‹ Note Sur Une Feuille Monstrueuse De Tilleul, Suivie De Quelques Considérations Sur Les Feuilles PeltéesChapitre 2 sur 4 · SÉANCE DL 13 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DL 13 MARS

espèce cultivé dans l'aquarium du Jardin des plantes, une feuille qui formait la transition de l’état normal à ce dernier, et dans lequel la nervure médiane postérieure, simple à sa base sur une certaine longueur, se bifurquait plus loin en deux nervures égales et parallèles. — l es espèces à feuilles peltées du genre Tropœolum présentent, de leur côté, des variations assez grandes pour rendre fort difficile la distinction entre les deux sortes de peltation, ou pour prouver même que cette distinction est peu admissible. Ainsi, dans le Tropœolum mojus , la nervure médiane postérieure manque le plus souvent, mais elle existe aussi dans un certain nombre de cas. Pour le Tropœolum minus , les cas dans lesquels cette nervure existe sont plus fréquents que pour le Tropœolum majus ; mais ils le sont encore moins que ceux dans lesquels elle manque. Je ne l'ai pas trouvée sur la généralité des feuilles de Tropœolum tuberosum que j’ai examinées; sur une feuille de cette espèce, dans l’herbier Delessert, je l’ai observée formant une bifurcation en deux nervures symétriques. — Ces exemples, qu'il serait je crois inutile de multiplier, me semblent prouver l’exactitude des énoncés que j’ai exprimés relativement aux modes de formation des feuilles peltées en général.

M. Reveil dit avoir vu en 1849, dans un jardin, à Paris, un Lonicera

folium portant des feuilles soudées, non pas à leur base, mais par leurs bords.

iM. Bâillon présente les observations suivantes :

La formation des feuilles peltées semble pouvoir se rapporter aux deux modes differents qu’invoque M. Duchartre, si l’on en juge, entre autres exemples, parles deux qui suivent. La marche qu’y suit la nature semble en effet être inverse dans les deux cas.

Les feuilles de nos Ricins ne sont pas d’ordinaire pe ltées à l’âge adulte, mais dans leur extrême jeunesse elles le sont toujours. Si l’on examine comment s’y comportent à leur apparition les nervures, on voit que du sommet du pétiole diverge un faisceau infundibuliforme de ces nervures °n dira plus tard digitées. Le parenchyme s’étend de l’une à l’autre, et forme avec elles une sorte de cornet continu. Cependant ce cornet s’écbancre légèrement sur un des points de son ouverture. On peut voir alors que la nervure qui, partie de l’extrémité du pétiole, s’avance vers cette échancrure, s’est bifurquée pour suivre chacune des lèvres de celle-ci, tandis qne toutes les autres sont encore simples. Cette nervure affecte donc alors la disposition d’un Y, et l’angle que forment les deux branches supérieures par leur rencontre se trouve dépourvu de parenchyme. Le jambage basilaire est donc le trait d’union qui persiste entre les deux moitiés de la base

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