II. — Fleur tétramère «l'Iris Xïpliiiun
Cette fleur remarquable s’est offerte à moi sur une variété de Y Iris Xiphium L., qui se distingue par une fleur colorée en beau jaune, avec une grande macule safran sur l’élargissement terminal des sépales, et qui est appelée Fulvia par les horticulteurs.
La rangée externe du périanthe (ou le calice) présentait quatre sépales disposés régulièrement en croix, semblables entre eux et tout à fait normaux, quant à leur grandeur ainsi qu’à leur configuration. La rangée interne de ce périanthe (ou la corolle) offrait cinq pétales, de grandeur et forme ordinaires, parmi lesquels quatre étaient placés en croix et alternaient régulièrement avec les quatre sépales, tandis que le cinquième, qui venait altérer la symétrie tétramère, se trouvait en dehors d’un pétale et adossé contre un côté de celui-ci ; il était ployé longitudinalement en nacelle sur sa ligne médiane.
L’androcée comprenait quatre étamines normales de forme et de grandeur, alternes aux pétales.
Le pistil était celui des quatre verticilles floraux qui avait subi les plus fortes altérations dans sa manière d’être habituelle. Il offrait cinq grandes expansions pétaloïdes stigmatifères (stigmates des botanistes descripteurs), avec le rudiment d’une sixième. Quatre de ces expansions étaient placées en croix et opposées aux quatre sépales, sur la face interne desquels elles s’appliquaient
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comme de coutume; la cinquième était, au contraire, redressée verticalement dans le sens de l’axe de la Heur ; elle égalait les premières pour la longueur et la configuration, et présentait également un pli stigmatique transversal ; seulement son bord gauche se dilatait, vers le bas, en une sorte d’oreillette pétaloïde, recourbée en crochet, que divers motifs pouvaient faire regarder comme le rudiment d’une sixième expansion stigmatifère. Cette cinquième lame sligmatiière était opposée dos à dos à l’une des quatre premières. — L’ovaire de ce pistil était fortement comprimé par les côtés, et creusé, dans sa longueur, de deux sillons latéraux, qui lui donnaient une apparence semblable à celle qu’il aurait eue s’il était résulté de la soudure de deux ovaires juxtaposés. Examiné à l’intérieur au moyen d’une série de coupes transversales, il s’est montré creusé de cinq ou six loges, selon qu’on le considérait vers le milieu de sa longueur ou vers l’une ou l’autre de ses extrémités. Vers sa base comme vers son sommet, il offrait cinq loges parfaitement distinctes, pourvues chacune de deux files d’ovules, et disposées de la même manière que les cinq grandes expansions stigmatifères, c’est-à-dire que quatre d’entre elles formaient la croix, et qu’à celles-ci était interposée la cinquième. Dans toute sa portion médiane, cet organe présentait une sixième loge moins développée que les autres, mais néanmoins pourvue de deux (lies d’ovules, qui ne s’étendait que sur une longueur peu considérable. 11 me semble évident que celte sixième loge, en raison de sa situation, correspondait à l’expansion stylaire réduite à l’état de simple rudiment ou d’oreillette, dont j’ai signalé plus haut l’existence.
Au total, dans celte fleur d'iris Xiphiutn, la symétrie générale était tétramère pour le calice et l’audrocée, peutamère pour la corolle, dans laquelle l’existence de deux pétales situés dos à dos, à la place où il devait n’en exister qu’un, semblait indiquer un dédoublement parallèle; enün cette symétrie
était hexamère pour le pistil. Une autre particularité, digne d’être mise en relief, c’est que les deux verticilles à cinq et six parties pouvaient être ramenés sans effort à la symétrie tétramère, leurs parties supplémentaires étant simplement juxtaposées aux parties fondamentales ou intercalées à celles-ci.
ni.
Fleura décMHlrea «le Soin nu ni tubero«uiii.
Le 27 juin dernier, RL Lachaume, horticulteur à Vitry près Paris, a présenté à la Société impériale et centrale d’Horticulture des tubercules et des rameaux fleuris d’une variété de Solarium tuberosum L. remarquable, disait-il, parla couleur jaune de ses fleurs. Ces fleurs étaient jauues en effet ; mais cette particularité tenait à uue organisation anomale des plus curieuses et que je crois
devoir faire connaître avec les détails nécessaires.
Je dois dire avant tout
que cette organisation ne s’est pas montrée comme un fait isolé ; mais que je l’ai trouvée dans toutes les fleurs adultes que portaient deux rameaux, et