‹ Note sur un cancer de l'estomac simulant l'ulcèreChapitre 7 sur 13 · X. DELORE et R. LERICHE. — cancf.h de l’estomac 5s · texte numérisé non relu

X. DELORE et R. LERICHE. — cancf.h de l’estomac 5s

riorisent sont des cancers entés sur des ulcères. Il est donc probable que nombre de périgastrites où l’on incrimine un ulcère en activité relèvent en fin de compte d'un cancer, et nous croyons, d’après les récidives notées dans bien des cas, d’après certains symptômes relevés à la lecture d'observations publiées, que parfois, si l’on avait pu suivre les malades plus longtemps, une biopsie ou une autopsie auraient fait changer le diagnostic étiologique.

On peut d’autre part se demander si ces formes, en tant que moindre malignité, ne sont pas les plus favorables à un traitement chirurgical curatif. A priori il semble bien que l’inflamination des parois stomacales autour de l’ulcération, en même temps qu’elle fait faire des adhérences plastiques au dehors, tende à édifier du tissu fibreux autour d’elle, et par suite, qu’il s’agisse de ces néoplasmes à tissu fibreux, dont le pronostic est incontestablement le moins sévère. En pratique, si nous en jugeons par notre observation, macroscopiquement on a affaire à un épaississement considérable de la paroi stomacale autour de l’ulcération. A la coupe macroscopique, le tissu, dans notre cas, criait sous le bistouri et on avait l’impression d’une de ces cavités, localisées encore mais en voie d’accroissement, tendant à envahir tout l’estomac. Lebert, Paul Broca, Habershon, Œthriger ont rapporté des cas semblables. Et il semble bien qu’en présence « I e pareilles lésions, la gastrectomie soit l’opération de choix. En telle sorte que, conclurions-nous volontiers, apres l’échec de la libération des adhérences, de la gastroentéro-anastomose dirigés contre une périgastrite soupçonnée ulcéreuse, il faut craindre le cancer ulcérant et ne pas hésiter à faire une gastrectomie large.

A un tout autre point de vue. nous relèverons un détail dans notre observation, une simple constatation opératoire. — Quatre mois et demi après l’anastomose faite au bouton de Jaboulay, l’orifice était tellement rétréci qu’il admettait à peine le petit doigt. Plusieurs auteurs ont rapporté des cas de sténose plus ou moins rapide après l’emploi du bouton dans la gastro-entérostomie. Pareil accident serait plus rare quand on emploie la suture. Il nous semble que la pathogénie de cet accident est assez simple : la nouvelle bouche doit se fermer toutes les fois que le pylore est encore perméable. Elle reste ouverte et garde son calibre primitif foutes les fois qu'il y a sténose orificielle infranchissable, exactement au même titre que se ferme une fistule périnéale quand l’uretre est intact et que l’urine y a son libre cours et qu’elle persiste t int qu’un calibrage du conduit n’a pas rendu perméable fa voie primitive.

FÉLIX ALCAN, ÉDITEUR

Reoue de Médecine et Reoue de Chirurgie

La Revue de médecine et la Revue de chirurgie, qui constituent la 2e série de la Revue mensuelle de viédecine et de chiriirgie, paraissent tous les mois; chaque f . livraison de la Revue de médecine contient 5 à 6 feuilles grand in -8 ; chaque £ livraison de là Revue de chirurgie contient de 8 à 9 feuilles grand in-8.

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