‹ Note Sur Un Cas De Chlorantihe Chez Le Rumex ArifoliusChapitre 2 sur 2 · A76 SOCIÉTÉ BOTANIQUE 1)E FRANCE · texte numérisé non relu

A76 SOCIÉTÉ BOTANIQUE 1)E FRANCE

siste sur l’absence des étamines. Les étamines, par une sorte de compensation organique, avortent en effet dans un grand nombre de cas, soit complé-

tement, soit partiellement, lorsque les autres parties de la fleur prennent un développement herbacé anormal. L’ovaire, au contraire, est l’organe qui m’a paru généralement présenter le plus de tendance à revêtir la forme

foliacée.

Les bois humides et les lieux frais et ombragés nous offrent fréquemment des plantes qui présentent le phénomène de la chloranthie, et aussi l’état tératologique désigné sous le nom d’état vivipare, qui est souvent une exagération du phénomène de la chloranthie. Dans cet état dit vivipare, non-seulement les diverses parties de la fleur sont transformées en feuilles foliacées, mais l’ensemble de la fleur constitue un bourgeon foliacé indéfini, quelquefois même un véritable rameau, lui-même rameux, dans lequel on ne retrouve plus aucun des caractères de la fleur. J’ai trouvé, il y a quelques années, dans le pays que nous parcourons aujourd’hui, près de la belle cascade de Queureilh, un Phyteuma spicatum dont l’épi présentait cet état bizarre; chaque fleur de l’épi était représentée par un rameau lui-même rameux et dont toutes les ramifications indéfinies étaient chargées de petites feuilles vertes imbriquées.

NOTE SUR LES CAS VARIÉS DE CHLORANTHIE PRÉSENTÉS PAR LE TRIFOLIUM REPENS,

par M. GERMAIN DE SAINT-PIERRE.

Le Trifolium repens est l’une des plantes indigènes le plus souvent affectées de chloranthie ou transformation foliacée des organes de la fleur. Pendant les étés pluvieux et humides, un pâturage ou une pelouse parcourus au hasard fournissent presque toujours des exemples de cette anomalie, l’une des plus fréquemment signalées par les botanistes; et ces exemples sont multipliés à l’infini en raison du grand nombre des capitules de cette plante traçante et du nombre des fleurs de chaque capitule. Tous les capitules appartenant au même individu et toutes les fleurs de chaque capitule sont en effet atteints de l’anomalie, bien qu’ils puissent l’être à des degrés différents. Mais un même individu ne m’a paru présenter, en général, qu’ une même sorte d’anomalie, et j’en ai rencontré chez cette espèce plusieurs dont quelques-unes ont pu passer inaperçues.

Pendant la saison dernière j’ai observé dans les pelouses de mon jardin (pays d’alluvions anciennes entre l’Ailier et la Loire),divers individus de ce Tri folium, dont chacun présentait des formes anomales différentes; plusieurs de ces formes m’ont paru n’avoir point encore été décrites. Je me propose d indiquer, en peu de mots, la série de ces formes dont je présente à la Société les figures, destinées à mon Histoire des anomalies dans le règne végétal.

Dans ces diverses formes, le second et le troisième verticille, la corolle et I androcée, sont normaux ou subnormaux ; la corolle tend seulemeut»

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