus, est venu amoindrir notablement celte grave difficulté : cet usage consiste à faire tirer à part les mémoires insérés dans un recueil, à un nombre d’exemplaires qui permet d’en faire une distribution rigoureusement spécialisée. Malheureusement une négligence fâcheuse enlève presque toujours aux tirages à part ainsi distribués une
grande partie de leur utilité réelle. C’est une négligence que je me propose de relever dans l’espoir de contribuer, dans une certaine mesure, à en amener la lin.
L’étal actuel de la science oblige tout auteur qui fait une citation à indiquer exactement la source à laquelle il l’a puisée : non-seulement il prouve ainsi qu’il a vérifié lui-même le texte original, mais encore il fournit à ses lecteurs le moyen (h; le. vérifier à leur tour ou de lire dans son ensemble le travail auquel lui-même n’a souvent emprunté qu’un passage ou une simple phrase. Mais cette indication ne donne ce qu’on a le droit d’en attendre que si elle est complète biblio— raphiqucment, c’est-à-dire si elle désigne le recueil qui renferme le mémoire, le volume de ce recueil et l’année où il a été publié, enfin le chiffre de la première et de la dernière page, ainsi que le nombre des planches dans le cas où le texte est accompagné de figures. Toutes ces données sont essentielles.
La plus importante sans contredit, puisque sans elle toute recherche est impossible, ou du moins fort difficile, c’est le titre exact du recueil. Or, un trop grand nombre de tirages à part ne portent pas même cette indication que j’ose appeler élémentaire. Le numéro du volume dans lequel le mémoire a trouvé place est indispensable dans tous les cas, et, pour quelques grandes collections qui sont subdivisées en séries, à ce numéro doit être joint celui de la Série sans la connaissance de laquelle la recherche devient difficile dans une bibliothèque publique. Les données doivent être accompagnées du millésime que porte le volume. En effet, en l’absence de cette date, la possession du tirage à part ne dispense pas de recourir au recueil lui-même et devient ainsi presque inutile toutes les fois qu’on veut décider une question de priorité, ou bien lorsque, ayant à présenter l’historique d’un sujet, on doit suivre l’ordre chronologique dans l’exposé des travaux dont il a été l’objet. Comment connaître cet ordre, comment établir une priorité, si l’un quelconque des mémoires dont on n’a que
le tirage à part ne porte pas de date?
Quoique moins essentiels, les numéros que portent la première et la dernière page du mémoire dans le volume qui le renferme, sont importants à connaître; ils permettent d’apprécier l’étendue de ce travail; or, il n’est nullement indifférent pour celui qui n’a sous les yeux que la citation d’un titre,
• le savoir s’il s'agit d’une simple note de deux ou trois pages, effleurant à peine son sujet, ou bien d’un véritable mémoire qui, par son étendue, promet ,i cet égard de nombreux renseignements. Dans ce dernier cas, on n’hésitera