LOUE
c'était seulement un spiritualiste qui avait du bon sens. Il est déiste sans être métaphysicien. [l est comme le catholique Pasteur le témoignage vivant de la comptabilité d’une religiosité hospitalière et du déterminisme scientifique.
Semblable à celà encore à Pasteur, Charles Schützenberger admet une séparation absolue entre le domaine de la science et celui de la spéculation pure. Non qu’il considère la science comme une spécialité absolument retranchée de la vie; nous verrons, au contraire, qu'il y a pour lui une interpénétration constante de la philosophie et de la science. Maïs les spéculations purement métaphysiques il les laisse à la porte du laboratoire et déclare que «dans une clinique la scolastique et les discussions métaphysiques ne sauraient être que déplacées.» (5). Aussi, dans sa philosophie particulièrement scientifique et spécialement médicale, est-il strictement l’homme de l’idée générale, l’homme de ia méthede expérimentale, l’homme du progrès et aussi l’homme au métier.
L'homme de l’idée générale: pour lui, la médecine et la science en général constituent un tout dont l'unité et l’avenir sont garantis par le postulat rationaliste ou Kantien de la Fixité des lois de la nature et de la v'e. Il termine son discours d'ouverture du cours de clinique médicale en 1865 par ces mots: «Nous maintiendrous ioujours haut et ferme les principes même de ia science, la fixité des lois de la nature.» Et toutes les méthode: ou pseudo-méthodes qui négligent cette fixité ration. nelle, Charies Schützenberger les condamne. C’esi ainsi que, à propos du mysticisme médical ii déclare dans des termes qui, d’ailleurs, annoncent curiensement + voca-
(6) «Fragment: de Philosophie médicale» (page 298).