LA TROUSSE D'OLIVIER LE DAIN
Inutile de décrire à nouveau cet objet d'un haut intérêt archéologique et historique; il suffira de se reporter au numéro précédent, p. 238-242. Le joli dessin de M. 0*Callaghan en dit plus long d'ailleurs qu'une longue description.
BIBLIOGRAPHIE ARTISTIQUE
RÉCENTES PUBLICATIONS DE Mgr X. BARBIER DE MONTAULT
(Suite,)
Archéologie vénitienne, — Extrait de la Revue de VArt chrétien, tome Vil, 2* livraison, i88g. ïo p. et i pi. hors texte.
Après avoir analysé les récentes publications de M. le chanoine Pasini et de
M . £m. Molinier sur le trésor de Saint-Marc, Mgr X. Barbier de Montault reprend, après M. Giovanni Veludo, Tctude de la pala d'oro de Saint-Marc. On reg^rette que ce célèbre devant d^autel en émail cloisonné byzantin, monté au xiv<^ siècle, n'ait pas été reproduit d'une façon absolument satisfaisante. L'auteur signale en finissant une publication de M. Pasini sur une autre pala d*oro^ ■ celle de Caorle. Ce devant d'autel est exécuté au repoussé dans le style byzantin ; mais qu'on ne s'y trompe pas, malgré son nom, il n'est qu'en argent doré.
Inventaires de Saint-Pierre de Rome, — Tirage à part de la Revue de VArtchre*
tien, sans lieu ni date.
La première partie est consacrée à l'étude d'un précieux inventaire rédigé par Jacques Grimaldi en 162 1 et signalé par M. Muntz. Dans la seconde partie, l'auteur s'occupe d'une relique ainsi désignée dans l'inventaire précédent : « De lacté beatissimae Virginis D. Dei Genitricis Marîae 1 ; après avoir donné la liste des divers lieux qui ont possédé de ce < lait de la sainte Vierge 1, il établit que Ton a généralement donné ce nom à une craie blanche prise dans la grotte du Lait, près de Bethléem, divisée en globules et parfois délayée dans de Teau; mais il ne révoque pas en doute l'existence possible d'un lait vraiment miraculeux. On trouve, en appendice, la liste des médailles du pontificat de Pie K.
La crosse de la collection Bretagne à Nancy, Nancy, impr. Crépin-Leblond. In-8 de 8 pages et 2 figures hors texte. — Extrait des Mémoires de la Société d'archéologie lorraine pour 1888.
Etude pleine de détails, peut-être un peu trop ingénieuse en fait de symbolisme et de classification. Crosse du xiii^ siècle.
I^s livres d'heures de la bibliothèque de la ville d'Angers, Angers, Germain et» Grassin, 1889. In-8 de 33 pages.
Description de dix livres d'heures qui n'avaient été que très brièvement signalés dans le catalogue publié par le bibliothécaire de la ville, M. Lemarchant,
Journal d'un voyage archéologique dans le diocèse de Verdun, Nancy, imprimerie G. Crépin-Leblond, 1889. In-8 de 42 pages. — Extrait àM Journal de la Société d'archéologie lorraine, septembre, octobre 1889.
Il ne faut point chercher ici une statistique complète des monuments de ce diocèse de Verdun qui vit naître la grande école d'émailleurs du moyen-âge et plus tard la famille des Richiers; qa Journal est un recueil de notes de voyages. On y signalera la description d'une église remarquable et très peu connue, celle d'Avioth.
lettre a M. le Directeur du Bulletin catholique sur la mitre romaine, Paris, imp. Le Clerc. In-4 de 8 pages (sans date).
Courte monographie sur la mitre, son origine, son histoire, son symbolisme, son tissu, sa couleur, sa forme, son port, etc.
. Mgr X, Barbier de Montault vient d'avoir l'heureuse idée de faire réimprimer les nombreux et intéressants mémoires publiés par lui et dispersés dans une mul-
^7^ NOTBS D^ART BT D'ARCHÉOLOGIB
thade de revues. Nous avons déjà reçu quelques bonnes feuilles des deux premiers volumes de ce recueil; nous reparlerons de ces volumes dès qu^Us nous seront parvenus.
MUNTZ (Eug-.). — Histoire dt i'ari pendant la Renaissance. Italie, Les PrimiHfy, Paris, Hachette; 1889. In-4*» (570 gravures).
Le nom et les publications du savant bibliothécaire de l^cûle des Beaux-Arts sont trop connus de ceux qui sHntéressent aux études artistiques, pour qu'il soit utile de relater les nombreux travaux qui Tout si bien préparé à réaliser l'œuvre considérable dôut nous ne possédons encore que le premier volume.
Ce ne sont? pas ici de sèches biographies d'artistes. Tous ces primitifs^ si profondément émus dans leurs œuvres et si attachants, revivent à notre grande joie. L'auteur les a replacés dans leur milieu social: nous connaissons leurs façons de vivre, les influences diverses auxquelles ils «ont soumis, l'histoire de leurs illustres protecteurs : les papes surtout et les Médicis, lesGonzag'ue, les Malatesta.
Non content de cette évocation, l'auteur nous fait encore constater de nos propres yeux les traces de cette influence bien connue que l'art et la littérature antique ont exercée sur le mouvement dit la Renaissance, et (ce qui est certain mais plus contesté) sur le moyen-âg-e lui-même tout entier. L'influence de l'art italien sur celui des autres pays, à l'époque de la Renaissance, est également démontrée, preuves en main.
M. Muntz étudie successivement :
i» L'architecture, avec des hommes tels que Brunelleschi, Michelozzo, Alberti, Rossellino;
2° La sculpture, avec Jean de Pise, Donatello, Ghiberti, Luca délia Robîa, Jacopo délia Quercia, Desiderio, Mino de Fiesole, Giovanni Dalmata, etc.
3^ La peinture, avec Giotto, Massolino, Masaccio, Jean Bellin, Solario, Fra Angelico, Benozzo Gozzolli, Pisanello, Paolo Ucello, Andréa del Castagno, Piero délia Francesca, Jacopo Bellini, F. Squarcione et une infinité d'autres ;
\^ Lés arts industriels : orfèvrerie, glyptique, mobilier, miniature, émail, mosaïque, arts secondaires et enfin tapisserie.
On regrettera, pensons-nous, que l'auteur n'ait crû devoir donner en tête de ce volume qu'une sorte d'introduction partielle, concernant l'Italie seule, au lieu d'établir dès l'abord le plan d'ensemble de son œuvre et d'esquisser à grands traits l'histoire générale de l'art pendant la Renaissance.
Que dire des gravures? Elles sont très nombreuses, trop nombreuses même; non que les sujets ne soient intéressants et toujours bien choisis, mais parce que quelques dessins sont un peu lâchés (on a le droit d'être exigeant quand il s'agit de la maison Hachette). L'éditeur a surtout un peu abusé de ces phototypogra-^ vures ou gillotages directs, qui ont presque toujours des ombres lourdes et pâteuses et un aspect grisâtre et sale. Tous les éditeurs devraient se faire une loi de ne les employer que rarement et seulement quand les objets à reproduire sont parfaitement éclairés et que les clichés négatifs obtenus sont suffisamment détaillés et lumineux. H. T.
Le Gérant: Eugèhb BEL VILLE, faris. -J.Mersch, imp.88, PI. Dcafert-Boeharean