‹ Notes d'art et d'archéologie (volume 2)Chapitre 14 sur 59 · Appelée aujourd'hui rue du Cardinal-Lemoine · texte numérisé non relu

Appelée aujourd'hui rue du Cardinal-Lemoine

2. Cest aujourd'hui la rue de TAncienne Comédie, très écourtée par le percement du boulevard Saint-Germain.

3. Ce privilège aurait été accordé à Tabbaye par Saint- Ger main, évéque de Paris, qui la fonda.

4. [aillot. Recherches^,, sur la ville de Paris. 1775. Tome UL Quartier Saint André des Arts. p. 8.

L'abbé de Saint-Germain ne perdit pas de temps, et dès Tannée I2I2, il avait fait construire les deux églises de Saint- André (i) et de Saînt-Côrae et Saint-Damien (2). Ses successeurs conservèrenl jusqu'en 1345 le patronage des deux cures. A cette époque, en vertu d'une transaction passée avec TUniversité de Paris, Tabbé et les religieux cédèrent à cette dernière « tout ce que a eux appartenoit, ou appartenir pourroit au temps advenir, es patronage des églises de Saint-Andrien des Arcs, et de Saint-Cosme et Saint-Damien à Paris. ^

« Ce patronage, dit le savant auteur de Paris à travers les âges (3), n'était pas purement honorifique ; il donnait le droit de disposer de la cure, et TUniversité usait de ce droit en faveur de ses maîtres. Le recteur convoqua plus d'une fois à Saint- André des Arts les quatre Facultés pour les cérémonies qui interrompaient si fréquemment le cours de la vie scolaire ; plus d*une fois cette église fut Je rendez- vous des processions qui parcouraient tantôt la ville, tantôt seulement le quartier latin, en laissant à la population une haute idée de l'école de Paris et de sa puissance. »

Tous les auteurs qui se sont occupés de l'histoire et de, la desqription de Paris, — et ils sont nombreux, depuis Corrozet en 1581, jusqu'à nos jours — ont recherché consciencieusement l'origine de la dénomination de des Arcs, ajoutée au nom de Saint-André. Qu'ils l'aient fait venir des mots Laaso (4), Assictis (5), Assibus (6), Ar siens (7), Arcisierium (8) ou Arcubus (9) ; qu'ils aient voulu voir àzxv^Arts,

1. € Elle avait été bâtie dans le clos de Laas, que représente à peu près de nos jours la partie de ce quartier circonscrite par le boulevard Saint-Michel, la rue de TEcole de Médecine, la rue Dauphine et le quai des Augustins ». Baris à travers les âges. 1 ome IL Le Petit Chatelet et TUniversité, p. 28.

2, Cette église se trouvait à Tendroit du boulevard Saint-Michel où aboutit aujourd'hui la rue Racine. Au témoignage de M. de Guilhermy, elle était encore bien conservée en 1S35. Alors 4 la rue de la Harpe (que devait à son tour faire disparaître le boulevard Saint-Michel) s'est agrandie aux dépens de l'édifice, dont il n'y a plus une pierre. > Itinéraire arck, de Paris p. 223,

5. Tome II. Le Petit Chatelet et TUniversité, p. 28. 4* Dans un acte daté de 1220.

5, Dans on acte de 1260,

6, Cartulairc de la Sorbonne.

7, Dans un acte de 1-Ï74.

8, Lebeuf,

g. Déclaration faite en 1284 P^*" l^s Sackettes.

§6 rrotES dMrt et D'AncttÉoLoom

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ritidicatîon de Tetitréfe de rUniversîté, ou dans Ans (i) la désignation, aux ehVii-olis, d'atcades, de fabriques d'arcô ou d*un jardin dans lequel ëti B^eicerçait au tir de cette artne, aUcun d'eu^ n'a réussi à faire la lUiâlère sur ce J^oint* Nous n'aurîotis garde de vouloir faire mieux qu'eux (2)i Constatons seulement l'altération de Arcs en Arts (3)* Ce n'est pas d'ailleurs le seul contre-sens de ce genre, que nos édilités ftlent sur la conscience. Il ne faut pas aller bien loin pour trouver la tuë Glt-le-Ccèur (4), et il serait facile de multiplier les exemples satls sortir de Paris (5).

L'emplacement de l'église Saint- André des Arcs est marqué aujourd'hui par la place irrégulière que forme l'amorce du boulevard Saint-André^ et où aboutissent les rues Saint-Séverio (6)^ Hautefeuille (7), Suger et Saint- André des Arts» La façade de la maison qui sépare ces deux dernières voies formait un des côtés d'une ruelle dont l'autre èôté était le portail de l'église. Celle-ci était bordée au nord par la rue qui à conservé son nom, et qui^ se prolonge jusqu'à la rue Dauphiné. Au sud, la rue du cimetière Saint- André (8), nommée

i. JaiUot. p. ïi.

iB. Nous inclinerions cependant à croire, avec Fauteur de Paris à iraf^ers îés âges\ à raltération du mot Lfias^ qui étiiit le nom du clos où fut bâde P église.

3. On lit dans Legfrand et Landon {Description de Paris et de ses édifices, 1809* Tonie I. p. 166) : « Elle (rég-Use) était riche en monuments des artsî et c'ésÈ peut-être la célébrité qu'ils lui avaient acquise, qui la faisait nommer par le peuple plutôt Saint-André des Arts qu^ des Arcs^ surnom qu'elle dut, sans doute, dans l'origine, aux arcs élégamment cernés dont ses voûtes et ses croisées se composaient. >

4. Cette rue se nommait primitivement rue Gilles- Queux^ d'où est venu Gillesie-Cœur, puis Gisi-le-Çceur,

5. Par exemple la rue des Jeux- Neus {]q\ix neufs), devenue rue dts Jeûneurs^

6. A l'emplacement élargi de la rue Poupée, appelée d'abnrd rue Popée, puis par altération, Poinpée^ Pompée et Poupée, Sauvai dit qu'elle porta primitivement le nom de rue de Laas,

7. La rue Hautefeuille semble avoir pris son nom des arbres élevés er touffus dont elle pouvait être bordée. V. jaillot, p. ^S,

8. Sous saint Louis, cette rue s'appelait rue des Sachettes^ à cause de * certaines femmes dévotes vivant ensemble, proche le monastère de Saint- André *, ainsi appelées parce qu'elles portaient un vêtement en forme de sac \ ^ Pauperes mulieres de Saccis; Saccitse, Cette congrégation dura peu, et nlors la rue s'appela des deux Portes, Elle portait ce nom en 1356, lorsque fut établi le cimetière, et le garda encore deux siècles, concurremment avec celui de Cimetière Sdint- André. V. Jaillot. p. 16.

NOTBS D'ART ET D'ARCHÉÔL0(3!E

ë^ujourd'huirue Suger, se terminait à la rue de TEperoh (i). CesdeUk rues limitaient, avec la rtie du Battoir (2), Tespacè bâti au thilieU duquel s'ouvrait le cimetière de la paroisse.

SI le tracé des rues s'est peu ou point modifié dU sudj à Tbuest et

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Saint-André-des-Arcs et son quartier (3).

au nord de Téglise, il est loin d'en être de même à Test. Le percement du boulevard Saint-Michel (4), en entraînant la construction de nouvelles maisons, a fait disparaître la rue de Maçon (5), la rue Poupée

1. Appelée primitivement ^«^ Gaugam(i2(x^)y cette rue prit d'une enseig-ne les noms de Ckapron, Chaperon et enfin Eperon^ vers 1636.

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