‹ Note Sur Un Caractère Différentiel Pour Servir A L'étude De La Famille Des CactéesChapitre 1 sur 2 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE

ou moins de rapidité. Ces stratum se présentent les uns après les autres,

soit avant que le dernier ait atteint son entier développement, soit après.

Les faits relatifs au dédoublement ou à l’avortement de quelques aiguillons me paraissent anormaux et peuvent toujours être appréciés par la loi de compensation.

Ces diverses observations montrent la difficulté d’apprécier le nombre des aiguillons, et l’insuffisance delà connaissance du nombre des aiguillons d’un stratum , comme caractère différentiel : car en prenant ce nombre il arrivera que deux aréoles d’un même sujet seront différenciés, qu’une mère et la gemme qu’elle a produite constitueront deux espèces distinctes différenciées par les nombres divers de leurs aiguillons.

Afin de sortir de ces complications, j’ai cherché s’il existe un caractère auquel on puisse reconnaître que l’évolution est terminée, que l’aréole ne donnera plus d’aiguillons.

Pour cela j’ai étudié un très grand nombre de plantes dont les têtes avaient été coupées afin d’obtenir des gemmes pour la multiplication. J’ai observé que l’aréole donne une gemme; quelquefois simultanément deux, mais jamais deux successivement ; que la plante mourait ou donnait une nouvelle tige partant d’une aréole voisine du collet ou du prolongement d’un des faisceaux tronqués de la base médullaire, sans qu’une aréole pût devenir prolifère une seconde fois.

Les gemmes se présentent assez indistinctement sur les aréoles qui ont montré partie ou totalité de leurs aiguillons ; mais une fois la gemme formée, le nombre des aiguillons n’a jamais varié. Les mêmes circonstances se sont présentées pour les fleurs et pour les gemmes produites sur les plantes normales.

J’en conclus que le développement d’une gemmp ou d’une fleur arrête l’évolution de l’aréole; mais on ne peut en conclure qu’elles indiquent la fin de son évolution, puisque ces développements se produisent sur des aréoles présentant des nombres inégaux d’aiguillons.

I n comparant des aréoles florifères et des aréoles qui étaient stationnaires depuis longtemps, le fait le plus caractéristique, quanta la limite de l’évolution de l’aréole, se trouve dans la symétrie; ainsi une de nos plantes les plus remarquables, Echinoca.ctus Monvilli , montre bien cet état stationnaire quaud l’insertion des aiguillons supérieurs et inférieurs est symétrique.

Un fait que je noterai ici en passant, parce qu’il est eu dehors de ceux observés, c’est une insertion florale intra-apicillaire sur deux espèces.

Une autre circonstance qui peut aider dans beaucoup de cas, c’est l’altération dans la force et la forme des aiguillons qui terminent l’aréole; généralement, ils s’aplanissent et présentent leur face plane vers le centre de l'aréole.

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