‹ Note Sur Quelques Plantes Des Environs De MontpellierChapitre 1 sur 4 · SÉANCE DU 10 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 10 NOVEMBRE

absolument que les ombelles terminales qui portent des fruits, bien que les fleurs des autres soient réellement hermaphrodites.

J’ai contrôlé cette observation les jours suivants, sur plusieurs autres points du département, et je n’ai pas trouvé une seule exception. Seulement j’ai rencontré quelques pieds assez rares de Seseli tortuosum dont toutes les ombelles étaient de couleur violette, mais la conformation en était la même que sur les autres pieds et les ombelles terminales étaient seules fécondes. Ch. de l’Écluse et J. Bauhin avaient déjà averti que, parmi les pieds de Seseli tortuosum, il s’en trouvait quelques-uns, en très-petit nombre, avec des fleurs violettes (J. Bauhin, Hist. plant, t. Ilf, part, n, p. 16).

D’autre part, j’ai voulu rechercher si quelques auteurs font mention de cet avortement régulier des ombelles secondaires. Je n’ai rien trouvé sur ce point ; ce qui s’explique assez naturellement, si l’on considère d’abord que les Seseli tortuosum et montanum sont, par leur floraison très-tardive, soustraits à l’élude du plus grand nombre des botanistes voyageurs, cl ensuite que ces plantes, réputées bien connues, n’ont été d’après VIconum index de M. Prilzel, figurées par aucun botaniste moderne. Les seules figures citées par les auteurs sont en effet celles de Lobel, le. 785, et de J. Bauhin, Hist. pl. III, part. H, p. 16, fig. 1 ; l’élude qu’eût nécessitée l’exécution d’une figure analytique aurait inévitablement amené la constatation des deux sortes de fleurs.

Nous croyons qu’il sera utile de faire à l’avenir mention de cette circonstance dans les ouvrages descriptifs.

Le 16 du même mois d’octobre, nous parcourions, avec M. Duval-Jouve, les environs de Béziers et de Roquehaute ; et nous avons vu dans le canal du Midi le Vallisneria spiralis L., et le Villarsia Nymphoides Vent., croissant en une abondance telle, que la drague est nécessaire pour que le service de la navigation n’en soit pas embarrassé. Les bords du même canal étaient tout couverts de Leersia oryzoidcs Sw. ; mais la plupart des pieds étaient 5 panicule terminale incluse, avec d’autres panicules également incluses dans chacune des gaines de la tige, comme cela a été signalé par M. Duval-Jouve dans Billot, Annotations à la fl. de Fr. et d'Ail. p. 113 ; 1857.

Entre Villeneuve et Portiragnes, croissait à côté de cette curieuse Graminée, mais en moindre abondance, le très-élégant Cypcrus serotinus Rottb. {C. Menti auct. plur.). Nous reprenons le nom de Rotlbocll, parce que la priorité appartient à cet auteur qui, dès 1772, dans son Descr. proyr. p. 12, décrivit ce Cyperus sur des spécimens que lui avait donnés à Bologne E. Bassi et sur l’excellente figure qu’en avait donnée Monti (Cat. stirp. Bon. prodr. tab. 1, fig. 2). Le nom de serotinus qu’il lui imposa était justifié aussi bien par l’époque de la floraison que par l'emploi qu’en avaient antérieurement fait Ray {Hist. p!. III, p. 6“. 6), I.el. Triumfetii dans I ouvrage

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