‹ Note Sur Quelques Faits D'expansivité (Partition Ou Dédoublement Et Tendance A La Partition)Chapitre 2 sur 2 · SESSION EXTRAORDINAIRE A MONTPELLIER EN JUIN · texte numérisé non relu

SESSION EXTRAORDINAIRE A MONTPELLIER EN JUIN

rubanée, et dont une autre est de forme cylindrique et constitue un rameau de structure normale à feuilles normalement disposées.

M. Julien Jeannel dit qu’il a observé le phénomène de la fasciation sur des feuilles de Grenadier et d’Olivier, ainsi que sur des grappes de raisin.

M. Planchon ajoute que les Câpriers présentent fréquemment des branches fasciées et portent alors beaucoup de fleurs. Il croit, d’ailleurs, que les phénomènes présentés comme des cas de partition sont souvent des cas de dédoublement, et il insiste sur ce que Dunal, qui avait trouvé dans la science le mot dédoublement créé par De Candolle, en avait tiré toute la théorie de la partition, telle que plusieurs botanistes pensent l’avoir découverte depuis.

- M. Germain de Saint-Pierre répond à cette observation de la manière suivante :

Je n’ai jamais pensé, quant à moi, avoir le premier fait connaître le curieux et important phénomène de la partition ; mais j’ai ajouté aux recherches déjà faites sur ce phénomène, des considérations qui pourront aider à en compléter l’étude, et j’ai appuyé ces considérations sur de nombreuses observations qui pourront contribuer à en achever l’histoire. Je me suis surtout efforcé de démontrer que les phénomènes étudiés séparément, les uns sous le nom de fasciation , et les autres sous le nom de partition ou dédoublement, constituent, non pas deux phénomènes distincts,

mais seulement des phases différentes d’un même phénomène (que j’ai dési-

gne sous le nom A*expansivité) ; et j’ai classé, dans l’histoire de ce phéno-

naene général, la partition chez les axes près de la partition chez, les organes appendiculaires des divers ordres (les feuilles eaulinaires et les feuilles flof air es). Knfin, je me suis assuré que la plupart des cas cités comme des exemples de soudures (synophtie, synanthie, synearpie, etc.), ne sont que des cas de dédoublement (expansivité) et ne diffèrent en rien d’autres cas analogues cités comme des cas de dédoublement par les mêmes auteurs.

Nous vivons à une époque, où les diverses parties de la science ont été déjà l’objet des recherches et des méditations de génies du premier ordre, et peu de questions aujourd’hui sont entièrement nouvelles; chacun de nous ne saurait donc apporter que quelques pierres à l’édifice, à jamais interminable, dont la continuation nous a été léguée par nos prédécesseurs et nos maitres, et auquel de nouvelles assises seront, pendant bien des siècles encore, ajoutées par nos successeurs.

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