‹ Notes d'art et d'archéologie (volume 2)Chapitre 56 sur 59 · EN VENTE ICI · texte numérisé non relu

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Fac^imile d'une afîiche comj>osêc et lithographie e par Célestîo Nanteull.

268 NOTES d'art ET D*AïtCHÉOLOClE

vabk aujourd'hui, du Diable à Paris, Elle a deux mètres de haut et reproduit exactement agrandie la vignette que dessina Meïssonnîer pour le frontispice du volume.

Rarissimes également, les deux affiches de Célestîn Nanteuil» Aladin ou la Lampe merveilleuse et Marengo qui sont les purs joyaux de ma collection.

Le dessin de Marengo représente le médaillon de Bonaparte premier consul, soutenu par un aigle tenant la foudre ; à droite et à gauche, un tambourin et un fifre jouent quelque marche guerrière ; un tambour-major et deux vieux troupiers complètent Tensemble, L^affiche d*Aladin annonçait une féerie en vingt tableaux, au théâtre du Châtelet, deMM« d'Ennery et H. Crémieuxavec musique d'Adolphe de Groot, Au premier plan» un dragon hurlant d'un mouvement superbe, les deux médaillons d' Aladin et de Badrobooldour, et dans le fond, la scène à effet de la pièce. Ces deux lithographies de Nanteuil sont d'un faire très joli, très poussé et constituent deux plaquettes d'une véritable valeur, A citer aussi de ce même artiste, un superbe dessin pour Taf fiche de Robert-Macaire.

En 1835, Nadar dessina pour les Rêveries d'un étameur une très amusante petite lithographie imprimée en rouge et qui montrait les deux célèbres étameurs, Commerson et Furpille, dans Texercice de leurs fonctions.

Du grand Daumier, une affiche faîte pour son amî M. Desouches, directeur de Fentrepôt de charbon d'Ivry. L'idée première de ce dessin appartient, paraît-il, à M. Emile Bayard; cette curieuse affiche qui couvre nos murailles a donc son histoire qui passionne le monde des collectionneurs. Emile Bayard a bien dessiné pour l'entrepôt dlvry une bonne et un charbonnier ; mais c'est là une œu\Te de jeunesse, que Daumier a reprise plus tard et à laquelle il a donné la valeur qui s'attache à tout ce qu'il a produit,

Daumier a donc payé gracieusement son tribut à la publicité contemporaine.

Après lui, combien d'artistes ont suivi son exemple, séduits, captivés par Talture crâne et franche de Taffiche joyeusement éclairée par le soleil de la grande ville. La liste de ceux-ci serait interminable et on serait surpris d*y trouver les noms les plus sincèrement estimés.

Si maintenant Ton examine les affiches illustrées actuelles et qu'on

les compare à celles qui parurent il y a une vingtaine d'années, on verra que ces dernières sont de beaucoup supérieures, aussi bien au point de vue du dessin et de ragencement des personnages qu*à celui de Texécution matérielle. Ce n*est point à dire que les dessinateurs d'aujourd'hui soient inférieurs à leurs aînés, mais on voit très bien qu'il leur importe peu de consacrer à cette œuvre du moment, à ce dessin d'un jour, les connaissances et les qualités artistiques qu'ils peuvent a^oir et que quelques-uns d'ailleurs possèdent très réellement.

Les dessinateurs d'affiches les plus connus en ce moment sont :

Fac-sîmilé de TaflGche de Daumier pour l'entrepôt du charbon dTvry (tS6a).

MMp Grasset, Gorguet, Orazi, Willette, Lefi^vre, Fraipont, Verneau, Quesnel et Choubrac le dessinateur attitré de la maison Lévy-

Eugène Grasset a signé plusieurs affiches absolument hors pair, telles les Fêtes de Paris, page d art de premier ordre qui donne si bien l'illusion d'un vitrailgothique ; la Librairie romantique, une affiche destyle cathédrale comme les reliures de 1830: vuededosune «gente » dame au costume sévère, la grande collerette brodée dégageant bien la nuque, les manches à gigot énormes, la chaussure à semelle plate, lacée, découvrant une élégante cheville que revêt le traditionnel bas blanc de nos grand'mères, lit attentivement quelque poème de

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Victor Hugo; dans le fond, Notre-Dame de Paris profile ses tours qu'incendient les feux du soleil couchant ; c'est tout simplement merveilleux.

