‹ Notes d'art et d'archéologie (volume 3)Chapitre 41 sur 77 · DANIEL SEGHERS · texte numérisé non relu

DANIEL SEGHERS

FEINTRE DE FLEURS

Daniel Seghers, qœ te secrétaire du prince d'Orange, Constantin Hnygeos, appelait le pemtre des fleurs et la Heur des pcùiires^ a eu^ depuis deux siècles de nombreux biographes, mais dont plusieurs ont mêlé la &ble à la vérité. Le plus exact et te plus complet est sans contredit le savant P. Fr. Kieckens, de la Compagnie de Jésus, et c'est ce guide sûr que nous suivrons de préférence dans cette brève iiodoe<i).

Daniel Seghers naquît à Anvers^ le 5 décembre 1590, Son père, Pterre Seghers, fidsalt te commerce de soteries ; un document contem* porain nous te signale comme un excellent catholique. Sa mère, Ifaiguerite Van Gheele, au contraire, était née dans la religion réformée qu*elte abjura, probablement à Fépoque de son mariage, mais pour y revenir après la mort de son marL Sollicitée par ses parents calvinistes, elle alla se fixer en Hollande avec les plus jeunes de ses endauits, panm lesquels se trouvait Daniel. A Tâge de quinze ans, celuici commença à s*appliquer à la peinture, on ne sait sous quel maître ; mais sans dôme son goiit artistique se développa à la vue des tableaux de David de Heem te Vieux, qui habitait alors Utrecht et dont les musées de Florence et de Brux^es possèdent des toiles estimées.

En 1609, une trêve de douze années ayant suspendu les hostilités qui depuis si longtemps désolaient tes Pays-Bas espagnols et la Hollande, Dani^ Seghers revint avec sa mère à Anvers. Le jeune peintre avait dîx-neuf ans et songeait à choisir un maître parmi les grands artistes en renom dans cette ville. Il n'hésita pas longtemps et se mit à l'école de Jean Breughel, dit de velours^ qui n'avaît pas son égal pour la peinture des fleurs. Ses progrès furent si rapides qu*il fut bientôt ea état de soumettre ses œuvres à l'apprédation des artistes qui diri-

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