SON ŒUVRE
Notre intention est, nous l’avons dit, d'analyser tout ce qui dans l’édition de ces recueils d’études, de cours et de travaux divers, paraît encore utilisable et valable en 1931. C’est assez dire que nous ne ferons pas oeuvre d'érudition technique. Ainsi, bien que, certes, les (Fragments d'Etudes pathologiques et cliniques » soient lexpression de la même méthode de pensée et du même esprit clair que les «Fragments de philosophie médicale», il est inutile de s’attarder aux premiers, beaucoup plus spéciaux et dépassés de nos jours par la science médicale.
On peut distinguer trois grands points de vue successifs dans les «Fragments de philosophie médicale» : d'une part, de la médecine en tant que science, de son but, de ses tendances, de ses méthodes; d’autre part de la médecine en tant que profession ou art, du médecin, de ses devoirs et des qualités qui lui sont nécessaires, et enfin de l’organisation de l’enseignement supérieur, parties où l’auteur touche à des questions brûlantes aujourd’hui, se posent aux médecins, et avec une acuité l’homme public. De son oeuvre, nous n’analyserons done que sa philosophie scientifique, et surtout et avant tout ses opinions sur le rôle du médecin, ses rapports avec les malades, ses confrères et l'Etat, questions qui, surtout aujourd’hui, se posent aux médecins, et avec une acuité plus grande que jamais aux jeunes générations médicales de France,
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