Admirables aussi, les affiches pour le Cavalier Miserey et pour la Jeanne d'Arc de la Porte-Saint-Martin » d'un efiet si parfaitement décoratif.

Et maintenant voici Willette avec sa très particulière vision du parisianisme, qu'il a si parfaitement divulgué sur ses affiches, vision, il est vrai, superficielle et charmante, adorablement fausse, aperçue comme au travers d'une optique de théâtre ainsi que dans une féerie. Est-il besoin de rappeler cette immense débauche de crayon qui annonçait la grande pantomime de la Grenouillière au Nouveau Cirque, et cette autre affiche pour le Courrier Français, de cette manière si vive, si alerte qui rappelle à miracle les petits maîtres du siècle dernier.

Il me tarde d'arriver à Jules Chéret, le maître, celui que j appellerais volontiers le grand fresqueur des rues de la capitale et dont M. Roger Marx dit qu'il synthétise la vie de Paris en se complaisant à la figuration de ses spectacles, à la représentation de ses élégances, au tableau de ses modes. Et voyez la contradiction des choses de ce monde! C'est au détour des carrefours, sur les crépis lézardés, contre les clôtures plâtreuses desbàtisses que cette apothéose du parisianisme, en des allégories emportées, chatoyantes d'éclat, de lumière, radieuses de vie intense et d'humour, installe son flamboiement de féerie. Sa verve est merveilleuse, il dessine d'un jet^ lançant son croquis avec la promptitude, la décision et la vigueur que M. Ingres recommandait à ses élèves par ce précepte significatif ; a Un couvreur tombe d'un toit : avant qu'il soit à terre vous devez Favoir posé sur le papier en quatre lignes, » Puis, « les quatre lignes » posées et les formes délimitées par un contour nerveux, Chéret place hardiment quelques contrastes sombres et lumineux qui animent aussitôt son dessin et le font sauter à l'œil. Avec quelques couleurs seulement, le rouge en général et des tons neutres habilement gradués, il obtient des efi'ets surprenants et laisse loin derrière lui ses rivaux américains, dont on a pu voir en 89 les affiches pour BufFalo Bill, aux dessins raid es et secs, aux couleurs criardes. Et point banale Paffiche de Chéret; les personnages qu'il met en scène sont pleins de vie et de mouvement, et je sais

des dessins exécutés par lui pour des cirques et deâ panorama qu'un de Neuville ou un Détaille n auraient pas désavoués, Voyes par exemple cette admirable affiche des trois Mousquetaires de Dumas : ils sont là, les trois, le fer au clair, dans un mouvement superbe, véritable évocation d'une époque guerrière où la cape et Tépée jouaient le principal rôle. Et quel effet décoratif et quelles oppositions vigoureuses savamment harmonisées, assurant Tefifet à distance ! Il y a quelque chose de rembranesque dans le clairobscur qui enveloppe toute cette scène et qui relève ce groupe au point d'en faire une page dramatique du plus grand effet. Qui ne se rappelle cette autre affiche annonçant les œuvres de Rabelais avec illustrations de Robida ? Quel sublime dans le rire et la hauke joye, bien fait pour ne pas faire mentir la devise du curé de Meudon : a Pour ce que le rire est le propre de Thomme ! jo II est de fait que par ce temps de sçko* penkauertsme et de struggleforîifjisfne à outrance

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Fac-siiûilé d'une affiche de J. CUéret (1^89).

373 K0TE8 D'ART BT 0*AîtCfîTOLOGÎÉ

J. Chéret fait absolument exception. Que d'observation et quelle verve du crayon dans ces élégantes incarnations du rire spirituel et de la fine satire 1 Cela donne comme Tidée du caprice le plus charmant et de la plus exquise fantaisie.

