CONCLUSIONS
1° En étudiant la radiographie nous avons vu que toute osléo-arthrite tuberculeuse se traduisait à la phase de destruction par:,
a) Le « pincement » de l’espace articulaire ;
b) L’avance de l’ossification des noyaux épiphysaires ;
c) La décalcification des os ;
d) L’atrophie des diaphyses voisines.
À partir de la deuxième année (ostéo-arthrite du membre inférieur) de la fin de la première année (ostéo-arthrite du membre supérieur) le « pincement » et l'avance de l’ossification sont d'habitude masqués par l’ulcération des extrémités osseuses articulaires. |
À la phase de réparation nous avons un excellent signe de sclérose, de cicatrisations des lésions : c’est l’apparition d’un liseré noir osseux autour du foyer du malade.
2° Les signes locaux d’inflammation nous fournissent de précieux renseignements sur l’activité du processus. |
La chaleur est très nette au genou «le genou
malade est un équateur entre deux pôles : jambe et suisse ». ;
La tuméfaction existe à toutes les jointures. Elle est importante à la hanche. Son seul aspect permet au cou-de-pied de préciser le siège de l'articulation malade : tibio-tarsienne ou sous-astragalienne. Ce gonflement est fait de la distension de la synoviale par le foyer tuberculeux, et de la réaction inflammatoire des tissus du voisinage péri et inter-articulaires : tissus mous sous-aponévrotiques, synoviales, et ménisques dans le cas spécial du genou. La tuméfaction des ménisques constitue un signe non négligeable de la tumeur blanche du genou.
La douleur s’observe au début, peu nette d’habitude et tardivement comme signe prémonitoire d’un abcès. Ces douleurs tardives sont aiguës et tenaces ainsi que les douleurs observées dans les rechutes.
3 On ne tient d'habitude compte en pratiquant la mensuration d’un membre atteint d’ostéo-arthrite tuberculeuse que de deux éléments d’allongement ou de raccourcissement : l’attitude vicieuse et la destruction osseuse. Il est un troisième élément important : les troubles dystrophiques.
L’allongement ou leraccourcissement par troubles. dystrophiques peut atteindre surtout chez les anciens coxalgiques des proportions considérables. Des trois éléments du raccourcissement c’est celui contre lequel l’orthopédiste est le plus désarmé.
4° Les ostéo-arthrites guérissent :
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Par restitutio ad integrum dans les formes synoviales pures ;
Par ankylose ou :
Par récupération de mouvements plus ou moins étendus, dans les ostéo-arthrites ordinaires. La guérison par récupération de mouvements est au moins aussi fréquente que la guérison par ankylose et souvent la conséquence de destructions osseuses graves. Dans la coxalgie ce sont les coxalgies les plus graves anatomiquement qui guérissent avec le plus de mouvements. Elles donnent lieu à une véritable pseudarthrose.
5° Assez souvent les arthrites tuberculeuses se compliquent de la présence d’une ou de plusieurs cavernes osseuses. On pourrait croire que l’évolution de l’arthrite tuberculeuse en est troublée, il n’en \est lé plus souvent rien. Pourtant la présence de cette caverne peut entraîner une intervention qui sans elle n'aurait pas lieu.
Vu : le Président de la thèse
HARTMANN Vu : le Doyen
ROGER : Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,