PARIS-PROVINCE
Supérieur à ce qu'il fut les dernières années, ce salonnet contient quelques œuvres attrayantes, notamment de M m « Foyot d'Alvar, une nature mortiste très brillante, de MM. Iwill, Deslignières, Kœchlin, Edouard Sain, Umbricht, Dtiray, etc.
M. Paul de Frick, en un fond Irvillain, estampe Venise et, dans une brume limpide, nous montre sur la lagune une blonde Italienne dans un bachot dont le nautonnier dort, ce qui permet à la jeune personne de voir seule l'éblouissante apparition de la Madone. La Vierge descend d'une de ces cabines où les Vénitiens ont placé de vénérables statues qui semblent, avec leur falot toujours allumé, veiller sur les destinées de la vieille cité. M me Mathieu-Lolliot a peint (!) une Madeleine désolée... et désolante ; M. Hersant a exécuté une enfantine reconstitution du Temple de Jérusalem, Enfin, en sculpture, à côté de superbes bustes modelés par M n,e Elisa Bloch, la présidente de Paris-Province, voici, de M. A. Culet, une excellente maquette : Jésus rencontre sa sainte Mère. C'est bien le mouvement très tendre et très naturel d'un fils consolant sa mère ; c'est sobre et fort heureux ; cependant M. Culet fera bien d'enlever la croix, trop petite tout en étant trop massive. Notre confrère, M. de Laheudrie expose un buste très délicat.
Je n'ai pas encore rencontré le chef-d'œuvre moderne d'art religieux qui me fera oublier les anciens ; je vais donc continuer à chercher.
R. Le Cholleux.
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