Décrire par le menu l'œuvre tout entier de Chéret, plus de douze cents affiches, me semble quelque peu au-dessus de mes forces. Et pourtant que de merveilles dans le nombre ! Je ne voudrais pas omettre les affiches d'étrennes des magasins de nouveautés, qui nous peignent sous les couleurs les plus charmantes la triomphante joie de nos chéris » enfants nourris de rose, gentils à croquer, comme on disait au dernier siècle, et ravis de posséder, qui, un polichinelle, qui, un cheval mécanique, qui, un mouton bêlant,

Ainsi donc, du caprice de Chéret, ont surgi, sous prétexte d'annonces, mille évocations charmeresses ; par lui, Taffichc a été élevée au rang de l'estampe : indifférente ou triste auparavant, elle s'est vue contrainte de demander à la palette du peintre son élément de séduction, sa chance de succès, de persuasion.

Quel malheiu" que la destinée des affiches soit de durer ce que durent,., les affiches : fanées, passées en quelques jours, délabrées 1 Et si les collectionneurs n'existaient pas il faudrait les inventer. Grâce à eux, longtemps après que les affiches auront disparu de nos murs, on les retrouvera dans leurs cartons encore fraîches et brillantes.

Curieux chapitre d'histoire I Car les affiches sont un microcosme de notre société, selon l'expression de M. Béraldi. Touchant à tout, elles donnent des renseignements précieux sur nos habitudes, nos mœurs, nos costumes, nos lectures, nos voyages, nos spectacles surtout ; elles feront connaître aussi dans ses promesses alléchantes variées sous mille formes, dans ses boniments ingénieusement renouvelés, dans son développement inouï, un curieux engin de la publicité moderne, auprès duquel la trompette de l'antique Renommée n'est que joujou d'enfant! M. Champfleury a dit quelque part que « répoque qui suivra celle-ci témoignera peut-être quelque étonnement de l'excessive importance attachée actuellement au petit art. » Je ne crois pas qu'il faille partager ces craintes : Tavenir sera certainement plus équitable et nous rendra bonne justice.

Gabriel DE ROTON,

CHRONIQUE

Société de saint*jean, section professionnelle.

Mercredi 28 janvier première réunion plénière de la section proiessionnelle de *la Société de Saintjean>

Après une allocution du R. P, Clair, qui expose les résultats obtenus par la Société de Saint-Jean dans !e courant de Tannée écoulée, la réorganisation récente, les progrès accomplis et à accomplir, la parole est donnée à M, Lenormand, président de la section d'architecture. La section d'architecture s^est occupée dans ses réunions hebdomadaires de Torig-ine de la basilique chrétienne. M, Lenormand résume en quelques mots le travail for tenter essant de son collègue» M, Honoré, sur ce sujet.

Il annonce que la section d^architecture^ désireuse de stimuler le zèle des plus jeunes, a l'intention de mettre au concours une série de projets pour les diverses parties d'un ameublement d'église. Le premier concours, ouvert dès maintenant, a pour objet : le bénitier; toute latitude est d'ailleurs laissée aux concurrents pour le clioix des moyens d'exécution,

M. A, Moureau lit un rapport fort délicatement écrit sur les travaux de la section du dessin, dont il est président. Il présente soixante-dix esquisses formant une suite sur le livre de Tobie, œuvre des membres de la section qui mérite les plus sérieux encouragements.

M. Daniel de Laflotte, bibliothécaire, annonce que le travail de classement de la bibliothèque et des collections d'estampes et de photographies est presque terminé et qu'il pense pouvoir, dans le courant du mois prochain, mettre ces collectioas à la disposition des membres de la société.

Le président général de la section professionnelle rend compte des progrès de la revue t ies Noies d'Art ? et fait espérer que le succès sans cesse grandissant de cette publication lui permettra sous peu d'augmeater son fascicule de huit pages,

M, Astruc, directeur de T atelier préparatoire d'architecture, fait part de la mesure qu'il vient de prendre en instituant une épreuve d'essai pour les élèves qui se préparent aux examens de TEcole des Beaux-Arts, Un jury choisi parmi les membres les plus autorisés de la Société de Saint-Jean, peintres, sculpteurs et architectes jugera ces épreuves et Ton décidera, d'après les notes données, du nombre d'élèves à ajourner s'il y a lieu.

