Chapitre IV. — Foetus et nouveau-né
I. Considérations sur l'ictère des nouveau-nés et sur le moment où U faut pratiquer la ligature du cordon ombilical. Thèse de doctorat, 1878; médaille d’argent au concours des thèses.
M. Budin a démontré que la ligature du cordon pratiquée deux minutes après la cessation des battements des artères ombilicales fait bénéficier le nouveau-né d'une quantité de sang qu’on peut évaluera 90 grammes en moyenne. Sur ce point, je reste d’accord avec l’auteur.
La quantité de sang dont peut profiter le nouveau-né est d’ailleurs variable, elle peut osciller entre 60 et 176 grammes.
Au premier abord, il semblerait qu’un pareil résultat dût se manifester par des conséquences remarquables et par des différences sérieuses dans la santé des enfants auxquels on a pratiqué la ligature
immédiate et ceux auxquels on a pratiqué la ligature tardive. Il ne parait pas devoir être indifférent d’ajouter 90 grammes en moyenne de sang à un nouveau-né dont la quantité initiale de sang, appréciée au 1/19’de son poids, serait de 180 à 190 grammes en moyenne. Il
stances pratiquer la saignée du cordon aux nouveau-nés sans leur faire courir de risques sérieux.
Pour apprécier ce résultat, il faut d’abord établir comment le sang pénètre dans le corps de l’enfant.
Le mécanisme admis par M. Budin est, sans doute, réel et le sang progresse vers le corps de l’enfant par le fait de l’aspiration thoracique. Si c’était le seul mode de sa progression, le sang trouverait par l’expansion pulmonaire et par le développement des vaisseaux pulmonaires l’aire circulatoire où il pourrait se loger sans augmenter d’une façon appréciable la tension du sang.