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Le train de Montluçon (Ailier), destiné à la fabrication des blindages, peut aplatir une masse de 50.000 kilogrammes d'acier.
Grosse forge : faèricaù'on des ancres.
La fabrication des ancres était jadis/sans'contredit, le plus important travail de grosse forge. Que de peines il falIaît*pour souder le fer puis le forger à Tétat de pièces dépassant souvent le poids de 2000 livres !
Le travail était d^ailleurs irréprochable comme résultats.
La figure 9 donne l'aspect du chantier de Rochefort, pendant le forgeage d'une ancre. Ce chantier possédait un marteau considérable pourrépoque, puisqu'il pesait 700 livres. Les écrivains contemporains ne ménagent pas leur admiration pour cet engin, qui avait cependant un rival, celui d'Imphy (Nfvernais)*
Mais que diraient -ils devant les blocs d acier que nos marteaux pilons de 100.000 kilogrammes, que nos presses hydrauliques, capables
de développer une force de lo.ooo.ooo de kilogrammes, transforment en canons énormes ou en cuirasses de navires?
Fig. 9.
Tel est le chemin parcouru par la métallurgie depuis cent ans. La statistique permet de Tembrasser d'un coup d'oeil : en 1789, la France produisait 100.000 tonnes de fer et de fonte environ, aujourd'hui, elle fabrique près de 1.500.000 tonnes de métal, et n'arrive cependant qu'en troisième rang, comme force productive, parmi les nations de l'Europe.
Quelles sont les causes de ce progrès industriel uni4ue dans l'histoire? Mieux qu'un ingénieur, un philosophe répondrait à cette question.
A notre point de vue, voici les coups de fouet donnés à la métallurgie : l'invention de la machine à vapeur, la navigation à vapeur, la création des chemins de fer et leur conséquence, que n'avaient pas prévue les pacifiques inventeurs qui ont illustré notre époque, l'accroissement des troupes de guerre : Œfas... de duro est ultitna ferro.
P. Mahler