Ces diverses communications sont chaleureusement approuvées par l'assemblée tout entièrcp

g 4 janmer, — Mort de M, Eugène Baugnies, peintre et dessinateur. M* Bauguies était le beau-frère de M» Roger fourdain.

274 NOTES d'art ET d'ARCITÉOLOGIE

Société nationale des beaux^arts- — M. Pavis de Chavannes est nommé président en remplacement de M. Meissonnier décédé. — MM, Carolus Duran, Dalou et Bracquemond, vice-présidents.

Le palais des beaux-arts sera mis tout entier à la disposition de la société pour l'exposition de iSqu

Ecole des beaux-arts.— Prix de la têie d'expression: M. Gorg:uet;* , mentions : MM. Abcl Boyé, Lavergne, Manceaux.

Prix Fortin d*Ivry : 2^ médaille M, Dcclienaud i f médaillea MM. Pierre Salles et Dutriac.

Louvre. — Mme Spitzer vient d'offrir au Louvre un bras reliquaire provenant de la succession de son mari. Cette pièce remarquable du xv^ siècle est en cristal, la monture en argent doré est ornée d*émaux translucides et d^écussons aux armes de France, Anjou, Aragon, Castille et Léon.

» * M. Antonin Proust donne sa démission de président de la Société des arts décoratif, ses collèg-ues lui ayant manifesté clairement leur désir de se séparer de lui. M.Proust, en cfFet^ s*est compromis de toutes les façons^ et son discrédit personnel rejaillissait un peu sur la société qui l'avait à sa têtei ce qui est fort regrettable. La Société des arts décoratifs est une œuvre éminemment nationale, digTie des encouragements de tous et non un tremplin politique, c^est ce qu*il importait de faire connaître. L'industrie française ne peut lutter avec la concurrence étrangère sur le terrain du bon marché^ I^élévatîon du prix de main-d^œuvre chez nous s'y oppose, c''est sur le terrain du goù£ qu^elle doit triompher, de là la collaboration indispensable de Vari à toute industrie de luxe, La distinction du grand art et d^un autre qui lui est inférieur est heureusement de moins en moins admise. Une buire de Renvenuto vaut bien une toile de M. Boug-uereau, et notre ami de Roton nous a dit les gloires de Taffiche moderne i^\iVart a sa place, n'en déplaise aux peiits jeunes gens qui peignent des messieurs tout nus coiffés de casques en souvenir de l'hémistocle ou d^Epaminondas et méprisent € l'ouvrier > qui dessine des dentelles.

On proclame de touteâ parts que M, Lippmano, membre de llnstitut, vient de découvrir la photographie des couleurs. Ce serait là une merveilleuse invention, car bien des tentatives ont été inutilement faites jusqu'à présent; mais il est prudent d'attendre encore avant de se prononcer sur la valeur pratique de celle-ci.

La bonne plaisanterie du vin retour des Indes ^ qui hit la joie de nos grandspères, s'introduit avec succès dans le domaine des beaux-arts. On ne saurait raisonnablement désormais assigner une valeur commerciale sérieuse à un tableau

qui n'aurait pas fait son petit tour dy monde, ou pOur le moins sa tournée d'Amérique comme Mme Sarah-Beruhart, L' Angélus de Millet nous revient donc du pays des dollars après avoir soulevé les enthousiasmes yankees, beaucoup moins nous le craig-DOns, par sa valeur artistique réelle que par le gros prix qu'ail coûteT toujours comme Mme Sarah-Bernhart» Beaucoup de gens qui ne connaissent pas la foc onde ont frémi en pensant qne VAngeîtis avait failli rester en Amérique, quelques personnes ont pensé que Targent français auquel il a fait passer Vocéan serait peut-être mieux tombé dans des poches françaises mais celles-là n'osent pas le dire.

