Note Sur Une Pluie De Sucre
instructives que soient ces considérations, je ne suivrai pas l’auteur dans cette voie.
Bien que M. Chatin ait récemment cherché à démontrer que les propriétés des plantes sont loin de traduire toujours leur organisation (Voy. Ann. dc.s sc. ruit., l\ e sér,, t. VI, p. 262), nous avons pensé que cette note ne serait pas tout à fait inutile pour l’histoire de la botanique médicale et pour celle de la taxonomie générale.
M. de Seliœneleld, secrétaire, donne lecture de la communication suivante, adressée à la Société.
NOTE sur. UNE PLUIE DE SUCRE, par M. CL DELAVALD.
( Brest, novembre 1858.)
A l’époque où j’habitais Saint-Denis (Ile de la Réunion), je remarquai
Ul > jour, en mai 1856, alors que la végétation commence a se ralentir dans
ces contrées, que toutes les feuilles des diverses plantes qui croissaient
devant mon logement étaient recouvertes d’une matière visqueuse et sucrée.
•le m’empressai de soumettre cette substance a l’analyse, et je la reconnus
P°ur de la glycose ou du sucre de fruits.
A cct effet, je lavai les feuilles avec de 1 eau distillée ; puis la solution
frit filtrée et évaporée au bain-marie. I.e résidu fut repris pat de I alcool
faible; la solution alcoolique, filtrée pour séparer les matières gommeuses
d muqueuses indissoutes, fut évaporée,et le nouveau résidu futiepiis pat de eau et décoloré par le charbon animal purifié. On évapora une dernière fois : le produit ainsi obtenu était encore coloré en brun clair, il était jaune doté P a >’ transparence, cassant, très sucré et sans amertume. Abandonne a luin 'eme, j| attira rapidement et fortement l’humidité, en devenant sirupeux, O sans donner, après trois semaines environ, la moindre tiaie de ciistnl- '•satiou. Enfin, bouillie avec de la potasse, cette substance prit une colorallU!l brun fonce, et elle réduisit aussi avec énergie la liqueur cuprique
dcFrommherz. Ces divers caractères se rapportent a la glycose ou au sucre
de -t, comme l’eau de lavage des feuilles a été immédiatement sou-
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