SÉANCE DU 26 JUILLET 1861. A
entières ou seulement avec de faibles indices de division au sommet ; les autres, à mesure quelles s’élevaient sur l’axe, prenaient un tissu de plus en plus nettement foliacé et ferme ; leur base s’élargissait et ils se lobaient sur les bords; en un mot, tout en restant spiralées et distinctes, celles-ci étaient des sépales de rose, tandis que les premières avaient une ressemblance prononcée avec les pétales normaux de celte même fleur, fies folioles de transition étaient au nombre de sept.
Au total, cette monstruosité offrait, comme particularités principales : 1° une première fleur réduite à un calice de huit sépales sur deux rangs, et à une corolle dont les pétales devenaient plus grands de dehors en dedans, disposition inverse de celle qu’on observe dans les roses doubles ordinaires; 2° une première portion d’axe, qui ne s’était nullement creusée en coupe; 3° une seconde fleur qui terminait l’axe et qui était parfaitement normale; lx u entre ces deux fleurs, une portion d’axe intermédiaire entre elles et sur laquelle s’échelonnaient en spirale des folioles qui établissaient un passage de la corolle de la fleur inférieure au calice de la supérieure. Cette monstruosité me semble fournir, en outre, un nouvel argument en faveur de l’opinion qui consiste à regarder la coupe dans laquelle sont logés les carpelles de la rose comme formée par un évasement de la portion supérieure de l’axe.