Un de nos bons peintres, estimé des artiste s , adoré du public, a trouvé Tenseigîiement du fait. Judicieusement il a pensé que les admirateurs ne sont pas les payeurs et que ce qui a profité à Millet mort pouvait bien lui servir à Ini vivant. Donc, tous les journaux ont publié la note suivante :

* M, Edouard Détaille vient de terminer un g-rand tableau : Vive V Empereur l exposé dans les galeries Bonssod et Valadon,

t Ce tableau> un des plus importants de T artiste, a été acheté parla maison qui Texpose ; il ne figurera pas à f Ex position et ne sera visible à Paris que jusqu'au vendredi 23 janvier*

< A cette date, il sera expédie à Londres, puis à New- York, et sera exposé dans les principales villes de FAmérique, Pour ne pas être détériorés, le cadre, dér monté, la toile, roulée, voyageront séparément.

* Cette œuvre ne sera de retour en France qu'en juillet 1892. Son propriétaire actuel le céderait alors, paraît-il, à de bonnes conditions à un particulier qui s'engagerait à le laisser en France.

ï Nous croyons qu'il sera tiré de ce tableau un g^rand nombre de gravures, cinquante fac-similés en couleurs et un certain nombre d'épreuves d'artistes. Toutes ces reproductions seront signées par fauteur. >

On ne nous dit pas si ledit tableau est à musique, L, DE V,

s4 janvier, — Des journaux amis annoncent que le tableau de M, E- Détaille serait acheté 125,000 francs par un amateur anonyme quî aurait Tintentiou d'en faire hommage au musée du Luxembourg, En prévision sans doute de cette éventualité, le tableau ne s'appelle plus « Vive i* Empereur 1 mais * Charge du ^ kussard. 1807, 1

M, Lais né j membre de la commission des monuments historiques, architecte diocésain, architecte-conseil de la Banque de France, architecte des bâtiments civils, ancien professeur à TEcole des beaux-arts, est décédé le 17 janvier, à l'âge de soixante-dou^e ans.

C'est lui qui avait succédé, comme architecte des travaux de Téglise du Sacré- Cœur, à M. Daumet.

Il est Tauteur des plans de TEcole supérieure de pharmacie de Paris et du lycée Jauson de Sailly ; il a fait des restaurations importantes à Notre-Dame de Dijon et à la Cathédrale de Sens.

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Un banquet a été offert le 20 janvier à M. Bogoluboff le iicintre russe bien connu à 1^ occasion du cinquantenaire de son entrée dans la marine 1846. Le peintre était lieutenant de vaisseau lorsqu'il entra à l'Ecole des beaux-arts de Pétcrsbour^, il en sortit en 1873 avec legraad prix de Rome, Nommé par Tempereur Nicolas peintre de rétat^niajor; il prît part à la g-uerre de Crimée comme ofBder et comme artiste à la fois. D a fondé à Saratour^ sa ville natal e^ uu musée portant le nom de son grand-père, Radilchcff qui contient toutes ses études et toutes ses collections. L^emperqnr a fait don à ce musée des toiles de tous les peintres de marine anciens provenant de rHermitage,

A propos de * V Angélus », — Un peintre connu, qui est à la fois un charmant causeur et dont les sentiments pour l'œuvre de Millet ne sont pas très tendres, aime à conter cette anecdote.

« L'AngelHs^ nous dit-il, est un titre trouvé après coup* Il est facile de se rendre compte que ces deux personnages ne font pas leur prière ; ils regardent leurs pommes de terre^ voili tout. Elles sont toutes pourries ! dit Thomme, et la bonne kmme joint les mains en disant : c quel dommage 1 j

Toutes pourries/ serait donc le premier nom de VAnge^lsàs/ nous laissons à M. X, la responsabilité de cette assertion.

Ld: CéraHi,- RaGa«s BEL\nLLE.

l'a ris. -J.Mersch, imp.22, PI. Dwtfert'Roch«re»n

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