‹ Note Sur Quelques Faits D'expansivité (Partition Ou Dédoublement Et Tendance A La Partition)Chapitre 1 sur 2 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

J’ai rencontré (15 décembre 1856) un Bellis perennis, dont un pédoncule se terminait par deux capitules adossés et repoussés l’un par l’autre, de manière à former un angle avec le pédoncule; les autres capitules de la même rosette de Bellis étaient parfaitement normaux, et les fleurs du capitule dédoublé étaient normales. J’ai eu plusieurs fois occasion d’observer, aux environs de Paris, des cas d’expansivité analogues dans les capitules du

Dahlia, du Scabiosa oiropurpurea et

fullonum

diverses espèces étaient cultivées ; or, les conditions dans lesquelles les plantes sont placées par la culture sont généralement favorables à la production des anomalies. Le Bellis perennis observé aux environs d'Hyères était, au contraire, spontané et croissait sur la berge d’un fossé.

Un buisson de Myrtus communis, croissant dans une gorge humide et ombragée, m’a présenté (10 janvier), parmi des rameaux normaux, mais à feuilles plus amples et plus molles qu’à l’état ordinaire, quelques rameaux dont les feuilles étaient régulièrement ternées ; plusieurs verticilles émettaient, à l’aisselle de chacune des trois feuilles, un rameau à feuilles normalement disposées. Un autre rameau du même arbre m’a présenté, parmi des feuilles normales, une feuille bipartite à une seule nervure médiane à la base; cette nervure se partageant supérieurement en deux nervures qui jouent chacune le rôle de nervure médiane pour chacune des deux partitions de la feuille. Cette feuille, qui présente, comme toutes les feuilles dédoublées, l’aspect de deux feuilles soudées, occupe manifestement, dans la

série, la place d’une feuille unique; la feuille située au-dessous et la feuille

déjà fait remarquer que le dédoublement partiel des feuilles est le premier degré de leur multiplication accidentelle ; un même individu nous offre ici le dédoublement partiel sur une branche, et sur d’autres branches, une multiplication complète et régulière, des feuilles ternées remplaçant des feuilles alternes. Enfin, une forte branche présentait l’état de fasciation (aplatissement ou hypertrophie tendant au dédoublement), état qui esta la partition des axes ce que le dédoublement incomplet de la nervure médiane est a la multiplication des feuilles. J’ai trouvé au même état, e’est-à-diie à branches, les unes normales, les autres à feuilles ternées, le Lilas commun planté dans un jardin (Costebelle), au voisinage d’une source, et, dans le même jardin, un Œillet de semis, dont l’une des premières feuilles était profondément bipartite; la feuille opposée à cette feuille bipartite était normale. Enfin, je mets sous les yeux de la Société un rameau de Phytolacea dioica, qui provient du Jardin des plantes de Montpellier, et que je dois»

l'obligeance de notre vice-président M. Ch. Martin*, le savant directeur du

Jardin. Ce rameau, a feuilles nombreuses, disposées en spirale, à tours rap-

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pi oches, est un exemple remarquable d’un axe fascié à sa base et termine en plusieurs partitions, dont les unes sont elles-mêmes de forme aplatie ou

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