Sous le second Empire
5. Aiasi appelée parce que l'Hôtel des Comtes de Maçon s'y trouvait.
et la rue Percée (i), en attendant que le prolongement prochain du boulevard Saint- André modifie plus profondément encore ce coin du ' vieux Paris. Ainsi s'en vont l'un après l'autre les souvenirs du passé, ainsi disparaissent des rues sinon toujours propres, au moins pittoresques, pour faire place à des percées bien droites, bien tirées au cordeau, bordées de façades souvent sans caractère, mais administratif vement monotones.
J.-B. de Saint-Victor remarque que l'église Saint-André des Arcs « était avec Saint-Sulpice, le seul monument de ce genre qui ne fût pas attaché à des maisons particulières, mais isolé et bordé de passages publics sur ses quatre côtés (2) ». D'après le plan joint à la gravure de Marrot qui représente l'église Saint- André en r65o, c'était un édifice à trois nefs, de huit travées, et terminées, celle du milieu par une abside polygonale, les deux autres par des murs droits. Des chapelles s'ouvraient le long des nefs latérales, et une tour carrée à baies ogivales surmontées d'accolades, s'élevait sur le collatéral du nord, en arrière du portail principal. La façade occidentale, réédifiée en 1660, était l'œuvre d'un architecte du nom de Gamard ; la porte centrale s'ouvrait entre deux portes plus petites qui correspondaient aux collatéraux, t
Quant à la tour, elle avait été bâtie vers l'an 1500, « et Ton y voyait encore, au dehors de l'escalier, la marque des coups de mous^ quet qu'on y avait tirés au temps des troubles de Paris (3) 1 . Cet escalier était prçitiqué dans une tourelle qui s'élevait à Tangle N.-E. de la tour. A l'extérieur étaient sculptées « les armoiries de MM, Simon, dont l'un, avocat général, était père de Jean Simon, évêque de Paris, mort en 1302 (4). »
Reconstruite à la fin du xv® ou au commencement du xvi" siècle» réglise Saint-André avait conservé le sanctuaire de la construction du XIII® siècle. Une aquarelle exécutée pendant sa démolition, et dont nous donnons une reproduction, nous fait voir que la nef, séparée des bas-côtés par de hautes arcades aux piliers dépourvus de
1. Désignée déjà en 1262, dans le cartulaire de Sàint-Gcrmaîn (f^ 138 et 139) sous le nom de Vtcus perforatus.
2. Tableau historique et pittoresque de Paris. 1824. Tome IIL 3* ^ p, 621.